Domaine des oiseaux 27 avril 2019

Un petit récap de ce qu’il y avait au DDO en cette fin avril, notamment quelques migrateurs de passage.

On commence par ma première Huppe fasciée (Upupa epops) de l’année, faite depuis la voiture sur la route du DDO.

La suite se passe dans l’affût du « Chasseur ».
Un Chevalier gambette (Tringa totanus) se restaurait, en se faisant de temps à autre poursuivre par les échasses.

Quelques Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) sont dans la pelouse.

Cette Cisticole des joncs (Cisticola juncidis) venait régulièrement chercher des pucerons et autres petits insectes dans l’herbe.

Quelques Chevaliers sylvains (Tringa glareola).

Et aussi plusieurs Chevaliers guignettes (Actitis hypoleucos).

Traversée d’une Gallinule poule d’eau (Gallinula chloropus).

Puis la petite rareté du jour, un Bécasseau de Temminck (Calidris temminckii).
Les Échasses blanches (Himantopus himantopus) se sont également accouplées assez près de l’observatoire, et sont venues dans la pelouse comme à leur habitude.

Un peu de bestioles maintenant.

Cette Salticus scenicus dégustait un chironome.

Sur le même piquet en bois, une fourmi, Dolichoderus quadripunctatus, qui vit essentiellement sur les arbres.
Un Syrphe assez commun, l’Hélophile suspendu, Helophilus pendulus. Ce genre a la particularité d’avoir les yeux espacés chez les deux sexes. Ici, c’est un mâle. Ses yeux sont parallèles sur le front puis divergents par la suite, chez la femelle ils divergent très rapidement. Un autre critère permet de différencier le mâle de la femelle : la tache sombre à la base du troisième segment abdominal. Chez le mâle, elle est réduite, ressemblant à un rectangle, alors que chez la femelle elle est étendue sur les côtés (voir la fiche correspondante en cliquant sur le nom de l’espèce pour plus de détails).

Une autre qui n’est pas simple à identifier : Anthomyia procellaris. Cette fois c’est plus facile pour le sexe, c’est un mâle, aux yeux très rapprochés. La forme de la grosse tache noire latérale du thorax et les organes génitaux apparents sous l’extrémité de l’abdomen aident à déterminer cette espèce.

Une très petite araignée se trouve sur une feuille. Elle appartient au duo d’espèces Dictyna uncinata / Dictyna arundinacea, qui n’est pas simple à différencier sur photo. A priori, celle-ci serait plutôt une uncinata, qui a plus souvent (mais ce critère n’est pas toujours fiable) seulement 3 bandes blanches sur le céphalothorax (contre plus souvent 5 chez l’autre espèce), et qui préfère construire sa toile sur les feuilles d’arbres caducifoliées (alors que l’autre espèce préfère la végétation sèche).
Autre araignée de la même famille, celle des Dictynidae, Nigma puella. Facile à reconnaitre aux deux marques rouges sur son abdomen. Attention quand même à certaines Nigma flavescens qui peuvent lui ressembler, mais elles sont généralement plus vertes ou au contraire très rougeâtre et la tache au bout de l’abdomen est moins marquée.

Petite Adelidae à tête rousse souvent vue sur crucifères, volant d’avril à juin : Cauchas rufimitrella.
Grosse mouche que je croise régulièrement sur les troncs en ce moment, la Mésembrine du Midi (Mesembrina meridiana).

En ce moment, c’est vraiment la saison des panorpes. Il y en a beaucoup dans la végétation. On peut les observer se nourrissant des cadavres d’insectes pris dans les toiles d’araignées. J’ai croisé deux espèces ce jour là.
La première, Panorpa germanica a les ailes assez peu tachetées. Comme toutes les panorpes, il est plus facile d’identifier les mâles en examinant leur extrémité abdominale. Ici, on peut voir deux sortes de bandes plates sur le dessus de la queue de scorpion. Ce sont les hypovalves. Leur aspect court, très plat et élargi est caractéristique de cette espèce.

Deuxième espèce : Panorpa meridionalis, la Panorpe méridionale. Ses ailes sont plus tachetées que la précédente (attention car les taches des ailes des panorpes varient fortement). Pour le mâle, une vue de profil de l’extrémité de l’abdomen permet de déterminer l’espèce. La forme des segments 6 et 7 abdominaux permettent une identification certaine. Pour les femelles, c’est plus compliqué, on peut tenter une approche en combinant les taches des ailes, l’arrière de la tête rouge et la forme de la tache du thorax (pour plus d’infos cliquer sur le nom de l’espèce).

Petite cicadelle à l’aspect assez particulier, Penthimia nigra. Elle se nourrit de la sève des arbres à feuilles caduques. Elle peut être toute noire ou noire avec des taches rouges, mais la forme de son corps est caractéristique.
Toujours nombreuses dans les hautes herbes, les Pisaures admirables (Pisaura mirabilis).

Celle-ci se tenait sagement sur une feuille d’ortie. C’est une Épeire dromadaire (Gibbaranea bituberculata). Assez variable en couleur, mais elle a toujours ces deux bosses sur l’abdomen.

J’ai tenté de faire du focus stacking, mais il y avait vraiment peu de lumière, et avec les bagues qui me font perdre en luminosité c’était pas évident. On voit qu’il y a quelques manques. A perfectionner.

Au loin sur une feuille, une Saltique orangée (Carrhotus xanthogramma) surveille les allées et venues du sentier.

Les Lézards sont très nombreux, ici un Lézard des murailles (Podarcis muralis). Autre inconvénient des bagues allonge, la perte de la mise au point à l’infini. Il faut donc être assez proche du sujet pour pouvoir faire une image. J’ai loupé quelques lézards verts également car ils ne se sont pas laissés approcher.
Pour terminer, un syrphe qui vole vraiment comme une guêpe cherchant une proie dans la végétation : le Chrysotoxe prudent (Chrysotoxum cautum). Ici aussi, genre assez délicat. Il faut regarder entre autres la longueur relative des articles antennaires. Un très bel insecte, dont les larves vivent dans la terre et s’attaquent aux pucerons des racines.

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