Cette fougère se reconnait facilement à son limbe divisé en lobes arrondis et à sa face inférieure recouverte d’écailles
Famille : Aspleniaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• frondes à limbe épais • pétiole très écailleux, plus court que le limbe • limbe divisé en lobes arrondis, soudés au rachis sur toute leur largeur • face inférieure recouverte d’écailles d’abord blanchâtres puis rousses à maturité • sores allongés, droits, épars, sans indusie, placés obliquement sur la nervure médiane
Autres noms
Ceterach officinarum
Étymologie
• Asplenium vient du latin “Asplenum qui vient lui même du grec “splèno” qui signifie “rate”, car certaines fougères de ce genre étaient utilisées dans la Grèce antique pour soigner les maladies de la rate. • Ceterach vient de “Cheterack”, nom arabe de cette plante connue dès le Moyen-âge pour ses propriétés médicinales contre les affections de la rate.
Type végétatif
Vivace
Taille
Frondes de 8 à 15cm
Habitat
Sur les rochers et les vieux murs, dans des milieux assez chauds, de 0 à 1100m
Répartition géographique
Partout en France Régions tempérées et chaudes d’Europe, d’Afrique du nord et d’Asie Carte GBIF
Période d’observation
Fructification printanière ou estivale, frondes toutes l’année. En période de sécheresse, le limbe s’enroule et patiente.
Cette espèce est facile à reconnaitre avec son limbe divisé en lobes arrondis. D’autres espèces du genre ont aussi un limbe divisé en lobes ovales, mais ils sont plus ou moins dentés, alors que chez A. ceterach les lobes sont entiers. Si on a un doute, il suffit de regarder dessous : la face inférieure entièrement recouverte d’écailles permet alors de confirmer son identité.
L’identification des Ichneumonidae est très complexe. Cette espèce semble relativement facile à reconnaitre, mais il y a plusieurs critères morphologiques à vérifier (voir paragraphe dédié)
Ordre : Hymenoptera Sous-ordre : Apocrita Infra-ordre : Super famille : Ichneumonoidea Famille : Ichneumonidae Sous-famille : Ichneumoninae Tribu : Ichneumonini Genre : Zanthojoppa Espèce : Zanthojoppa lutea
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• coloration générale orangée • thorax pouvant être plus ou moins noir • tempes rétrécies derrière les yeux • tête presque triangulaire vue de face • tache jaune sur le bord interne des orbites • anneau clair aux antennes • scutellum jaune et convexe, en forme de pyramide en vue de profil • pétiole fin • gastre ovale pointu • fémurs pouvant être plus ou moins noircis • ptérostigma ocre • court ovipositeur (femelle)
La larve parasite diverses chenilles, sont concernées avec certitude : • Lépidoptère Erebidae : Calliteara pudibunda • Lépioptère Nymphalidae : Maniola jurtina
Risques de confusions
Je n’ai rien trouvé de semblable en cherchant à l’identifier, et vu les conversations à son sujet sur insecte.org elle semble assez caractéristique. Notamment cette discussion, où William dit “C’est une femelle de Zanthojoppa lutea pour moi! La couleur générale orangée dominante (bien que le thorax soit parfois plus ou moins noir), le scutellum jaune, le pétiole fin comparé au gastre “ovale pointu”, les tempes rétrécies derrières les yeux, et la tête presque triangulaire vue de face permettent d’en être sûr.” Cependant, sur le groupe facebook “European Ichneumonoidea”, il est écrit qu’elle peut parfois être confondue avec Hoplismenus axillatorius dont le clypeus n’est pas entièrement orange-rouge et la face interne des pattes postérieures noire (mais dans la description du PDF en lien, il est dit que Zanthojoppa lutea peut avoir les pattes postérieures plus ou moins noircies). Dans le document mis en lien, il est précisé que cette espèce est mise en synonymie avec Cyclolabus pactor, qui d’après les photos sur Inaturalist ne ressemble pas à ça…
