Cette espèce est bien moins commune dans le sud de la France que son cousin Tomocerus minor.
Ordre : Collembola Sous-ordre : Entomobryomorpha Infra-ordre : Super famille : Tomoceroidea Famille : Tomoceridae Sous-famille : Tomocerinae Tribu: Genre : Tomocerus Espèce :Tomocerus vulgaris
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• corps allongé et recouvert d’écailles grises • écailles abdominales assez sombres • bandes d’écailles gris clair à l’apex des segments • antennes de 4 articles, longues mais plus courtes que le corps • 3ème article antennaire beaucoup plus long que les autres • collier de soies à la base du thorax • yeux composés de 6 ocelles • les 4 ocelles antérieurs forment un carré, la distance entre les ocelles A-C et B-D est à peu près égale
Étymologie
• En décomposant le mot Tomocerus, on retrouve le grec ancien “tomós” qui signifie “coupure” et “kéras” qui signifie “corne, antenne” • Vulgaris signifie en latin “commun, ordinaire”
Taille
2 à 4mm
Habitat
Je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos, le seul que j’ai rencontré était sous des feuilles mortes dans une prairie en lisière de petit bois.
Répartition géographique
Europe, ouest de l’Amérique du nord. En France, semble plus commun au nord. Carte GBIF
Période d’observation
Réseau trophique
Comme tous les collemboles, Tomocerus vulgaris joue un rôle clé dans les écosystèmes forestiers. Se nourrissant d’hyphes fongiques, il limite la prolifération des moisissures, tout en dispersant les spores lorsqu’elles s’accrochent sur son corps. Il contribue alors au maintien de l’équilibre entre plantes et champignons. En mangeant la matière organique en décomposition et les bactéries, il libère les nutriments qui repartent alors dans le cycle et sont absorbés en premier lieu par les végétaux. Il est la proie d’autres arthropodes comme les acariens, les araignées, les chilopodes, les carabiques ainsi que de certains passereaux.
Régime
Moisissures, champignons, hyphes fongiques, matière organique en décomposition
Risques de confusions
• Tomocerus minora une coloration différente, les écailles de son abdomen sont d’un gris plus clair et uniforme. Un autre critère pour séparer les deux espèces (pratiquement inutilisable sur photo d’individus vivants) est l’aspect des dents sur la furca : tridentées chez T. minor, simples chez T. vulgaris.
• Le genre Pogonognathellus possède des écailles sur le 3ème segment antennaire, mais ce n’est pas facile à voir. Le plus simple est de regarder les 4 ocelles antérieurs : formant un carré chez Tomocerus, un losange chez Pogonognathellus (voir le visuel). Un autre critère mentionné est l’apex des segments 3 et 4 des antennes : plus effilé que chez Tomocerus. je trouve que ce critère n’est pas toujours évident, car certains Tomocerus ont aussi des antennes assez effilées à l’apex. Il existe deux espèces dans ce genre : Pogonognathellus flavescens, qui a les antennes plus courtes que le corps comme Tomocerus minor, et Pogonognathellus longicornis, dont les antennes sont plus longues que le corps.
Ces fougères à grandes frondes dont le limbe est une fois divisé peuvent pousser sur les rochers mais aussi les troncs d’arbres
Famille : Polypodiaceae
Difficulté de détermination du genre
Difficulté de détermination des espèces
Identification
• limbe une fois divisé, glabre • pennes entières ou à bordure dentée • pennes soudées entre elles au rachis • sores arrondies non protégées par une indusie, disposées en une seule rangée de chaque côté de la nervure médiane des pennes
La détermination des espèces sur le terrain est hasardeuse. Les seuls critères vraiment fiables se situent sur les sporanges et nécessitent un examen microscopique. Il existe 3 espèces en France : Polypodium cambricum, qui a le limbe des frondes en principe plus large que les deux autres, Polypodium vulgare et Polypodium interjectum. Ces trois espèces peuvent s’hybrider, et former de grandes colonies d’hybrides mêlées aux parents.
