Capestang 30 avril 2018

Un petit tour côté Méditerranée pour changer. Direction l’étang de Capestang, avec ses grandes étendues de roselières. Il y a aussi beaucoup de vignes autour, où l’on peut parfois faire des observations intéressantes. Il a beaucoup plu ces derniers temps, les niveaux sont très hauts, et ça a bien débordé par endroits.

Voici une image du site faite par Christophe.

Autour de l’étang, les prés des chevaux sont devenus des prés noyés, accueillant beaucoup de limicoles et autres oiseaux (vanneaux, chevaliers sylvains et aboyeurs, échasses, mouettes rieuses, héron garde bœufs et même ibis falcinelle). Très (trop) loin pour la photo ! Au niveau des observations la journée a été très fructueuse. Un rollier sur une vigne depuis la route, deux coucous geais en passage rapide et un dans le pré noyé derrière les vanneaux, des coucous gris en chant, quelques rousserolles effarvattes et bouscarles de cetti, des hérons pourprés et cendrés, des aigrettes garzettes, des talèves sultanes en pagaille dans les roseaux (à force de les entendre au delta de l’Ebre, je sais reconnaître leur drôle de cri, avant je me demandais toujours ce que c’était). Nous en avons quand même vu deux au loin. Des guêpiers d’Europe en vol, énormément de martinets noirs, et le loriot qui chante. Dans les vignes, cochevis et perdrix rouges. Bon même si ce n’était pas la folie pour les images, on a quand même pu en faire un peu !

Autour des habitations, nous croisons quelques huppes fasciée qui chantent. Souvent perchées sur les poteaux électriques.
On entame le chemin qui traverse la roselière et les prés et on tombe sur des nuées d’hirondelles ! Il y en a partout, perchées sur les petits arbres qui ont les pieds dans l’eau, et attrapant les chironomes qui sont très nombreux en vol. Il y a surtout des hirondelles rustiques et de rivage, mais quelques fenêtres sont dans le groupe également.

Parmi les autres hirondelles, se trouve une rousseline !

Nous sommes très vite bloqués, le chemin est devenu un chenal. Mais en bordure, en pêche, se trouvent 5 crabiers chevelus ! Nous nous approchons doucement, ils reculent légèrement, puis on se poste sans bouger. Certains ont fini par revenir petit à petit, c’était un chouette moment même s’ils ont gardés une bonne distance !

Celui-ci était bien en plumage nuptial.
Les libellules sont de sortie. Surtout les ischnures élégantes. Lorsque l’on fixe les roseaux pour essayer d’apercevoir une rousserolle, on voit voler dans tous les sens. Et ce tout le long du chemin. Il y en avait vraiment des centaines !

Beaucoup étaient en tandem.

Je crois bien aussi avoir vu un anax porte selle… Mais il ne s’est pas posé, donc je n’ai pas pu le voir correctement.

Les lestes bruns sont nombreux aussi, mais moins que les ischnures. il faut dire qu’ils sont plus précoces, chez cette espèce les adultes passent l’hiver.

Dans les herbes, un Agapanthia fait la tige. Il s’agit d’Agapanthia cardui ou d’Agapanthia suturalis, les deux espèces étant très proches.
Une petite punaise en plein repas, Aelia acuminata, la Punaise des blés. Reconnaissable des autres espèces du genre à ses deux points noirs sur la face interne des fémurs 2 et 3, bien visibles ici sur les fémurs 3.

Je tombe sur un couple de Psilothrix viridicoerulea. Ces coleoptères ont des couleurs éclatantes au soleil.

Dans certaines zones, les empis marquetés volent en nombre. Les mâles attrapent d’autres insectes et les offrent à la femelle avant accouplement. Ils ont parfois des positions assez drôles, le mâle se pendant avec une seule patte aux herbes, accouplé avec la femelle qui déguste son offrande. Ici c’est un mâle (extrémité abdominale arrondie, pointue chez la femelle), avec une offrande ou tout simplement un repas pour lui.

Une jolie araignée galope dans les herbes. C’est Micrommata ligurina, mâle. Il est plus contrasté que la femelle, qui est toute verte.

Une épeire dromadaire dans les herbes, avec ses deux bosses sur l’abdomen. Elle devrait plutôt s’appeler chameau, le dromadaire n’a qu’une bosse !

Un tircis de passage.
Bien camouflée dans son abri de soie, une thomise globuleuse ou araignée Napoléon.
Un autre coléoptère superbe, le drile jaunâtre. C’est un mâle, avec ses antennes pectinées. La femelle ressemble plus à un ver, plus un ver luisant qu’un ver de terre. Elle n’a pas d’ailes. Les larves se nourrissent d’escargots et se servent des coquilles vides pour y muer, y passer l’hiver et se nymphoser.

Une punaise très commune, la punaise arlequin.
Une Araniella, bien visible sur son support tout sec.
Alors que nous parcourons les vignes en voiture à la recherche d’oiseaux, un machaon est posé dans la végétation en bord de chemin. On s’arrête pour le photographier !

Et voilà, peu de photos d’oiseaux mais tout de même les crabiers, de très belles obs et pas mal d’insectes et araignées.

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