Les gousses de cette plante sont très particulières, formant une série d’échancrures fermées en cercles
Famille : Fabaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale et européenne
Identification
• inflorescences longuement pédonculées • fleurs jaunes, groupées par 2 à 5 • feuilles divisées en 3 à 5 paires de folioles étroites • gousses aplaties et plus ou moins courbées, hérissées glanduleuses • gousses à échancrures presque fermées en cercle, ouvertes vers l’intérieur de la courbure
Étymologie
• Hippocrepis vient du grec “híppos = cheval” et “krêpis = chaussure”, en raison de la forme des gousses de certaines plantes de ce genre évoquant une série de fers à cheval • Ciliata vient du latin “cilium = paupière, cil” et veut dire cilié, en référence aux soies dressées présentes sur les gousses
Type végétatif / Sexualité
Annuel / Hermaphrodite
Taille
Plante : 10 à 30cm Fleur : 5mm
Habitat
Milieux secs et arides
Répartition géographique
En France, répartie dans le Midi. Espèce répandue sur le pourtour méditerranéen (Europe, Maghreb, Turquie) Carte GBIF
Valable pour la France et l’Aragon (attention, ailleurs en Espagne il y a des espèces proches, notamment H. scabra sur qui je ne me suis pas encore penchée) : • Hippocrepis biflora a les inflorescences presque sessiles, ses gousses sont droites ou peu arquées et glabres. • Hippocrepis multisiliquosa est une espèce Corse, à pédicelles glabres, les échancrures de ses gousses sont ouvertes vers l’extérieur de la courbure. • Chez les autres espèces, les fruits sont sinueux ou à échancrure ouvertes en U
Cette vesce se reconnait assez facilement à ses fleurs, dont l’étendard est violet et les ailes blanches. Elle possède peu de folioles (2 à 3 paires)
Famille : Fabaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale et européenne
Identification
• plante grimpante • fleurs à étendard violacé et ailes blanches assez grandes • fleurs solitaires ou groupées par 2 ou 3 sur un pédoncule axillaire • feuilles divisées en 2 à 3 paires de grandes folioles assez larges et mucronées • feuilles terminées par une vrille ramifiée • calice à longues dents presque égales • stipules larges et très dentées • le fruit est une gousse large, comprimée et velue
Étmologie
• Vicia vient du latin “vincio = nouer, lier, attacher”, en référence à la tige volubile de certaines espèces du genre. • Bithynica vient de la Bithynie, une région d’Asie Mineure. Le premier spécimen décrit est probablement originaire de cette région.
Type végétatif / Sexualité
Annuel / Hermaphrodite
Taille
Plante : 20 à 60cm Fleur : 10 à 20mm
Habitat
Friches, champs, haies et talus
Répartition géographique
Europe du sud et de l’ouest, Asie Mineure, Caucase En France, surtout sur le pourtour méditerranéen, la façade atlantique et le sud-ouest, en expansion vers le nord Carte GBIF
Elle se reproduit grâce à la pollinisation des arthropodes (hyménoptères, diptères, papillons, coléoptères…). Les graines tombent directement au sol, une fois la gousse desséchée et entrouverte, et poussent sur place l’année suivante. Il arrive que les gousses soient mangées par des animaux, les graines survivant au tube digestif et germant alors beaucoup plus loin que la plante mère. Elles peuvent également être disséminées par les cours d’eau.
Risques de confusions
Espèce assez facile à reconnaitre à ses feuilles divisées en seulement 2 ou 3 paires de folioles, ses stipules très dentées et ses fleurs à ailes très claires. • La Vesce des buissons (Vicia dumetorum) lui ressemble à première vue mais ses feuilles possèdent entre 3 et 5 paires de folioles et les dents de son calice sont plus courtes.