Étymologie
Polypodium vient du grec “polus = nombreux” et “podion = petit pied”, en référence aux bases des anciennes frondes restant en relief sur le rhizome
Taille
Frondes : 10 à 50cm
Habitat
Forêts claires, lisières, broussailles. Elle pousse sur les rochers ou les troncs d’arbres
Répartition géographique
Partout en France, mais plus rare en région méditerranéenne Cosmopolite Carte GBIF
Cette euphorbe a des feuilles très étroites, linéaires, faisant penser à des feuilles de cyprès
Famille : Euphorbiaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• plante en touffe de tiges fasciculées • inflorescence en ombelle à nombreux rayons grêles • glandes jaunes, en forme de croissant, à petites cornes obtuses • bractées ovales triangulaires, jaunes, pouvant rougir • feuilles très nombreuses, linéaires, très étroites • le fruit est une capsule glabre et nettement granuleuse
Étymologie
• Euphorbia vient du nom propre Euphorbos, médecin du roi Juba II de Mauritanie, qui aurait découvert les propriétés curatives de ces plantes. Il utilisait notamment contre les morsures de serpent le latex d’une euphorbe succulente, identifiée aujourd’hui comme Euphorbia resinifera. • Cyparissias fait référence à la forme de ses feuilles, qui ressemblent à celles du cyprès (Cupressus).
Type végétatif / Sexualité
Vivace / Monoïque
Taille
Plante : 15 à 4cm de haut Ombelle : 8 à 12mm de diamètre
Habitat
Prés, pairies, chemins, éboulis, de 0 à 2650m
Répartition géographique
Toute la France, mais plus rare au nord et à l’ouest Presque toute l’Europe, introduite en Amérique du nord Carte GBIF
En se basant à l’aspect des feuilles, nombreuses et très étroites • L’Euphorbe âcre (Euphorbia esula) a généralement des feuilles plus larges. Elles sont parfois étroites, mais sont moins nombreuses sur la tige. C’est une espèce plus grande, pouvant atteindre 90cm de haut. • L’Euphorbe effilée (Euphorbia virgata) est une espèce plus grande (jusqu’à 1m de haut), ses feuilles sont mucronées et les appendices de ses glandes sont élargis en massue • L’Euphorbe des moissons (Euphorbia segetalis) possède moins de feuilles, sa tige est simple, ses glandes ont des cornes effilées et sa capsule est faiblement granuleuse. • L’Euphorbe exiguë (Euphorbiaexigua) possède de plus longues bractées, linéaires-lancéolées, et ses glandes possèdent deux cornes filiformes. C’est une plante plus grêle, à inflorescence moins touffue. • L’Euphorbe en faux (Euphorbia falcata) a des feuilles un peu plus larges et mucronées, ses bractées sont denticulées sur les bords et terminées par une longue pointe, sa capsule est lisse
Cette petite mouche forme des galles en forme d’artichaut sur les euphorbes. Elles rougissent au cours de leur déveoppement et deviennent alors très visibles
Ordre : Diptera Sous-ordre : Nematocera Infra-ordre : Bibionomorpha Super famille : Sciaroidea Famille : Cecidomyiidae Sous-famille : Cecidomyiinae Tribu : Genre : Spurgia Espèce : Spurgia euphorbiae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• gris foncé à abdomen rougeâtre
Galle • bourgeons terminaux hypertrophiés, ressemblant à des artichauts • d’abord verte et assez fine, à écailles élargies et lâches • puis rouge et globuleuse, à écailles plus compactes
Taille
Adulte : 2mm Larve : 1 à 2mm
Répartition géographique
Espèce européenne introduite en Amérique du nord pour lutter contre les espèces envahissantes d’euphorbes (du complexe Euphorbia esula) Carte GBIF
Période d’observation
Biologie
Les adultes émergent au printemps. Les femelles pondent alors leurs œufs en groupes sur les feuilles des jeunes pousses. Ils sont oranges et cylindriques. Les larves se développent dans les bourgeons terminaux où elles forment des galles. Elles sont jaunes à oranges et grégaires. La nymphose a lieu dans un cocon à l’intérieur de la galle. Les adultes qui en émergent reproduisent le cycle. Il peut y avoir de 2 à 3 voire jusqu’à 5 générations selon les localités. Les larves de la dernière génération se nymphosent dans le sol et y passent l’hiver.
