Serviès 13 février 2021

Sortie macro à Serviès, dans le Tarn, malgré une météo peu engageante en début de journée ( nuages bas et bruine). Heureusement, les nuages remontent dans la matinée, et vers 15h le soleil pointe le bout de son nez ! Malheureusement, il faut partir à 16h sous le soleil pour être de retour avant 18h…

On commence par fouiller sous les nombreuses écorces de pins qui sont au sol.

Sous ces écorces, il y a bien sur plein de collemboles.

Entomobrya multifasciata, bien rayé.

De jeunes Isotomurus ghibellinus, eux aussi bien rayés.

Des plus gros, Orchesella quinquefasciata. Les Orchesella font partie des plus gros collemboles de chez nous, ils peuvent mesurer jusqu’à 4 mm !

Quelques Dicyrtoma fusca.

Dicyrtomina ornata en train de brouter.

Et avec autant de collemboles, les prédateurs s’en donnent à cœur joie.

Ici un acarien de la famille des Bdellidae, mangeant un collembole de la famille des Isotomidae. Lorsqu’un collembole est mort ou mourant, la furca, appendice leur permettant de faire leurs sauts si impressionnants, n’est plus repliée sous le corps mais est déployée à l’arrière de celui-ci.

Autre acarien, du genre Pergamasus, ayant attrapé un petit collembole.

Un autre Pergamasus ayant attrapé cette fois ce qui semble être un tout petit acarien. Ici, c’est un mâle, avec la seconde paire de pattes très forte.

Bien plus grosse, cette punaise du genre Nabis est aussi une prédatrice. Elle recherche cependant des proies en principe plus grosses que les collemboles.

Les écorces au sol attirent beaucoup de cloportes. Ici des Philoscia affinis, certains d’une belle couleur orangée.

Deux petits coléoptères mi hérisson, mi musaraigne ! Orthochaetes setiger.

Quelques escargots maintenant.

Macrogastra rolphii, souvent rencontré au sol.

Un jeune de la même espèce.

Un jeune Cepaea, impossible de lui donner un nom d’espèce. Il pourrait s’agir de C. nemoralis ou C. hortensis, mais c’est déjà pas simple avec les adultes avec les variations individuelles, alors les jeunes, n’en parlons pas.

Discus rotundatus, très rond et plat !

Petite araignée sous une écorce, du genre Enoplognatha (du duo d’espèces latimana/ovata).

Plus grosse, cette Lycosidae du genre Trochosa (terricola ou spinipalpis). La forme de la bande blanche du céphalothorax, élargie en avant et avec deux traits sombre dedans, est caractéristique du genre.

Juste derrière, sur la zone dégagée, au milieu des cailloux et de quelques restes d’écorces, ce grand Ichneumonidae, Eutanyacra crispatoria. Je n’ai pas trouvé d’informations sur sa biologie (probablement parasite de chenilles).

Quelques photos du coin, chemin entre deux éoliennes.

Maintenant, nous fouillons justement au pied des éoliennes, sur la partie visible du socle en béton.

Il y a toujours plein de bestioles à cet endroit là. Certaines ont trouvé le chauffage !

Première rencontre d’un tout petit, cet hyménoptère du genre Conomorium. J’en avais déjà photographié au pied de cette éolienne justement. Ce sont des parasites qui pondent dans les chrysalides de papillons.

Chilocorus bipustulatus, la coccinelle des landes, aux taches particulières. On la rencontre surtout sur les arbres et les arbustes.

Drôle de petit staphylin de la tribu des Euplectini.

Un grand opilion, du genre Nelima, probablement Nelima doriae.

Un grand plécoptère, du genre Taeniopteryx.

Une petite mouche, Madiza glabra. Elle fait partie de la famille des Milichiidae, dont certaines se nourrissent sur les proies d’autres insectes et arachnides. Il n’est pas rare d’en voir agglutinées sur la proie d’une thomise par exemple. Mais je n’ai pas trouvé d’informations à ce sujet sur Madiza glabra.

Autre diptère particulier, du genre Megaselia, famille des Phoridae. Ces mouches bossues courent plus qu’elles ne volent. Et elles courent très vite ! Pour aller encore plus vite, elles préfèrent sauter que voler. Le genre Megaselia est l’un des plus fourni en espèces du règne animal. Il en existe 1400 dans le monde, 300 chez nous.

Araignée particulière avec ses teintes vertes et ses bosses sur l’abdomen, Gibbaranea gibbosa, l’épeire à bosses.

Beaucoup plus petit, ce mâle de Parapelecopsis nemoralioides, avec sa bosse céphalique bien ronde !

Je soulève ensuite quelques pierres juste derrière l’éolienne.

Ici aussi, je tombe sur Entomobrya multifasciata (il y en a plein au pied de l’éolienne).

J’en profite pour photographier l’escargot à côté de lui. Il s’agit d’une Hélicette carénée (Candidula intersecta).

Sous un autre caillou, deux petites punaises poilues, Lygaeosoma sardeum.

20 commentaires sur “Serviès 13 février 2021”

  1. Bonjour, j’ai filmé en macro un insecte dans une baie de laurier,j’aimerais pouvoir l’identifier,pourrais je vous envoyer le film? Merci Kerckhofs victor ________________________________

  2. Encore de nouvelles espèces rencontrées ce jour là. Et maintenant tu identifies en plus les Escargots ! Les photos de la Linyphiidae sont vraiment bien, vu la taille de la bestiole. Les miennes ne sont pas nettes en totalité.Les photos du paysage rendent bien dans la grisaille, même si on aurait apprécié un peu de chaleur !

    1. Ouiii, avec les escargots je vais avoir encore plus de bestioles à identifier ! Merci, c’est vrai qu’elle était pas grosse cette araignée. On devrait avoir plus de chaleur pour ce week-end, j’espère !

  3. bravo et merci Jessica pour ces très belles photos ! peux-tu STP nous donner le matériel et la technique photo utilisée ( voir quelques conseils de prise de vue ) , pour tenter de faire nous aussi quelques belles photos de ces petites créature , merci d’avance

    1. Merci beaucoup !
      Pour le matériel, j’ai un 5dmark4 avec le mpe65 et le 100mm macro de chez canon. J’utilise un flash macro twin lite. Les paramètres de chaque photo sont notés sur les images en galerie de chaque fiche espèce (par exemple ici, en bas de la page, il y a une galerie par année : https://jessica-joachim.com/entognathes/collemboles/dicyrtoma-fusca/). On peut y voir l’ouverture, la vitesse, le boitier et la focale utilisée.
      De manière générale pour la macro rapprochée avec le flash, je passe en mode manuel, je suis entre 100 et 400 isos selon les cas, et souvent entre f6.3 et f8, au 160ème de seconde ou au 200ème.
      Ensuite avec le mpe, il faut bien se caler, je pose mes coudes sur mes genoux ou au sol pour plus de stabilité. Avec des genouillères, c’est plus confort !

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