Cette plante aux très petites fleurs roses pousse dans des milieux salés. Elle exsude de petits cristaux de sels et de calcaire par ses feuilles
Famille : Frankeniaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• plante généralement prostrée, verte ou rougeâtre • tiges très ramifiées et étalées • fleurs sessiles, solitaires ou groupées en cymes feuillées • fleurs très petites, roses • calice presque glabre à 5 côtes • pétiole élargi à la base • feuilles obovales, plates ou presque à maturité • feuilles tronquées et légèrement échancrées au sommet • feuilles opposées, plus ou moins couvertes de cristaux de sel et de calcaire • les fruits sont des capsules enfermées dans le calice à maturité
Étymologie
• Frankenia est un hommage à Johan Frankenius (1590–1661), médecin et botaniste suédois, professeur de médecine à l’Université d’Uppsala • Pulverulenta vient du latin “pulvis = poussière, sable” avec le suffixe “-ulentus = plein de”, en référence aux sécrétions salines ou minérales qui recouvrent ses feuilles et lui donnent un aspect poussiéreux
Type végétatif / Sexualité
Annuel / Hermaphrodite
Taille
Plante : 5 à 20cm Fleur : 3 à 4mm
Habitat
Marais salants, dunes maritimes, de 0 à 1000m
Répartition géographique
Bassin méditerranéen, Afrique du nord et du sud, Centre et ouest de l’Asie, Canaries En France, restreinte au pourtour méditerranéen Carte GBIF
Période d’observation
Reproduction / Dissémination
Elle est pollinisée par les insectes et ses graines tombent au pied de la plante mère où elles germeront (barochorie)
On reconnait cette espèce des autres du genre à ses feuilles, qui sont plates ou presque et obovales. Les autres espèces du genre ont des feuilles nettement plus étroites à marges enroulées. Attention car les individus secs ont les feuilles qui s’enroulent sur les bords, de même que les jeunes feuilles encore en croissance au sommet des rameaux.
Ce cornouiller produit des baies appréciées des oiseaux en hiver. A cette période, on peut le reconnaitre à ses rameaux rouges
Famille : Cornaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• tiges rougissantes en automne et en hiver • inflorescence en corymbe pédonculé • fleurs blanches à 4 pétales lancéolés et étalés • feuilles opposées • feuilles ovales lancéolées à courte pointe • nervures latérales arquées et arrondies • les fruits sont des drupes sphériques d’abord noires puis rouges, devenant noir bleuté ponctué de blanc à maturité
Étymologie
• Cornus vient du latin “Cornu = corne”, en raison du bois dur comme de la corne de la plupart des espèces de ce genre. • Sanguinea vient du latin “sangui = sang” et signifie “sanguin, rouge sang”, en référence à la couleur des rameaux et des feuilles en automne
Type végétatif / Sexualité
Vivace / Hermaphrodite
Taille
Plante : 2 à 4m de haut Inflorescence : 40 à 50mm
Habitat
Bois et haies de 0 à 1500m
Répartition géographique
Partout en France. Europe, Turquie, Caucase. Carte GBIF
Période d’observation
Reproduction / Dissémination
Il est pollinisé par les insectes. Les graines sont disséminées par les oiseaux qui mangent les baies en automne/hiver.
• Le Cornouiller mâle (Cornus mas)a des feuilles similaires mais ses fleurs sont très différentes : il fleurit très tôt en saison, avant l’apparition des feuilles, les fleurs sont jaunes et regroupées en ombelles, les fruits sont rouges à maturité et les rameaux ne rougissent pas
Cette germandrée aux fleurs souvent bicolores pousse principalement sur les rochers et côteaux calcaires des Pyrénées
Famille : Lamiaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• plante couchée • inflorescence en tête hémisphérique • fleurs blanchâtres, les lobes supérieurs souvent pourpres • feuilles suborbiculaires, velues et crénelées • le fruit est un tétrakène
Étymologie
• Teucrium vient du grec “Teucros“, nom d’un prince troyen qui aurait découvert les propriétés médicinales de certaines plantes de ce genre • Pyrenaicum signifie “des Pyrénées”, principale zone de répartition de l’espèce
Type végétatif / Sexualité
Vivace / Hermaphrodite
Taille
Plante : 5 à 20cm Inflorescence : 30 à 50mm
Habitat
Rocher et côteaux arides des montagnes calcaires, de 500 à 2000m
Répartition géographique
En France, principalement distribuée dans les Pyrénées, rare dans les Alpes de l’Isère, notée également des Landes. Répartie également en Espagne (Pyrénées et cordillère Cantabrique) Carte GBIF
Cette cardamine est assez atypique avec ses grandes fleurs et ses très grandes feuilles divisées en plusieurs lobes lancéolés
Famille : Brassicaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• tige simple dressée • inflorescence en courte grappe • grandes fleurs blanches, roses ou violacées • 4 pétales ovales, 3 fois plus longs que le calice • grandes feuilles pennatiséquées, ayant 2 à 4 paires de folioles • folioles lancéolées et irrégulièrement dentées • grappe fructifère assez courte • les fruits sont des siliques étalées-dressées
Type végétatif / Sexualité
Vivace / Hermaphrodite
Étymologie
• Cardamine vient du grec “kardaminê, kardamon = cresson”, dont cette plante se rapproche (les deux étaient consommées et se ressemblent visuellement) • Heptaphylla vient du grec “heptá = sept” et “phylla = feuilles”, en référence aux feuilles découpées en lobes souvent au nombre de 7
Taille
Plante : 30 à 60cm Fleur : 15 à 25mm
Habitat
Bois frais et humides, en particulier hêtraies, de 300 à 2200m
Répartition géographique
En France, distribuée dans divers massifs montagneux aux étages collinéen et montagnard. Absente d’un large tiers nord-ouest du pays. Espèce d’Europe centrale et méridionale Carte GBIF
Période d’observation
Reproduction / Dissémination
Elle est pollinisée par les insectes. Les graines tombent au sol non loin de la plante mère (barochorie).