Plantes hôtes
Euphorbiaceae : Euphorbia amygdaloides, Euphorbia characias, Euphorbia cyparissias, Euphorbia dulcis, Euphorbia esula, Euphorbia falcata, Euphorbia helioscopia, Euphorbia iberica, Euphorbia illyrica, Euphorbia myrsinites, Euphorbia nicaeensis, Euphorbia salicifolia, Euphorbia seguieriana, Euphorbia serrata, Euphorbia verrucosa.
Il existe une autre espèce, dont les galles et les larves ne sont pas différenciables : Spurgia esulae, qui se trouverait en Italie, Suisse, Allemagne et Tchéquie. Elle est à priori absente de France mais cela reste à prouver et il est probable qu’elle soit aussi présente chez nous. Il est aussi probable que Spurgia euphorbiae et Spurgia esulae soient en réalité une seule et même espèce, mais le groupe a besoin d’une révision. Les plantes hôtes et le cycle biologique des deux espèces sont similaires.
Lorsque j’ai fait les recherches, je me suis retrouvée confrontée à plusieurs synonymes, des espèces qui n’existent plus… Pour éclaircir tout ça : l’espèce initiale est nommée Bayeria capitigena. Elle est ensuite transférée dans le genre Spurgia et séparée en deux espèces, Spurgia capitigena et Spurgia esulae. Par la suite, Spurgia capitigena est synonymisée avec Spurgia eophorbiae.
Cette punaise noire et rouge est assez polyphage bien qu’elle apprécie partiulièrement le Dompte-venin officinal (Vincetoxicum hirundinaria)
Ordre : Hemiptera Sous-ordre : Heteroptera Infra-ordre : Pentatomorpha Super famille : Lygaeoidea Famille : Lygaeidae Sous-famille : Lygaeinae Tribu : Genre : Lygaeus Espèce : Lygaeus equestris
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• corps ovale allongé • coloration noire et rouge • pattes et antennes noires • tubercules antennifères droits et peu saillants • tête noire à bande longitudinale centrale rouge • pronotum rouge, bordé postérieurement de deux larges taches noires se touchant • partie avant du pronotum d’un noir grisâtre, à deux taches noir profond (glabres) s’avançant sur le disque • scutellum noir à soies couchées • clavus rouge à tache ronde centrale noir profond (glabre), gris sombre (noir velu) en arrière de cette tache • cories rouges à bande transversale noire portant deux taches glabres (noir profond) • membrane noire liserée de blanc à angle anal blanchâtre • tache centrale ronde blanche sur la membrane
Larve • corps ovale et brillant • coloration en grande partie rouge ou orangée • aires évaporatoires noires et arrondies • marques noires sur la tête • pronotum à deux bandes noires longitudinales n’atteignant pas le bord antérieur • lobes des hémélytres noirs, plus clairs sur le bord externe
Étymologie
• Lygaeus vient du grec “lygaios = sombre, obscur”. Dans la mythologie grecque, Lygéos est le nom du père de Polycasté, épouse d’Icarios et mère de Pénélope, d’Alysée et de Leucadios. • Equestris vient du latin “eques = cheval, chevalier”, et fait référence à la couleur noire et rouge de cette punaise qui évoque un uniforme de chevalier.
Taille
8 à 12mm
Habitat
Clairières, bordures de bois, friches ensoleillées
Répartition géographique
Europe, au nord jusqu’au centre de la Suède, Sibérie, Chine, Taïwan, Corée, Japon, Afrique du nord, Asie Mineure, Caucase, Proche-Orient et Moyen-Orient, Asie centrale Carte GBIF
Période d’observation
Hivernation
Adulte parmi les débris végétaux ou sous les écorces
Biologie
Les accouplements ont lieu entre début mai et mi juillet. Les œufs sont pondus dans le sol à 1cm de profondeur, par groupes de 10 à 30. Les larves éclosent au bout de 8 à 12 jours. Elles passent par 5 stades avant de devenir adultes. leur développement dure de 40 à 45 jours.
