
Vallot, 1827
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Cette petite mouche forme des galles en forme d’artichaut sur les euphorbes. Elles rougissent au cours de leur déveoppement et deviennent alors très visibles
Ordre : Diptera
Sous-ordre : Nematocera
Infra-ordre : Bibionomorpha
Super famille : Sciaroidea
Famille : Cecidomyiidae
Sous-famille : Cecidomyiinae
Tribu :
Genre : Spurgia
Espèce : Spurgia euphorbiae
Difficulté de détermination

Statut de conservation
Non évalué
Identification
• gris foncé à abdomen rougeâtre
Galle
• bourgeons terminaux hypertrophiés, ressemblant à des artichauts
• d’abord verte et assez fine, à écailles élargies et lâches
• puis rouge et globuleuse, à écailles plus compactes
Taille
Adulte : 2mm
Larve : 1 à 2mm
Répartition géographique
Espèce européenne introduite en Amérique du nord pour lutter contre les espèces envahissantes d’euphorbes (du complexe Euphorbia esula)
Carte GBIF
Période d’observation

Biologie
Les adultes émergent au printemps. Les femelles pondent alors leurs œufs en groupes sur les feuilles des jeunes pousses. Ils sont oranges et cylindriques. Les larves se développent dans les bourgeons terminaux où elles forment des galles. Elles sont jaunes à oranges et grégaires. La nymphose a lieu dans un cocon à l’intérieur de la galle. Les adultes qui en émergent reproduisent le cycle. Il peut y avoir de 2 à 3 voire jusqu’à 5 générations selon les localités. Les larves de la dernière génération se nymphosent dans le sol et y passent l’hiver.
Plantes hôtes
Euphorbiaceae : Euphorbia amygdaloides, Euphorbia characias, Euphorbia cyparissias, Euphorbia dulcis, Euphorbia esula, Euphorbia falcata, Euphorbia helioscopia, Euphorbia iberica, Euphorbia illyrica, Euphorbia myrsinites, Euphorbia nicaeensis, Euphorbia salicifolia, Euphorbia seguieriana, Euphorbia serrata, Euphorbia verrucosa.
Êtres vivants associés
• Inquiline : Macrolabis lutea (Cecodomyiidae)
• Parasitoïdes : Omphale euphorbiae (Eulophidae), Torymus chloromerus (Torymidae)
Risques de confusions
Il existe une autre espèce, dont les galles et les larves ne sont pas différenciables : Spurgia esulae, qui se trouverait en Italie, Suisse, Allemagne et Tchéquie. Elle est à priori absente de France mais cela reste à prouver et il est probable qu’elle soit aussi présente chez nous. Il est aussi probable que Spurgia euphorbiae et Spurgia esulae soient en réalité une seule et même espèce, mais le groupe a besoin d’une révision. Les plantes hôtes et le cycle biologique des deux espèces sont similaires.
Lorsque j’ai fait les recherches, je me suis retrouvée confrontée à plusieurs synonymes, des espèces qui n’existent plus… Pour éclaircir tout ça : l’espèce initiale est nommée Bayeria capitigena. Elle est ensuite transférée dans le genre Spurgia et séparée en deux espèces, Spurgia capitigena et Spurgia esulae. Par la suite, Spurgia capitigena est synonymisée avec Spurgia eophorbiae.
Sources
• Spurge biocontrol agents – History and ecology in North America
• Plant Parasites of Europe
• Insectes des euphorbes / Insectes n° 147
• Host Specificity of Spurgia esulae Gagné (Diptera: Cecidomyiidae), a Gall Midge Introduced into the United States for Control of Leafy Spurge (Euphorbia esula L. “Complex”)







Au top ! Merci pour le travail fourni pour nous documenter.
Avec grand plaisir !