• La Cardamine digitée (Cardamine pentaphyllos) fait des feuilles similaires, mais toujours à 5 folioles et palmatiséquées (les folioles se rejoignent toutes en un même point). Ses fleurs sont souvent d’un rose plus soutenu.
Cette espèce prostrée est endémique de la Péninsule Ibérique. Elle est recouverte d’un dense tomentum lui donnant un aspect laineux
Famille : Lamiaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle mondiale
Identification
• plante dense et prostrée, cotonneuse laineuse • inflorescence en glomérule terminal contenant généralement peu de fleurs ouvertes à la fois • corolle pourpre, rose ou parfois crème • lèvre supérieure bilobée • lèvre inférieure trilobée • style et étamines longs et saillants entre les lobes de la lèvre supérieure • calice volumineux et densément cotonneux, à 5 dents triangulaires • feuilles opposées, sessiles et tomenteuses • feuilles allongées à marge enroulée et régulièrement lobée
Étymologie
• Teucrium vient du grec “Teucros“, nom d’un prince troyen qui aurait découvert les propriétés médicinales de certaines plantes de ce genre • Gnaphalodes vient du grec “gnaphálion = laine, bourre” avec le suffixe “-odes = qui ressemble à”, en référence à l’aspect laineux de la plante
Taille
Plante : 5 à 30cm
Habitat
Maquis en milieux semi-aride, terrains pierreux, forêts de pins et de chênes verts, de 200 à 1500m
Elle est pollinisée par les insectes. Les graines tombent au sol non loin de la plante mère (barochorie).
Confusions possibles
• La Germandrée à têtes (Teucrium capitatum) a des inflorescences similaires mais c’est une plante dressée, aux glomérules longuement pédonculés. De plus, dans l’atlas de la flore d’Aragon (où j’ai photographié la plante présentée ici), il semble n’y avoir que la subsp capitatum, qui d’après la description fait des fleurs blanches.
Cette plante fait des fleurs extrêmement petites, mais très jolies quand on les regarde de près
Famille : Fabaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• port grêle, étalé ou dressé • inflorescence en glomérule ombelliforme axillaire de 3 à 8 fleurs • fleurs très petites et blanchâtres • étendard veiné de rouge • carène jaunâtre • ailes écartées • calice à dents courtes • feuilles divisées en plusieurs folioles, leur nombre impair, la terminale centrale et seule • feuilles stipulées • les fruits sont des gousses dressées et un peu arquées, étranglées aux articulations, à bec droit
• Ornithopus vient du grec “ornis = oiseau” et “poús = pied”, car les gousses arquées et regroupées font penser à une patte d’oiseau • Perpusillus vient du latin “pusilla = nain, tout petit”avec le préfixe “-per” employé pour intensifier un terme. Une référence à la très petite taille de ses fleurs
Type végétatif / Sexualité
Annuel ou bisannuel / Hermaphrodite
Taille
Plante : 3 à 30cm de haut Fleur : 3 à 5mm
Habitat
Milieux arides et sablonneux
Répartition géographique
Presque partout en France, mais rare dans les Alpes et en région méditerranéenne Europe de l’ouest et centrale Carte GBIF
Elle est pollinisée par les insectes, mais peut aussi s’autoféconder, ce qui n’est pas une méthode à privilégier car elle laisse de côté la diversité génétique. La dissémination est notée épizoochore sur Tela Botanica, mais je ne trouve pas d’infos précises à ce sujet. Souvent, les graines contenues dans des gousses sont expulsées lors de l’ouverture du fruit.