• Lygaeus simulans est très proche. Elle possède des soies dressées sur le scutellum, ses tubercules antennifères tournés vers l’extérieur et anguleux (voir ici), le tylus est plus largement envahi de rouge et les bandes noires latérales de la tête sont plus réduites. • Spilostethus pandurus a deux bandes longitudinales noires complètes sur le pronotum
Ce coléoptère ne possède pas d’ailes et ne peut donc pas voler pour s’enfuir. Lorsqu’un danger le menace, il commence par faire le mort, puis émet par la bouche et les articulations un liquide rouge orangé, d’où son nom commun de “crache-sang”
Ordre : Coleoptera Sous-ordre : Polyphaga Infra-ordre : Cucujiformia Super famille : Chrysomeloides Famille : Chrysomelidae Sous-famille : Chrysomelinae Tribu : Timarchini Genre : Timarcha Espèce : Timarcha goettingensis
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• corps trapu et globuleux • coloration entièrement noire à reflets bleus, violacés, verts ou bronzés • corps assez fortement ponctué • bords latéraux du pronotum régulièrement arrondis • pronotum peu convexe, les rebords des marges latérales sont visibles en vue dorsale
Mâle • tarses antérieurs dilatés
Femelle • tarses antérieurs plus étroits
Taille
6,5 à 13mm
Habitat
Friches, garrigues, clairières, prairies alpines, dunes, de 0 à 1800m
Répartition géographique
Partout en France Europe de l’ouest et centrale Carte GBIF
Période d’observation
Hivernation
Adulte
Biologie
L’accouplement a lieu à la fin du printemps. Les œufs, jaune orangé, sont pondus en été sur les plantes hôtes. Ils éclosent au bout de quelques jours. Les larves passent par 3 stades et se développent en 6 à 8 semaines. Elles s’enfouissent ensuite dans le sol pour se nymphoser. Les adultes issus de larves de dernière génération ne sortiront du sol qu’au printemps suivant.
Larves et adultes se nourrissent des feuilles et des tiges des lantes hôtes
Risques de confusions
Je me suis basée en grande partie sur la localité pour ces identifications. Bien que cela ait ses limites, et que ce n’est pas comme ça qu’on découvre de nouvelles localités pour les espèces, cela permet de classer les Timarcha rencontrés en tenant compte des connaissances actuelles. • L’autre espèce à être largement répartie en France est Timarcha tenebricosa. Chez elle, le pronotum est fortement rétréci à la base et la ponctuation est plus fine. C’est une espèce plus grande, qui mesure de 12,9 à 19,7mm. Les autres espèces de France sont : • Timarcha strangulata qui a lui aussi le pronotum rétréci à la base. C’est une espèce des Pyrénées occidentales et centrales, que l’on rencontre dans les pelouses alpines jusqu’aux limites des neiges éternelles. • Timarcha affinis, au pronotum plus convexe, les marges latérales n’étant pas totalement visibles en vue dorsale. C’est une espèce endémique du massif des Albères dans les Pyrénées-Orientales, étendant sa répartition dans d’autres secteurs du département. • Timarcha metallica, qui a comme son nom l’indique des reflets cuivrés métalliques sur le corps. Ses pattes et ses antennes sont brun-roux. C’est une espèce que l’on rencontre dans le Nord (en forêt de Guines), dans les Ardennes, et dans les forêts d’altitude dans les Vosges, le Jura et les Alpes de Savoie. • Timarcha nicaeensis, à la ponctuation élytrale fine et peu dense, se trouvant dans les garrigues du sud-est de la France • Timarcha maritima, aux élytres fortement ponctués, d’aspect plus granuleux ou ridé, se trouvant sur les dunes du littoral atlantique • Timarcha cornuta, endémique de Corse • Timarcha sardea, endémique de Corse et de Sardaigne
Certaines espèces du genre Chrysolina peuvent être semblables à première vue, quoi que d’aspect généralement moins trapu. Chez ce genre, l’espace entre les hanches intermédiaires et postérieures est nettement plus grand que l’espace entre les hanches intermédiaires et antérieures (ces espacements sont à peu près égaux chez les Timarcha).
