Bonjour à tous,
Voici les nouvelles fiches ajoutées sur le site tout au long du mois de janvier. Il y en a assez peu, la période est plutôt chargée pour moi :
Collembole :
• Tomocerus vulgaris, un collembole que je cherchais depuis longtemps ! D’après son nom on devrait le croiser souvent, mais pour ma part ce n’est pas du tout le cas, j’ai croisé des milliers de Tomocerus minor depuis que je photographie les collemboles, mais lui je ne l’ai vu qu’une fois…
Diptère :
• Spurgia euphorbiae, petite mouche de la famille des Cecidomyiidae dont la larve forme des galles en forme d’artichaut sur les bourgeons terminaux des euphorbes. Et on ne peut pas les louper, surtout les galles à un stade avancé qui sont bien rouges. Dans cette famille, il est bien plus aisé d’identifier les espèces via les galles formées par les larves (ou plutôt formées par la réaction des plantes en réponse à l’attaque des larves) que via les adultes.
Hémiptère :
• Punaise écuyère (Lygaeus equestris), punaise noire et rouge assez commune mais attention, il y a un sosie moins répandu ! Pour les différencier, il faut regarder la pilosité du scutellum (couchée pour L. equestris, dressée pour L. simulans), et la forme des tubercules antennifères (droits et peu saillants pour L. equestris, tournés vers l’extérieur et anguleux pour L. simulans)
Hyménoptère :
• Pseudovipio sp, de petites guêpes dont les larves sont parasitoïdes de coléoptères et de lépidoptères (je suppose de leurs larves, je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos à leur sujet)
Plantes :
• Euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias), euphorbe à feuilles très étroites, quasiment linéaires. Vues en même temps que les galles de la cécidomie !
• Polypodium sp, un genre de fougères dont les espèces sont difficiles à déterminer sans microscopie (et en plus, elles s’hybrident). En revanche, le genre se reconnait aisément à ses sores arrondies sans indusies et à ses pennes entières soudées au rachis.
• Hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum) et Hélianthème poilu (Helianthemum violaceum, deux espèces très proches pouvant s’hybrider. J’ai essayé de faire une identification spécifique, mais j’ai abandonné… En principe, H. apenninum a des sépales entièrement tomenteux, tandis que H. violaceum a les sépales glabres ou avec seulement les nervures tomenteuses. Cependant, on trouve fréquemment des formes intermédiaires, résultant d’hybridation ou d’introgression. Notamment, les individus de H. apenninum ayant perdu le tomentum à la surface des sépales, et développant une pilosité plus soutenue sur les nervures de ces derniers seraient assez courants.
• Germandrée tomenteuse (Teucrium polium), plante d’apparence toute douce, recouverte de soies tomenteuses
Une galerie des nouveaux visuels :
Merci une fois de plus à tous mes tipeurs qui me permettent de maintenir ce site en accès libre sans publicité !
Pour ceux qui souhaitent/peuvent participer, je vous invite à consulter ma page Tipeee










Bravo Jessica, votre travail est remarquable.
On sent l’amour du vivant qui vous anime. Je le vis aussi.
Vos explications m’aident beaucoup dans les déterminations que j’essaie de faire. L’essentiel est montré, avec clarté et précision scientifique. Et en plus, vous êtes généreuse et partagez tout ça grâce à votre site. Un grand merci !
Bonne continuation.
Bonjour,
Un grand merci à vous, très heureuse que tout cela vous serve !
Bonne continuation à vous aussi, et belles rencontres naturalistes 🙂