Cette plante sécrète des gouttelettes de suc blanc sur ses tiges et ses feuilles lorsqu’elles sont légèrement pressées, d’où son nom de genre. On la rencontre dans les friches et les pelouses rocailleuses
Famille : Asteraceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• plante ascendante et ramifiée • tiges pâles • tiges un peu collantes, libérant des gouttelettes de suc blanc lorsqu’elles sont légèrement pressées • nombreux capitules solitaires ou en petit faisceaux axillaires • capitules jaunes majoritairement à 5 ligules • involucre étroit et cylindrique • bractées sur plusieurs rangs, progressivement croissantes de l’extérieur vers l’intérieur • feuilles supérieures linéaires et longuement décurrentes, formant des bandes vertes le long de la tige • feuilles inférieures profondément découpées en segments dentés et étroits • le fruit est un akène noirâtre à bec court surmonté d’une aigrette blanche
Étymologie
• Lactuca vient du latin “lac, lactis = lait”, en référence au suc laiteux de ces plantes • Viminea vient du latin “vimen = bois flexible, osier”. Ce serait une référence à l’allure de la plante
Type végétatif / Sexualité
Vivace / Hermaphrodite
Taille
Plante : 40 à 120cm de haut Capitule : 10 à 15mm
Habitat
Pelouses rocailleuses, éboulis, friches, de 0 à 1800m
Répartition géographique
Répandue dans un large quart sud-est de la France Europe moyenne et méridionale Carte GBIF
Période d’observation
Reproduction / Dissémination
Elle est pollinisée par les insectes et ses graines sont dispersées par le vent grâce à leur aigrette de soies.
• La Laitue très rameuse (Lactuca ramosissima), parfois considérée comme une sous-espèce de L. viminea, est très ressemblante. Son port est plus compact et plus ramifié (mais les remontées après coupe de L. vimina peuvent également être ramifiées…). Le rostre des akènes mûrs de L. viminea est généralement inférieur à 80% du reste du corps, supérieur ou égal à 80% du reste du corps chez L. ramosissima. C’est une espèce plus rare, distribuée sur le littoral méditerranéen et en Corse. Pour plus de simplicité, je classerais sur cette page les plantes pouvant appartenir à l’une ou l’autre de ces espèces (ou sous-espèces…). • La Laitue des murs (Lactuca muralis) a les bractées disposées en deux rangées régulières, l’externe beaucoup plus courte que l’interne. Ses feuilles sont profondément découpées en segments anguleux. • La Chondrille à tiges de jonc (Chondrilla juncea) a un port un peu similaire, mais ses tiges sont bien vertes et ses capitules possèdent bien plus de fleurs
Cette espèce a un sosie récemment découvert en France, distinguable uniquement en examinant les graines (voir paragraphe plus bas). Les deux espèces peuvent donc figurer sur cette page. Leurs graines sont très appréciées des oiseaux !
Famille : Caryophyllaceae
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• tiges diffuses, couchées ou ascendantes • tige arrondie à ligne de poils alternant d’un côté à l’autre à chaque nœud • inflorescence en cyme terminale lâche • petites fleurs blanches • pétales échancrés jusqu’à leur base • pétales plus courts ou égalant les sépales • 3 styles • de 3 à 8 étamines, mais généralement moins de 5, rarement 10 • calice velu, à 5 sépales • bractées herbacées • feuilles ovales, pointues au sommet, pétiolées • le fruit est une capsule ovoïde, dépassant peu le calice • graines entre 0,8 et 1,2mm de diamètre, recouvertes sur la crête de tubercules arrondis ou aplatis
Autres noms
Mouron des oiseaux, Morgeline
Étymologie
• Stellaria vient du latin “Stella = étoile”, en référence à la forme des fleurs. • Media vient du latin “medius = qui est au milieu, central, intermédiaire”, sa taille étant intermédiaire entre celle de Stellaria neglecta et celle de Stellaria pallida.
Type végétatif / Sexualité
Annuel, bisannuel ou pérennante/ Hermaphrodite
Taille
Plante : 10 à 50cm Corolle : 5 à 8mm
Habitat
Friches, cultures, lisières, de 0 à 2500m
Répartition géographique
Toute la France Espèce cosmopolite, originaire d’Eurasie et d’Afrique du nord, introduite ailleurs Carte GBIF
Période d’observation
Reproduction / Dissémination
Elle est pollinisée par les insectes et ses plantes tombent au pied de la plante mère où elles germeront.