Cette espèce, qui cache en réalité un complexe assez difficile à déterminer, se reconnait à son labelle relativement étroit et allongé et à ses sépales souvent roses
Famille : Orchidaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• port élancé • inflorescence lâche • sépales blancs, rose pâle ou rouge violacé à nervure médiane verte • pétales triangulaires allongés • labelle trilobé, resserré à la base, à bords fortement rabattus latéralement • lobe médian allongé • lobe médian brun clair ou sombre à marge jaune plus ou moins nette • macule plus ou moins complexe et variable, en H ou en X • appendice large, jaune verdâtre • lobes latéraux à gibbosités ciliées • gynostème en bec court ou long
Sous ce nom se cache un complexe d’espèces assez difficiles à reconnaitre que je classerais sur cette page. Il comprend : • Ophrys scolopax • Ophrys picta, à inflorescence plus lâche et fleurs plus petites • Ophrys vetula, qui pousse dans le sud-est de la France et a un labelle en général un peu plus large que O. scolopax • Ophrys linearis, des Bouches du Rhône au Var, intermédiaire entre scolopax et fuciflora, mais pouvant être très proche de l’une ou l’autre de ces espèces
Étymologie
• Ophrys vient du grec “ὀφρῦς, ophrûs” qui signifie “sourcil”, en référence à la pilosité du labelle • Scolopax signifie bécasse (c’est le nom de genre de ces oiseaux), en référence au gynostème qui rappelle la tête d’une bécasse.
Type végétatif
Vivace
Taille
Plante : 10 à 50cm de haut Fleur : 10 à 13mm
Habitat
Pelouses, garrigues, pinèdes et landes, surtout sur sol calcaire, jusqu’à 2000m
Répartition géographique
Midi de la France Répandue dans le bassin méditerranéen mais plus rare dans la partie centrale Carte GBIF
Période d’observation
Risque de confusion
• L’Ophrys du chêne (Ophrys querciphila) pousse dans les chênaies méditerranéennes. Son labelle est en principe sépioïde (plus grande largeur dans la moitié inférieure) mais il peut parfois prendre des formes quadrangulaires (fucifloroïdes), plus rarement scolopaxoïdes (il est dans ce cas plus facile de la confondre avec O. scolopax) • L’Ophrys du Gers (Ophrys aegirtica) a en principe un labelle plus large et ressemble surtuot à O. fuciflora, mais des formes à labelle étroit ont été trouvées. Elle est endémique du sud-ouest de la France. • L’Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora) a un labelle plus large, quadrangulaire • L’Ophrys abeille (Ophrys apifera) a le bec du gynostème long et sinueux, ses pétales sont souvent triangulaires (mais peuvent être allongés) • L’Ophrys du Santonais (Ophrys santonica) a le labelle à large marge jaune et fleurit à partir de mi-juin
Sources
• A la découverte des orchidées du Lauragais, Louis Ferries Casteras • A la découverte des orchidées en Languedoc et Pays Catalan, Biotope • Orchidées d’Europe et de Méditerranée, Biotope
Cette orchidée n’est pollinisée que par les hyménoptères du genre Argogorytes
Famille : Orchidaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• plante grêle et élancée • inflorescence très lâche et allongée • labelle trilobé sans appendice • labelle brun pourpre, velouté, bordé de brun clair ou de rougeâtre • labelle à macule centrale bleuâtre • lobes latéraux étroits et étalés • lobe médian bifide • pseudo yeux noirs au sommet du labelle • loges polliniques rougeâtres • pétales bruns filiformes • sépales verts et oblongs • feuilles lancéolées
Étymologie
• Ophrys vient du grec “ὀφρῦς, ophrûs” qui signifie “sourcil”, en référence à la pilosité du labelle • Insectifera vient du latin “insecta = insecte” et “fero = porter”, en référence à son aspect, en particulier les pétales filiformes faisant penser à des antennes.
Type végétatif / Sexualité
Vivace / Hermaphrodite
Taille
Plante : 15 à 70cm Fleur : 12 à 18mm
Habitat
Prairies, broussailles, talus, lisières de bois clairs, sur sol calcaire et sec, jusqu’à 1850m
Répartition géographique
Presque toute la France, mais absent ou très rare sur les pourtours atlantique et méditerranéen, dans le Massif central, le Morvan et les Vosges Présente dans une grande partie de l’Europe, surtout centrale. Plus rare ou absente des régions méditerranéennes. Carte GBIF
Période d’observation
Êtres vivants associés
• Champignon : Melampsora repentis
Espèces semblables
• L’Ophrys presque mouche (Ophrys subinsectifera) a le labelle bordé de jaune verdâtre. Son labelle est plus large, subglobuleux. C’est une espèce d’Espagne, qui n’a été trouvée en France que dans les Pyrénées-Orientales. • L’Ophrys d’Aymonin (Ophrys aymoninii) a les pétales verdâtres, le labelle plus large dans sa partie haute et bordé de jaune. C’est une espèce endémique des Grands Causses.
