Delta de l’Ebre 06 mai 2018

On retourne à l’observatoire de Riet Vell au petit matin. Sur le chemin, je prends le temps de photographier ce goéland d’Audouin dans les fleurs.

Depuis la voiture également, ce héron cendré prends le soleil. Il faut jongler entre les roseaux pour réussir à l’avoir !

Au parking, nous recroisons un gobemouche noir. Mais cette fois, c’est un mâle !
Toujours en avançant, un moineau domestique chante sur un nichoir.
Depuis l’affût, nous faisons encore des hirondelles rustiques. Mais cette fois elles sont à l’extérieur ! Les allées et venues dans l’observatoire sont toutefois nombreuses, elles sont en pleine construction des nids, et certaines semblent couver.

Lorsqu’une autre hirondelle s’approche trop de celle qui est posée, celle-ci ouvre grand le bec et communique avec elle.
Les chevaliers gambettes sont toujours aussi nombreux et se poursuivent sans arrêt, en poussant des cris.

Il y a aussi énormément de poules d’eau. Elles s’aident parfois de leurs ailes pour s’extirper de la vase.

Une talève sultane finit par s’approcher. Il y en a énormément ici, elles sont souvent à découvert, mais pas toujours à portée d’objectif. Celle-ci prend bien la lumière.

Elle commence à attraper des herbes avec son bec, et s’aide de ses grandes pattes pour les déguster.

Je suis assez contente car c’est une scène que je voulais photographier.
Passage d’une mouette rieuse.
Les sternes pierregarin se font quelques offrandes et passent en vol assez proche de l’affût.

Une rousserolle turdoïde sors quelques secondes de sa roselière touffue. Nous en croiserons d’autres plus tard.
Quelques guifettes moustac passent parfois, mais elles ne s’approchent pas des masses de l’observatoire.

Hier c’est le héron cendré qui s’est fait courser, aujourd’hui c’est l’aigrette garzette qui se fait houspiller par une mouette rieuse.

On décide de partir en direction de la lagune de Les Olles. Mais nous gardons toujours les appareils photo à portée de main lors du trajet. On passe par un petit chemin de terre qui longe des cultures et des canaux. Là, plusieurs guifettes moustac pêchent. Elles remontent le canal en vol, plongeant d’un coup en direction de la surface de l’eau. Mais elles ne se mouillent pas comme les sternes, elles attrapent la plupart du temps leurs proies à la surface de l’eau ou en vol. Elles finissent par faire demi-tour et répètent sans arrêt le même chemin. On se gare de façon à les voir arriver pour les potographier. Elles ne prêtent pas attention à nous, pourtant le canal est vraiment au bord du chemin. Le temps est gris avec quelques averses, mais finalement c’est peut-être mieux comme ça car il est midi tout juste passé.

Celle-ci n’est pratiquement pas recadrée. Ce n’était pas toujours simple de les suivre dans le viseur.

Nous croisons des moineaux friquets et domestiques près d’un petit pont. Ce dernier est plein de trous et de fissures. Une fissure en particulier plait aux friquets, plus petits que les domestiques. Mais à deux reprises, lorsque l’un d’eux rentre dans cette faille, cela énerve un domestique qui se poste à l’entrée de la fissure et tente de déloger l’autre moineau ! Il essaie de rentrer, queue en éventail, et on voit bien à son mouvement qu’il tente d’attraper le friquet avec son bec pour le tirer hors de là. A chaque fois, dès que le friquet finissait par sortir, ils ont roulés ensemble quelques secondes puis tout s’est calmé. Mais les friquets restaient toujours aux abords de cette fissure.

Nous croisons plusieurs crabiers chevelus, mais toujours au loin, en bordure de champs.

Nous arrivons finalement à Les Olles. Cette zone de 54 hectares est constituée d’une lagune entourée de nombreuses roselières, le tout situé juste en bordure de mer avec ses dunes de sables.

On emprunte les sentiers en direction d’un affût. Là nous entendons une rousserolle turdoïde toute proche. On cherche dans les roseaux, surtout là ou c’est touffu. Mais c’est haut perché qu’elle chante ! Et elle y restera.

Vues depuis l’affût.
Ici aussi il y a quelques guifettes moustac.

Une autre rousserolle turdoïde, toujours aussi haut perchée.

Depuis une palissade où nous sommes moins bien cachés, nous faisons une aigrette garzette en vol.

Puis un petit poisson qui a enchaîné les sauts !

Proche du parking, sur le panneau d’information, se trouve une jolie saltique nommée Menemerus semilimbatus.

On se dirige au banc de sable juste à côté, Punta del fangar, où nous avions fait l’an dernier des bécasseaux sanderlings. La lumière est très belle le soir, si l’on regarde vers la mer. Mais aucune trace de bécasseaux.

Nous observons quand même quelques glaréoles à collier, restant au loin dans la zone protégée. J’espérais un passage en vol proche, mais il n’y a rien eu de mieux que celui-ci.

Fin de journée à Punta de la Banya, avec une photo de Christophe d’une barque au coucher de soleil.

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