DDO 01 juin 2018

Un peu à la bourre sur les articles, mais les premiers poussins nés le méritaient bien même si les photos ne sont pas extraordinaires. Bon d’abord un peu de macro en ce jour ensoleillé.

D’abord une phalène, l’acidalie rustique du midi, Idaea filicata. Facile à identifier, avec le point cellulaire sombre des ailes antérieures qui est en dehors ou juste à la limite de la zone sombre. La chenille se nourrit du feuillage fané de diverses plantes basses.
Avec ces températures, les lézards verts prennent le soleil. La plupart sont très vifs et fuient dans la végétation au moindre mouvement, tandis que d’autres se laissent plus facilement approcher. Tout en surveillant attentivement tout de même !

On continue avec les insectes. Ici une femelle d’oedémère noble, Oedemera nobilis, ou « Jojo les grosses cuisses » pour les intimes. Mais la femelle ne possède pas de grosses cuisses, ces dernières sont réservées aux mâles !

Je vois aussi mon premier téléphore fauve de l’année, Rhagonycha fulva.
Les cétoines grises, Oxythyrea funesta, se régalent du cœur des fleurs.

Une Miridae que je connaissais déjà, Closterotomus norwegicus. Reconnaissable entre autre à sa pilosité noire et au 2ème article des antennes plus épais que le 3ème et 4ème.

Accouplement des Zygènes du trèfle, Zygaena trifolii, avec leurs 5 taches rouges sur les ailes, tache 3 et 4 généralement accolées.

Un petit syrphe tout calme, du genre Sphaerophoria. Surement le Syrphe porte-plume, Sphaerophoria scripta, en raison de l’abdomen qui dépasse largement la longueur des ailes.

Accouplement de punaises vertes ponctuées, Nezara viridula, notez la membrane transparente et les petites taches à la base du scutellum (1 noire à chaque angle, 3 blanches au centre).
Un Cerambycidae, en langage courant capricorne ou longicorne, le Sténoptère roux (Stenopterus rufus). Son allure est assez particulière, avec sa 3ème paire de pattes plus développée que les deux autres, et ses élytres rétrécis à l’apex. Les fémurs 3 entièrement roux, parfois noirs seulement un peu à l’apex, ainsi que l’extrémité des fémurs antérieurs et/ou médians noirs permettent de reconnaitre cette espèce des autres du même genre (l’une ayant les fémurs 3 entièrement noirs ou presque, l’autre ayant les 3 paires de pattes entièrement rousses). Je ne les ai encore jamais croisées d’ailleurs.

Direction maintenant l’observatoire d’Augé. Au loin aux jumelles, sur l’ilôt où sont installée les nicheurs, on peut observer 3 petits échassons ! Tout petits, ils sont sortis de l’œuf il y a peu de temps. Mais c’est trop loin pour la photo.

A portée d’objectif se trouve quand même un couple d’échasses. Assez énervé, il s’en prend à tout ce qui passe par là ! Ce ragondin en a pris pour son grade. Il faut dire que deux poussins se nourrissent ici aussi, donc les parents sont aux aguets.

Les échasses passent d’un îlot à l’autre en vol, avec se soleil déclinant qui donne de belles ambiances, entre deux nuages. Les diptères en nombre sont bien éclairés.

Finalement les poussins traversent à la nage sous la surveillance des parents, ce qui permet de les photographier.
Une fois les petits en lieu sur, la tension redescend.

Les sternes pierregarin couvent sur l’îlot, il y a 6 couples cette année ! Pendant que l’un des deux partenaires couve, l’autre se dégourdi les ailes, se toilette et s’occupe du ravitaillement. Sans oublier de saluer les passants.

L’un des piquets est tout proche de l’affût.
Dernière espèce de ce soir, une aigrette garzette. Elle s’est faite houspiller par les échasses plus d’une fois. Elle est partie, revenue, repartie, puis revenue. C’est dans les toutes dernières lueurs qu’elle pourra enfin pêcher tranquille ! Non mais !

Dernières lumières sur le lac.

4 commentaires sur “DDO 01 juin 2018”

  1. Merci pour cette information au sujet du Domaine des oiseaux avec pour moi la découverte d’insectes que je ne connaissais pas …

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