Col du Tourmalet 16-17 juin 2018

Nous arrivons au col en fin d’après-midi, dans un brouillard vraiment très dense. Nous croisons très rapidement une famille de niverolles alpines, deux adultes et deux jeunes. Comme à leur habitude, elles sont extrêmement coopératives. Les jeunes découvrent leur monde, se couchent, goûtent tout ce qui passe à portée de bec, et sont curieuses. Dommage que tout ceci se déroule dans une brume épaisse. Le post traitement permet de sauver quelques photos, même si on voit que la qualité est dégradée.

Nous photographions aussi des adultes, un peu plus loin réellement sur le parking principal.
Trop près ! Elle est toute mouillée à cause du brouillard. Elle mangeait ce qui ressemblait à du pain détrempé qui traînait.

Celle-ci avait visiblement trouvé quelque chose de très intéressant.

Le brouillard devient moins épais, on avance dans les prairies et croisons une autre niverolle adulte qui trouve à manger au sol.

Ce n’est que lorsqu’elle se perche sur ce caillou que je réalise qu’il lui manque tous les doigts d’une patte. Visiblement c’est bien cicatrisé, et elle semble bien se débrouiller pour trouver de la nourriture.

Nous observons un traquet motteux, bien plus distant que les niverolles.
Les nuages commencent à revenir…

D’autres photos d’une autre niverolle proche des plaques de neige.

Et nous nous retrouvons encore dans la brume. On pars de l’autre côté en redescendant un peu, et nous photographions un pipit spioncelle mouillé depuis la voiture.

Il a trouvé une belle chenille !
Une fois que le soleil est presque couché, les nuages se dissipent.
Le lendemain, il fait un temps superbe. Pas un nuage ! Christophe a fait un panorama du coin.

Un superbe merle à plastron farfouille dans les herbes. Il reste distant et discret.

Nous nous dirigeons vers les zones à éboulis en empruntant d’abord la « route » puis les sentiers tracés par les brebis. Il faut éviter de trop sortir des chemins et être très attentif lorsqu’on le fait, car beaucoup d’oiseaux nichent dans le creux d’un rocher ou au sol comme les pipits spioncelle. Une marmotte nous regarde passer.
Nous rencontrons beaucoup de traquets motteux, assez farouches. Ils gardent toujours une distance de sécurité, mais se posent à chaque fois à un endroit d’où ils peuvent nous surveiller.

Beaucoup de pipits spioncelles chantent, retombant en « parachute » sur leur perchoir.

Certains couples en sont visiblement déjà au nourrissage.

Ils nous surveillent eux aussi, prêt à alarmer si nous nous approchons trop à leur goût. Même de loin les ambiances sont sympa, et ce n’est pas la peine de les déranger plus que ne le fait notre seul passage.

Quelques paysages du coin.

On ne le voit pas trop sur cette photo à cause de la lumière, mais au-dessus des rochers il y avait un superbe tapis de jonquilles. En juillet, c’est d’iris violets que la prairie est recouverte. D’ailleurs nous voyons très bien tous les pieds, il y en a vraiment beaucoup. Mais la floraison est pour plus tard.
Un traquet motteux se pose relativement proche de nous.

Il fait quelques petits sauts et se rapproche un peu avant de s’envoler plus haut.
Autre paysage avec des restes de neige.
Nous croisons dans les rochers un groupe de 3 accenteurs alpins. Après les niverolles, ils font partie des passereaux de montagne les moins farouches.

Ils arpentent les éboulis à la recherche de nourriture et nous laissent les approcher et les suivre sans montrer le moindre signe d’inquiétude.

Un dernier regard avec la belle lumière avant de continuer.

A peine plus loin, un autre accenteur de balade sur une plaque de neige. Je me dis que c’est l’occasion d’en photographier un les pattes dedans, mais à ce moment là un traquet motteux lui fonce dessus ! Le temps de faire une image et il repars sur son caillou.
La neige qui fond découvre des trésors qui intéressent les craves. Ce sont surtout des insectes morts ou frigorifiés, et pourquoi pas un animal plus gros. Eux aussi sont juste impossibles à approcher.
Nous recroisons deux jeunes niverolles ! Certainement celles de la veille. Mais sans le brouillard. Ambiance différente. Elles cherchent des graines et se roulent dans la terre et les petits cailloux.

Elles sont vraiment très mignonnes !

Un peu plus loin nous croisons un adulte en pleine recherche d’invertébrés. Il nourrit une nichée en cours, bien à l’abri dans un pylône de remonte-pente de la station de ski.

Un autre paysage, avec les brebis qui sont un peu redescendues (oui parce qu’elles nous ont suivi un certain temps, et pas en silence ! Il faut reconnaître qu’elles sont finalement assez agile quand il s’agit de redescendre des pentes escarpées).
Sur le chemin du retour, un dernier traquet motteux nous salue depuis ce rocher plein de lichen coloré.
Les excréments de brebis attirent des scatophages du fumier. Ici un mâle bien coloré et poilu. Assez coopératif, il ne voulait pas lâcher sa crotte.

Peu avant de récupérer la voiture, un beau groupe d’une vingtaine de craves se restaure dans une prairie. Même en restant sur le chemin et en étant discrets, ils s’envolent assez rapidement. Et puis la lumière devient dure là.

Nous retrouvons une marmotte à l’entrée de son terrier.

Contre toute attente, elle se laisse approcher !
La végétation commence à s’étoffer, voici une Philodromus dans un massif d’orties.
Des petites tortues volent également, mais elles sont très vives. Un nombre impressionnant de syrphes butine les pissenlits. Acoustiquement on dirait un véritable essaim d’abeilles ! Ce sont des Eristalis à première vue, mais impossible de s’approcher pour faire une photo correcte.
Une Sarcophaga qui passe par là est plus conciliante.
Un milan royal passe de temps en temps au-dessus des crêtes. Mais difficile pour un « bec-crochu » de passer inaperçu lorsqu’une troupe de craves est dans les parages.

Alors que nous entamons à peine la route du retour, il nous fait un superbe passage bas !

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