
(L.) Mill., 1768 / (Cav.) Pers., 1806
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Ces deux espèces sont très proches l’une de l’autre et peuvent d’hybrider. Dans les zones où les deux répartitions se chevauchant (zone méditerranéenne), l’identification spécifique est très délicate
Famille : Cistaceae
Difficulté de détermination du duo d’espèces

Difficulté de détermination des deux espèces entre elles

Statut de conservation

Préoccupation mineure à l’échelle nationale pour les deux espèces
Identification
Ces deux espèces sont très ressemblantes. En principe, H. apenninum a des sépales entièrement tomenteux, tandis que H. violaceum a les sépales glabres ou avec seulement les nervures tomenteuses. Cependant, on trouve fréquemment des formes intermédiaires, résultant d’hybridation ou d’introgression. Notamment, les individus de H. apenninum ayant perdu le tomentum à la surface des sépales, et développant une pilosité plus soutenue sur les nervures de ces derniers seraient assez courants.
Pour plus de simplicité, je classerais les plantes pouvant appartenir à l’une ou l’autre de ces espèces ici. La répartition géographique permet dans certains cas de pouvoir nommer une plante H. apenninum, mais dans les zones où les deux espèces sont présentes c’est bien plus délicat.
• tiges dressées, ligneuses à la base
• inflorescence en grappe terminale lâche
• fleurs blanches, avec ou sans onglet jaune, plus rarement fleurs roses
• nombreuses étamines
• calice à 3 grands sépales internes et 2 externes plus petits
• sépales avec ou sans tomentum, plus ou moins teintés de rose
• feuilles linéaires à étroitement lancéolées, à marge révolutée
• feuilles tomenteuses sur les deux faces, parfois seulement dessous
• présence de stipules
• le fruit est une grosse capsule penchée subglobuleuse, égalant les sépales
Étymologie
• Helianthemum vient du grec “helios = soleil” et “anthos = fleur”. Je trouve plusieurs significations : cela pourrait venir de la couleur jaune des fleurs de certaines espèces du genre ainsi que de leur forme (d’après Fournier) ; ou au fait que les fleurs ne durent qu’une journée d’après Coste ; ou au fait que les fleurs se tournent vers le soleil comme des tournesol (je n’ai pas pu vérifier cette information, je ne sais pas si c’est vrai) ; ou encore en référence aux fleurs qui s’ouvrent au lever du soleil.
• Apenninum fait référence aux Apennins, montagnes d’Italie d’où venait le type qui a été décrit.
• Violaceum signifie “violet” en latin, probablement en référence aux sépales teintés de rouge violacé (ce qui n’est pas propre à cette espèce).
Type végétatif
Vivace
Taille
Plante : 20 à 30cm
Fleur : 20 à 30mm
Habitat
Milieux calcaires, ouverts et pierreux (pelouses, côteaux, bosquets de thym, broussailles légères, pâturages secs, forêts de chênes verts), de 0 à 2000m (H. apenninum), de 0 à 600m (H. violaceum).
Répartition géographique
• H. apenninum : Afrique du nord, sud et ouest de l’Europe. Presque partout en France, mais plus rare au nord et au nord-ouest. Absente de Corse. Carte GBIF
• H. violaceum : Nord du Maroc et sud-ouest de l’Europe, du Nord de l’Italie jusqu’à la péninsule Ibérique. En France, réparti sur le pourtour méditerranéen, remonte la vallée du Rhône. Carte GBIF
Période d’observation

Êtres vivants associés
• Coléoptère Apionidae : Helianthemapion velatum, Phrissotrichum grenieri
• Coléoptère Buprestidae : Agrilus elegans
• Coléoptère Chrysomelidae : Labidostomis lusitanica
• Coléoptère Curculionidae : Strophosoma valderejoi
• Hétéroptère Miridae : Tinicephalus discrepans
• Homoptère Aphididae : Aphis cisticola, Aphis fabae
• Homoptère Diaspididae : Discodiaspis numidica
• Homoptère Eriococcidae : Rhizococcus cistacearum
• Homoptère Lecanodiaspididae : Lecanodiaspis sardoa
• Homoptère Pseudococcidae : Pelionella sablia
• Lépidoptère Coleophoridae : Coleophora cyrniella, Coleophora eupreta, Coleophora ochrea
• Lépidoptère Geometridae : Antilurga alhambrata, Dyscia lentiscaria
• Lépidoptère Hesperiidae : Pyrgus bellieri, Pyrgus onopordi
• Lépidoptère Lasiocampidae : Psilogaster loti
• Lépidoptère Lycaenidae : Callophrys rubi
• Lépidoptère Momphidae : Mompha miscella
• Lépidoptère Scythrididae : Scythris flaviventrella
• Thysanoptère Aeolothripidae : Aeolothrips tenuicornis
• Thysanoptère Phlaeothripidae : Haplothrips priesnerorum
• Champignon : Podosphaera helianthemi, Leptospora rubella, Leveillula taurica
Espèces semblables
Aucune du genre Helianthemum en France
• Il existe une espèce proche en Espagne, Helianthemum asperum, pour qui je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos. Ses sépales semblent posséder des soies raides plus denses. Les seules photos que j’ai pu voir montrent des feuilles recouvertes de soies hispides, mais d’après les descriptions les feuilles peuvent aussi être tomenteuses, et en plus elle pourrait s’hybrider avec H. violaceum….
• A première vue, on pourrait les confondre avec le genre Cistus, mais ces derniers ne possèdent pas de stipules. Les deux espèces pouvant y ressembler sont Cistus umbellatus subsp. viscosus mais les feuilles ne sont pas duveteuses sur le dessus (seulement avec quelques poils glanduleux), et Cistus monspeliensis dont les feuilles sont glabres et marquées d’un fort réseau de nervures.
Sources
• Herbario de Jaca
• FLOREALPES
• Dictionnaire étymologique de la flore française, J.P. Ferrari, 1984
• Dictionnaire etymologique de la flore francaise, Gentil, 1923
• tilo botanica
• Les botanistes cherchent le soleil… par terre ! – Tela Botanica
• Tela Botanica
• Infoflora
• Maflorefc
• Plante Méditerranéenne
• Plant Parasites of Europe








