Lavaur 16 janvier 2021

Matin brumeux à Lavaur. Il a gelé, nous sortons quand même pour tenter de photographier quelques collemboles et autres petites bêtes.

Sur un muret encore givré, nous repérons un paquet de taches noires. Ce sont des collemboles du genre Hypogastrura. Le froid n’a pas l’air de trop les déranger. On reconnait le genre à sa bouche arrondie, ses ocelles au nombre de 8 et ses deux épines anales très petites.

Je repère une toute petite tache sombre qui se déplace sur ce même muret. C’est un acarien du genre Eupelops, facilement reconnaissable aux ailettes sur les côtés du corps (ptéromorphes), la zone ovale lisse sur le dessus (lenticulus) et aux deux soies dilatées en forme de feuilles en avant (soies interlamellaires). Il appartient au sous-ordre des Oribates, très vaste, dont les représentants se nourrissent de matière organique en décomposition et de champignons.

Un autre très petit collembole sur le muret, que je vois d’habitude sur le bois mort, Sminthurinus niger.

Celui-ci aussi est minus. Sous une feuille morte. Mais on arrive quand même à le repérer car il est très brillant avec toutes ces écailles. Il s’agit d’un Lepidocyrtus, du groupe lanuginosus.

Isotomurus palustris, que l’on rencontre souvent sur les sols humides.

Sous les écorces et les bouts de bois tombés au sol : un grand très velu, Orchesella villosa.

Celui-ci est très petit et très discret : Parisotoma notabilis.

Très commun et assez vif, il n’aime pas du tout la lumière : Tomocerus minor.

Commun mais toujours joli à voir, Sminthurinus elegans.

Celui-ci est aveugle : Neelus murinus. Il est aussi très petit (0.5 à 1mm pour les très gros). Il y en avait plusieurs sous un morceau de bois, en compagnie de limaces.

Encore un minus, qui ne possède que deux petits ocelles l’un au-dessus de l’autre en avant de la tête : Pseudosinella alba.

Un drôle d’acarien, Platyliodes scaliger. Les bouts de cuticules circulaires sur son dos sont en réalité ses mues qui se cumulent au fil du temps.

En soulevant une vieille écorce de platane, je tombe sur ce pseudoscorpion en plein repas sur Tomocerus minor. Ces pseudoscorpions, de la famille des Chthoniidae, étaient très nombreux ce jour là.

On termine avec cette petite mouche à la trompe démesurée, qui se nourrirait au moins pour la larve de diatomées. Elle se baladait sur un mur en pierre, sautant plus que ne volant pour s’éloigner. Son petit nom : Scatophila unicornis.

8 commentaires sur “Lavaur 16 janvier 2021”

  1. Bravo Jessica , je vois que vous maîtrisez aussi bien l’object macro que le gros télé.
    Vos photos sont superbes et les commentaires accompagnants fort intéressants et instructifs.
    Vous attirez ainsi l’attention sur tout un petit monde souvent oublié et négligé dont le rôle est pourtant indispensable dans l’équilibre de la bio-sphère.
    J’apprécie particulièrement étant passionné de nature et photographe amateur.
    Je vois que vous faites aussi des magnifiques illustrations en digital painting!
    Un don en plus et qui mérite d’être développé et connu!

    1. Bonjour Philippe,
      Merci beaucoup c’est très gentil ! Oui ces petits animaux passent inaperçu (il faut dure qu’ils sont très petits) mais sont en effet très importants. Et il y a une telle diversité !
      Effectivement j’aime aussi dessiner, j’essaie de garder un peu de temps pour ça car l’identification prend beaucoup de temps !
      Encore merci pour votre message !

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