• La Stellaire rudérale (Stellaria ruderalis) est une plante récemment découverte en France. Elle est extrêmement similaire à S. media. La seule façon de distinguer les deux espèces est d’examiner les tubercules sur la crête des graines mûres : arrondis et pas plus hauts que larges pour S. media, pointus et au moins aussi hauts que larges pour S. ruderalis. • La Stellaire négligée (Stellaria neglecta) a des fleurs possédant majoritairement 10 étamines (rarement 8). C’est une plante un peu plus grande, à pétales égalant ou dépassant les sépales, à graines plus grandes (plus de 1,2mm de diamètre) et recouvertes sur la crête de tubercules coniques. Elle pousse dans les pelouses fraiches et humides, près des sources et dans les zones marécageuses. • La Stellaire pâle (Stellaria pallida) ne possède pas de pétales, ou alors très rudimentaires (moins d’1mm), n’a que 3 étamines (rarement 1 ou 4) et sa coloration générale est plutôt verdâtre pâle. • La Stellaire des bois (Stellaria nemorum) a les pétales nettement plus longs que les sépales. • La Stellaire des marais (Stellaria alsine) a une tige quadrangulaire et glabre. Ses sépales sont très pointus. • Le genre Cerastium a le fruit allongé dépassant longuement les sépales et la plupart des espèces possèdent 5 styles, sauf le Céraiste à 3 styles (Cerastium cerastoides) et le Céraiste douteux (Dichodon viscidum = Cerastium dubium) dont les pétales sont moins profondément échancrés (sur moins de la moitié de leur longueur).
Cette espèce du sud ouest de la péninsule ibérique est assez méconnue. Elle se reconnait facilement à ses pédipalpes bifides (genre) et à la ligne longitudinale sombre de son abdomen (espèce)
Ordre : Opiliones Sous-ordre : Eupnoi Infra-ordre : Super famille : Phalangioidea Famille : Phalangiidae Sous-famille : Dicranopalpinae Tribu: Genre : Dicranopalpus Espèce :Dicranopalpus pulchellus
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• pédipalpes bifides, à longue apophyse patellaire • corps beige • souvent flancs plus sombres • carré plus sombre autour des yeux • bande sombre centrale longitudinale étroite • longues pattes
Mâle • corps rond, un peu tronqué à l’arrière • apophyse des pédipalpes plus fine
Femelle • corps allongé, fusiforme • apophyse des pédipalpes plus épaisse
Étymologie
• Dicranopalpus vient du grec “dikranos = fourchu” et “palpus” qui désigne les palpes. En référence à la longue apophyse des pédipalpes qui leur donne une allure fourchue. • Pulchellus vient du latin “pulcher = beau, joli, gracieux” avec le suffixe diminutif masculin “-ellus“. Et en effet je trouve cette espèce particulièrement jolie.
Taille
Jusqu’à 4mm pour les mâles, jusqu’à 6mm pour les femelles (le corps sans les pattes)
Habitat
Il semble préférer les milieux secs à ensoleillement important, en plaine et en montagne au moins jusqu’à 1000m
Répartition géographique
Espèce absente de France, présente dans le quart sud-ouest de la péninsule ibérique Carte GBIF
Période d’observation
Il y a peu de données, mais il semble que les adultes soient surtout trouvés en hiver
Cette punaise au corps extrêmement plat vit sous les écorces des arbres morts
Ordre : Hemiptera Sous-ordre : Heteroptera Infra-ordre : Pentatomorpha Super famille : Aradoidea Famille : Aradidae Sous-famille : Aneurinae Tribu : Genre : Aneurus Espèce : Aneurus avenius
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• corps ovale et très plat • coloration brune • scutellum gros et semi-circulaire • tête triangulaire • tache jaunâtre à la base des ailes • stigmates ventraux, seul le dernier est situé sur le bord du dernier tergite
Mâle • pygophore saillant • pas de tubercule saillant sur le 5ème tergite abdominal
Femelle • dernier tergite peu saillant, à marge postérieure légèrement convexe, sans mamelons
Larve • corps jaune à sclérites bruns et yeux rouges
Étymologie
• Aneurus vient du grec “neuron = nervure” avec le préfixe privatif “a” et fait référence aux ailes de ces punaises qui sont pratiquement dépourvues de nervures. • L’origine d’avenus est inconnue. En latin, “avena = avoine” mais ces punaises ne se nourrissent pas de céréales…
Taille
4 à 5mm
Habitat
Forêts mixtes et de feuillus
Répartition géograpgique
Partout en France Europe de l’ouest de Europe centrale Carte GBIF
Période d’observation
Biologie
Cette espèce vit sous les écorces d’arbres morts (surtout feuillus) infectés par des champignons dont elle ne nourrit. Les œufs sont pondus plusieurs fois par an et tous les stades peuvent être trouvés ensemble.
