DDO 02 juin 2018

Retour au même affût le lendemain.

Sur le chemin, un Moineau domestique est perché dans un arbre. Et pour une fois il ne s’envole pas lorsque je le vise !

Des Canards colverts nagent sur le lac devant l’affût. Des jeunes ados, puis une femelle avec des canetons plus petits.

Un arbre mort et couché sert de reposoir aux Sternes pierregarin.
Les Échasses sont toujours là, et défendent toujours aussi bien leur territoire.

Un Héron garde-boeuf s’est approché, perché dans un arbre quelques minutes, puis est reparti. Bref passage donc.

Une Guifette moustac se cache parmi les sternes ! Mais elle se reconnait facilement à son ventre sombre, son bec et ses pattes sont également d’un rouge plus foncé.
L’Aigrette garzette pêche toujours dans le coin. Cette fois, c’est elle qui s’est mise à poursuivre une Échasse sur quelques mètres.

Un autre Ardéidé s’approche en vol. Il est bien plus orangé que le Garde-boeufs. C’est un Crabier chevelu ! Il a tourné plusieurs fois, a tenté de se poser à côté de l’Aigrette, s’est fait courser par les échasses, et est finalement parti de l’autre côté de la route, visiblement pas loin de l’affût du chasseur. Nous y sommes allés et bingo, il était dans la pelouse. Même en restant très discret et au fond de l’affût, il n’a pas tardé à s’envoler à nouveau pour partir plus loin sur la berge, bien caché derrière la végétation touffue.

Finalement, il y a eu quelques observations intéressantes ce jour là ! Passons maintenant aux insectes.

Vu la veille, et très nombreux en ce moment, un Sténoptère roux (Stenopterus rufus), qui apprécie les fleurs.
Quelques Tircis (Pararge aegeria) volent dans le sous-bois.

Un Valgue hémiptère, Valgus hemipterus, bien accroché à sa graminée. Pas facile de faire une photo qui ressemble à quelque chose.

Une petite libellule rouge qui attire l’œil lorsqu’elle vole, la Nymphe au corps de feu, Pyrrhosoma nymphula.

A l’abri dans son tunnel de soie, juste devant une belle nappe, une Agélène à labyrinthe (Agelena labyrinthica). Sa toile est tissée assez près du sol.

Une autre araignée, avec sa toile toujours très inclinée, la Mangore petite-bouteille (Mangora acalypha).

Puis une autre libellule, un Pennipatte bleuâtre (Platycnemis pennipes). Un mâle visiblement immature, car il est très clair, presque blanc. Normalement les mâles matures sont bien bleus. Mais l’extrémité abdominale vue de profil nous montre que les deux lobes des cercoïdes (la partie supérieure de la « pince ») sont de même longueur. Chez les deux autres espèces, ils ne le sont pas (celui du haut plus long que celui du bas chez l’une, l’inverse chez l’autre).

Un coléoptère facile à identifier. La Calamobie filiforme (Calamobius filum). Elle ressemble un peu à un Agapanthia mais son corps est plus fin, et ses antennes sont bien plus longues et fines. La larve se nourrit dans les tiges des graminées.

Une libellule bien bleue cette fois, le Porte-coupe holarctique (Enallagma cyathigerum). Se différencie des autres demoiselles bleues grâce à sa bande antéhumérale bleue (sur les côtés du thorax) plus épaisse que la bande noire du dessous, ou au pire de même épaisseur mais pas plus fine, ainsi que par l’absence de noir sur la suture interpleurale. Il y a un peu de noir sur la suture métapleurale (celle qui rejoint la 3ème paire de pattes, la suture interpleurale étant celle qui se situe juste au-dessus), mais vraiment très peu. Il a aussi un corps plus robuste que celui des autres agrions.

Aujourd’hui aussi, les Lézards verts sont nombreux ! Mais toujours très vif. Il n’y a que ce jeune qui s’est laissé photographier quelques secondes avant de disparaitre dans la végétation.

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