Cette espèce possède un labelle très long, pendant comme une langue, et un très long éperon fin
Famille : Orchidaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• port robuste et dressé • tige cannelée verdâtre • inflorescence en épi cylindrique assez lâche • grandes fleurs ouvertes blanchâtres à crèmes • labelle entier, descendant en langue étroite, légèrement verdâtre • sépales externes étalés • pétales et sépale dorsal réunis en chapeau pointu • loges polliniques rapprochées et parallèles • long éperon fin et horizontal • bractées larges et courtes • deux grandes feuilles basales ovales lancéolées, rarement 3 • quelques petites feuilles caulinaires linéaires • le fruit est une capsule dressée, cylindrique, nettement nervurée
Étymologie
• Platanthera vient du grec “platus = large et plat, largement ouvert” et “anthêra = fleurie, anthère”, en référence à l’écartement des loges de l’anthère chez Platanthera chlorantha • Bifolia vient du latin “bi = deux” et “folium = feuille”, car cette espèce possède deux grands feuilles à la base de la tige
Type végétatif
Vivace
Taille
Plante : 15 à 80cm Fleur : 15 à 22mm
Habitat
Pelouses et bois clairs, prairies, marais, jusqu’à 2500m
Répartition géographique
Presque partout en France, plus rare en région méditerranéenne et sur la façade atlantique Europe, Afrique du nord, sud-ouest de l’Asie, Sibérie tempérée, Mongolie Carte GBIF
• La Platanthère d’Algérie (Platanthera algeriensis) et la Platanthère verdâtre (Platanthera chlorantha) ont les loges polliniques divergentes (écartées à la base, rapprochées vers le haut).
Cette orchidée, bien que ne possédant pas d’éperon, produit du nectar à la base de son labelle
Famille : Orchidaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• plante robuste à tige épaisse • inflorescence en grappe lâche • petites fleurs vert jaunâtre • sépales et pétales en casque ouvert • labelle étroit et pendant, divisé en deux lobes • lobes du labelle arrondis à l’apex • pas de dent saillante à la base du labelle • pas d’éperon • deux grandes feuilles opposées insérées au tiers inférieur de la tige • feuilles larges et ovales, à nervures marquées
Étymologie
• Neottia vient du grec “neotteia = nid” car le rhizome des plantes de ce genre est très ramifié et fait penser à un nid d’oiseau • Ovata signifie en latin “ovale, en forme d’œuf”, en référence à la forme des feuilles • Le nom commun Listère (et l’ancien nom de genre Listeria) est un hommage à Martin Lister (1638-1712), médecin et naturaliste britannique
Type végétatif / Sexualité
Vivace / Hermaphrodite
Taille
Plante : 20 à 5cm de haut Fleur : 9 à 15mm
Habitat
Forêts claires, clairières et lisières, prairies roches des forêts, de 0 à 2400m
Répartition géographique
Partout en France, mais plus rare en région méditerranéenne Majeure partie de l’Europe, Asie jusqu’en Himalaya Carte GBIF
• La Listère à feuilles cordées (Neottia cordata) a des feuilles cordées à bords ondulés, les lobes de son labelle sont plus aigüs et ce dernier possède une dent saillante à la base.
