Plateau de Beille 13 mai 2021

Matinée très fraiche sur le plateau. Il a neigé dans la nuit, et au petit matin, tout est saupoudré !

Les paysages sont de Christophe.

Les oiseaux du coin sont habitués, et il en faut plus pour refroidir les Roitelets huppés (Regulus regulus). S’agitant sans cesse pour dénicher un casse-croûte, notre plus petit oiseau européen, pesant 5 grammes, n’est pas facile à suivre dans les pins.

La forêt résonne du chant des Merles à plastron (Turdus torquatus). Ils mettent bien l’ambiance, et chantent perchés très haut, au sommet des pins.

Sur la piste, plusieurs Venturons montagnards (Carduelis citrinella) grapillent ce qu’ils peuvent y trouver, graines et arthropodes.

Ils sont parfois accompagnés de Pinsons des arbres (Fringilla coelebs).

Toujours nombreuses et peu farouches, les Mésanges noires (Periparus ater).

Un chanteur qui apprécie plutôt les buissons bas comme les genévriers ou les petits pins à crochets, l’Accenteur mouchet (Prunella modularis).

Nous tombons dans ce secteur sur une famille de Bec-croisé des sapins (Loxia curvirostra). Cet oiseau peut se reproduire en n’importe quelle saison, ils ont juste besoin de cônes de pins murs.

Un jeune, au plumage verdâtre et strié.

Un Rougegorge familier (Erithacus rubecula), il y avait pas mal de chanteurs aujourd’hui.

Au-dessus de la limite des arbres, la neige est toujours bien présente au sol. Il y avait un grand nombre d’Alouettes des champs (Alauda arvensis) (et aussi des lulu d’ailleurs mais plus bas dans la forêt).

Puis un couple de Traquets motteux (Oenanthe oenanthe). Le mâle est bien visible, mais la femelle a un plumage plus discret et ne se voit presque pas sur les herbes sèches (en haut à gauche sur la photo avec le mâle).

En début d’après-midi, la neige a pratiquement fondu. Dans une mare temporaire, j’observais des dizaines de têtards de grenouille rousse et des larve de dytiques en nombre dont certaines se régalaient de têtards lorsque j’ai remarqué une forme bleuâtre bouger sur la berge, juste au bord de l’eau. En regardant mieux, il y en avait des dizaines, peut-être des centaines. Des collemboles ! Je n’ai pas trainé le matériel sur mon dos pour rien. Une fois tout monté, je fais quelque clichés. Ce sont des Podura aquatica, une espèce que je n’avais encore jamais vue !

Autre rencontre qui fut une première pour moi, plusieurs Elaphrus pyrenoeus couraient au bord de l’eau. Ces Carabidae ont de superbes couleurs. Cette espèce est endémique des Pyrénées.

24 commentaires sur “Plateau de Beille 13 mai 2021”

  1. Super reportage du Plateau de Beille, de très belles observations, un que j’aprici particulièrement, c’est Elaphrus pyrenoeus que je n’ai jamais vu, et je vois qu’il ne devait pas faire très chaud !

  2. Merci Jessica pour ce beau reportage. Vos photos sont toujours aussi belles. J’ai particulièrement apprécié les becs-croisés et les roitelets toujours difficiles à « saisir » tant ils sont nerveux. Je découvre aussi l’Elaphrus pyroenus sans doute très local et qui, de loin, ressemble à un Cicindele.

    1. Merci à vous c’est gentil ! Oui les roitelets sont vraiment agités, cela faisait un moment que je n’avais pas réussi à les photographier correctement. C’est vrai qu’il a un air de cicindèle cet Elaphrus, les deux font partie de la même famille !

  3. Magnifique Elaphrus, c’est toujours de beaux moments d’observer des espèces endémiques, où qu’elles soient.
    Une belle nature à préserver !
    Amitiés naturalistes,
    Vincent

  4. Superbe ambiance au plateau de Beille. Ton oiseau préféré était au rendez-vous et le Carabidae est un véritable bijou !

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