Risques de confusions
• Aneurus laevis est très similaire. Chez cette espèce, les 3 derniers stigmates sont latéraux. Le mâle possède un tubercule saillant sur le tergite 5 (visible même avec les ailes posées dessus car il déforme la membrane). La femelle a la marge postérieure du tergite 7 bisinuée, formant deux mamelons. • Iralunelus gallicus est aussi très ressemblant. Il se reconnait à son dernier latérotergite subdivisé en deux parties triangulaires par un sillon longitudinal.
Ces hyménoptères au corps fin et allongé sont souvent observés sur les fleurs de renoncules
Ordre : Hymenoptera Sous-ordre : Symphyta Infra-ordre : Super famille : Cephoidea Famille : Cephidae Sous-famille : Cephinae Tribu : Cephini Genre : Cephus Espèce : Cephus spinipes
Difficulté de détermination
Statut de conservation
Non évalué
Identification
• antennes élargies à partir du tiers apical • corps noir à bandes jaunes sur l’abdomen • face noire • mandibules jaunes • ailes hyalines • stigma brun • fémurs noirs • tibias 1 et 2 jaunes • tibias 3 jaunes, assombris sur le tiers apical • griffes à extrémité simple, avec seulement une petite dent ventrale
Femelle • pas de tache jaune près de l’œil • cerques nettement plus courts que la moitié du fourreau de la scie • fourreau de la scie progressivement rétréci en allant vers l’apex, formant un angle avec la plaque basale, il n’est pas dans son prolongement, il est donc horizontal
Mâle • une tache jaune au bord interne des yeux • dépression sur le 8ème sternite
Autres noms
Cephus cultratus
Étymologie
• Cephus a une origine incertaine. Il peut venir du grec “kēphḗn = faux bourdon” ou alors “kephalē = tête” • Spinipes vient du latin “spina = épine” et “pēs = pieds”
Taille
6 à 10mm
Habitat
Divers milieux herbeux
Répartition géographique
En France, les observations sont peu nombreuses mais éparpillées sur une grande partie du pays, laissant supposer une vaste aire de répartition. Nord et centre de l’Europe, steppes de Russie, Caucase Carte GBIF
Période d’observation
Biologie
Les larves se développent et se nymphosent dans les tiges des plantes hôtes
Plantes hôtes
Phleum pratense, Dactylis glomerata
Confusions possibles
En France, les autres Cephidae sont : • Cephus pygmaeus est très proche. Chez cette espèce, les tibias 3 sont jaunes sur leur face externe, la face interne étant foncée sur les 2/3 apicaux. Les antennes sont plus élargies à l’apex. Les griffes sont bifides. Le fourreau de la scie de la femelle est aligné dans le prolongement de la plaque basale (dernier segment ventral), il est donc recourbé vers le haut • Cephus brachycercus a les tibias 3 entièrement jaunes (parfois assombris juste à l’apex), son abdomen est noir avec les tergites 3 à 7 tachés de jaune seulement latéralement • Cephus nigrinus a l’abdomen entièrement noir • Cephus fumipennis a la moitié basale des ailes enfumée, la nervure costale est jaunâtre, le tibia 3 entièrement jaune. • Cephus lateralis a les ailes entièrement enfumées • Le genre Trachelus a pour la femelle le fourreau de la scie élargi vers l’apex, le mâle possède une dépression également sur le 7ème sternite (uniquement sur le 8ème pour le genre Cephus) • Le genre Calameuta a pour la femelle des cerques très longs, atteignant presque l’apex du fourreau de la scie. Le mâle ne possède pas de dépression sur le 8ème sternite. • Les genres Janus et Phylloecus ont les antennes à peine élargies à partir du 4ème article, restant de même largeur jusqu’à l’apex