Ce coléoptère à une coloration particulière avec ses antennes bicolores, beiges et noires
Ordre : Coleoptera Sous-ordre : Polyphaga Infra-ordre : Cucujiformia Super famille : Curculionoidea Famille : Curculionidae Sous-famille : Entiminae Tribu : Peritelini Genre : Pseudomeira Espèce : Pseudomeira prolixa
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• corps oblong et bombé • revêtement couleur sable sur le corps • deux bandes latérales légèrement plus sombres sur le pronotum • rostre large et élargi au niveau des scrobes qui sont droits • élytres parsemés de taches brunes obliques • scape et 3 premiers articles du funicule squamulés, les articles suivants noirs • scape épais • yeux larges, ovales et plats • fovéa médiane sur le front • tibias robustes
Étymologie
• Pseudomeira vient du grec “pseudès = faux, menteur, trompeur” et Meira qui est est genre de Curculionidae. Le nom signifie donc “ressemblant à Meira”, sans être un Meira • Prolixa signifie en latin “qui se répand vers l’avant, allongé, long”
Taille
5 à 6,6mm
Répartition géographique
Sud de la France, Andorre, nord-est et centre de l’Espagne Carte GBIF
Celui-ci a été identifié sur insecte.org. Les deux genres que j’avais choisis étaient Pseudomeira et Simo. Dans les clés, le critère pour séparer les deux est sur les ongles, libres (Simo) ou soudés (Pseudomeira) à leur base. Ce sont apparemment des genres complexes à identifier sur photo. La coloration du mien semble toutefois assez particulière avec les taches brunes sur les élytres et les antennes squamulées jusqu’au 3ème article, les suivants noirs.
Ce coléoptère aux beaux reflets métalliques se développe dans les tiges de diverses Brassicaceae
Ordre : Coleoptera Sous-ordre : Polyphaga Infra-ordre : Cucujiformia Super famille : Curculionoidea Famille : Curculionidae Sous-famille : Baridinae Tribu : Baridini Genre : Aulacobaris Espèce : Aulacobaris coerulescens
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• corps oblong à reflets métalliques verts ou bleus • rostre cylindrique, fortement arqué à la base • pronotum à ponctuation ovale et à bande centrale longitudinale lisse • bords latéraux du pronotum ridés longitudinalement • calus huméral assez saillant • 7ème et 8ème stries élytrales se transformant en ligne de point vers la base, se terminant avant le calus huméral • pattes, rostre et antennes noirs
Taille
2,3 à 4,5mm
Répartition géographique
Toute la France et en Corse, de la plaine à la zone subalpine. Europe centrale et méridionale, Russie européenne, Caucase, Asie centrale, Iran, Syrie, Afrique du nord Carte GBIF
Période d’observation
Hivernation
Adulte
Biologie
Les adultes sortent d’hivernation au printemps. Entre mi avril et juin, les femelles pondent au niveau du collet des plantes. La larve vit dans une cavité à l’intérieur de la tige, qui provoque un renflement. Son corps est blanc et ses pattes substituées par des touffes de poils. La capsule céphalique est marron. A la fin de son développement, elle se nymphose dans sa cavité à l’intérieur de la tige. Les adultes émergent en fin d’été avant d’hiverner, mais certains ne sortent de leur loge qu’au printemps suivant.
• Aulacobaris fallaxest très similaire. Chez lui, les 7ème et 8ème stries élytrales se transforment également en point vers la base, la série de points s’étendant jusqu’au calus huméral. • Aulacobaris lepidii n’a pas le calus huméral aussi saillant • Aulacobaris cuprirostris est d’un vert plus clair et plus métallique
Ces petits Issidae pondent leurs œufs dans des oothèques placées sur les branches des plantes hôtes
Ordre : Hemiptera Sous-ordre : Auchenorrhyncha Infra-ordre : Fulgoromorpha Super famille : Fulgoroidea Famille : Issidae Sous-famille : Issinae Tribu : Issini Genre :Agalmatium Espèce :
Difficulté de détermination du genre
Difficulté de détermination des espèces
Identification
• corps compact à ailes larges • coloration beige à brun plus sombre avec ou sans bandes pâles • plaque costale pâle sur les ailes • une carène médiane sur le front • vertex transverse • nervure radiale (R) bifurquée • nervure médiane (M) trifurquée • nervure cubitale antérieure (CuA) simple
En France, il existe deux espèces : Agalmatium bilobum et Agalmatium flavescens. A première vue, on pourrait penser que le premier est très pâle alors que le second est plus contrasté, mais cette discussion et ce document nous indiquent que ce n’est pas forcément le cas. Pour séparer les deux espèces, il faut examiner les pièces génitales des mâles.
Habitat
Milieux secs
Répartition géographique
Bassin méditerranéen, Europe centrale, Caucase. A. bilobum a été introduite en Californie. Carte GBIF
Période d’observation
Biologie
Ce genre a la particularité de pondre ses œufs dans une oothèque, dont le principal constituant est de la poudre de terre. Après l’accouplement, la femelle descend de sa plante hôte pour aller chercher ce matériau, qu’elle amasse dans des cavités abdominales prévues à cet effet. Elle remonte ensuite sur les plantes pour y pondre. Les œufs sont pondus sur l’écorce et les tiges, amalgamés et protégés par un mélange de terre et de liquide. L’oothèque sèche à l’air libre et ressemble ensuite à un amas grisâtre. Ces cicadelles ont été observées se faisant “traire” par des fourmis.
A compléter en fonction des variantes de couleur rencontrées. Pour celui qui est très pâle, le seul de cette page actuellement, Mulsantereum maculifrons est similaire avec cette bande blanche sur la costa. Mais chez cette espèce, les ailes sont brillantes à nervures saillantes.
Cette espèce est facilement reconnaissable à ses ailes blanches couplées aux deux taches brunes sur la costa
Ordre : Lepidoptera Sous-ordre : Glossata Infra-ordre : Heteroneura Super famille : Geometroidea Famille : Geometridae Sous-famille : Ennominae Tribu : Baptini Genre :Lomographa Espèce : Lomographabimaculata
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle européenne
Identification
Papillon • ailes blanc satiné, légèrement piquetées de brun • deux taches sombres costales à l’aile antérieure • les taches opposées sont parfois reliées par des lignes transversales de pointillés
Chenille • tête grise, tachée de brun sombre • corps vert un peu translucide • ligne vert plus sombre sur le dos • paire de lignes blanches latérodorsales pouvant manquer • marques dorsales pourpres sur les segments thoraciques 2 et 3, ainsi que sur le 8ème segment abdominal, parfois étendues aux autres segments • stigmates noirs, traversés par une ligne jaune peu visible • pattes vertes
Étymologie
• Lomographa vient du grec “lomôs = bord, marge, lisière” et “graphein = écrire, tracer, dessiner”, en référence aux marques le long de la marge des ailes des papillons de ce genre (plus marquées chez Lomographa temerata) • Bimaculata vient du latin “maculata = tacheté” avec le préfixe “bi– = deux”, en référence aux deux taches sur la costa de l’aile antérieure.
Taille
Papillon : 25 à 30mm d’envergure
Habitat
Haies, lisières, jardins, forêts
Répartition géographique
De l’Europe à la Sibérie et au Japon. En Europe, presque partout. En France, presque partout, mais plus rare dans le Midi. Absent de Corse. Carte GBIF
• Papillons de nuit d’Europe vol2, Géomètres, NAP éditions • Guide des papillons nocturnes de France, Delachaux et Niestlé • Field guide to the Caterpillars of Great Britain and Ireland, Bloomsbury • LepiWiki • Hantsmoths • Lepinet • Plant Parasites of Europe
Ces champignons se fixent sur le corps des staphylins. A première vue, ils ressemblent à de gros poils et passent facilement inaperçu
Famille : Laboulbeniaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Étymologie
• Laboulbenia est un hommage à Joseph Alexandre Laboulbène (1825-1898), physicien et entomologiste français • Cristata vient du latin “crista = aigrette, crête” et fait probablement référence aux appendices de ce champignon
Identification
• excroissances sur le corps des staphylins • les excroissances sont prolongées par des appendices plus fins
Habitat
Sur toutes les parties du corps des staphylins du genre Paederus
Cette espèce est fixée à son hôte par le pied de son thalle qui pénètre dans l’insecte avec un haustorium et permet au champignon d’extraire les nutriments des tissus corporels de l’hôte. Le champignon se transmet lors d’un contact entre deux staphylins, au cours duquel les ascospores adhésives se fixent le nouvel hôte. Il semblerait que ces champignons n’affectent pas beaucoup l’état de santé de leurs hôtes.
Espèces semblables
C’est le seul champignon de ce type à parasiter les staphylins du genre Paederus