Scandinavie 2017 : Canyon de Bleik 09 août

Ça y est, c’est enfin le jour de notre sortie cachalots. Bon pour l’instant les nuages sont très bas, on ne voit pas le sommet des montagnes et il bruine. Aucun regret d’avoir choisi la sortie de 17h.
En début d’après midi nous faisons un tour au port de Bleik, où nous observons des goélands cendrés, adultes et jeunes.

Un bateau part faire le tour de l’ile de Bleik, ici aussi ils font des « puffin safari ». La vue depuis la digue vers la ville de Bleik.Le ciel est toujours aussi plombé mais au moins il ne pleut plus. Il est l’heure d’aller enfiler nos grosses combinaisons pour aller voir les cachalots (enfin on espère !). Nous partons à 17H. pas de soleil dommage, mais pas de pluie non plus et surtout pas de vent !

Nous voyons assez rapidement un macareux. Son bec est très fin et sa tête sombre, c’est un jeune. Les adulte en plumage d’hiver sont semblables, mais tous ceux que nous avons vu avaient leur livrée nuptiale.Nous croisons aussi assez vite des fulmars boréaux, nous ne les avions pas encore rencontrés cette année ! En dehors de la saison de reproduction, eux aussi vivent au large.Puis ça y est, au bout d’une demi heure de navigation, nous voyons notre premier cachalot !

Il s’oxygène quelques minutes en surface.
Puis il arrondi le dos, signe qu’il va sonder.
Nous sommes tous prêts pour voir la queue émerger !

Puis il disparait dans les profondeurs.

Nous apprenons que cet individu est bien connu. Il est facilement identifiable avec sa tache jaunâtre juste en avant de la bosse dorsale combinée à la « dent » saillante sur sa caudale (qui est en fait le résultat d’un manque de peau de part et d’autre de cette dent). Il se nomme Glen (je ne sais pas si je l’orthographie correctement) et vient ici depuis 25 ans.

Nous continuons la navigations et croisons d’autres fulmars.

Parfois posés sur l’eau.
La forme la plus courante est celle que nous venons de voir, blanc avec le dessus des ailes, du dos et de la queue gris. Mais il existe aussi une forme sombre, et une forme intermédiaire, avec différents niveaux de gris, comme celui-ci.

Nous sommes partis à deux bateaux, voici un cliché du deuxième.Au loin, nous apercevons des ailerons. Ils sont grands, beaucoup plus que ceux des dauphins bleus et blancs et grands dauphins que j’ai vu en méditerranée. L’équipage n’est pas certain de l’espèce, ici les dauphins les plus probables sont le lagénorhynque à flancs blancs de l’Atlantique et le lagénorhynque à bec blanc. Mais tous deux n’ont pas un melon aussi arrondi, ni de cicatrices aussi nombreuses sur le corps. Cela peut arriver à quelques individus certes, mais sur autant, cela ne doit pas être une coïncidence. Il s’avère que ce sont des dauphins de Risso.

Il y a des jeunes dans le groupe.

Les jeunes n’ont pas encore de cicatrices sur le corps.

Un autre souffle est aperçu au loin, nous quittons le groupe de dauphins pour se diriger dans sa direction.

En chemin, nous voyons d’autres fulmars.

Nous rejoignons notre cachalot. Alors je ne suis pas une pro en ce qui concerne les règles de bonne conduite quant à l’approche des cétacés, mais je sais qu’il ne faut pas les aborder strictement par l’arrière ni leur couper la route, ne pas changer de trajectoire brutalement autour d’eux et garder une distance de sécurité. C’est d’ailleurs ce que l’on nous a expliqué lors du briefing. Le bateau se met à distance respectable, met les moteurs au repos, et observe. Parfois les animaux prennent une direction qui fait qu’ils se rapprochent de nous, parfois c’est l’inverse. Parfois ils n’ont clairement pas envie d’être dérangés, et là il ne faut pas insister.

Quelques souffles.

Il finit par sonder.

Bye bye !
10 minutes plus tard un autre cachalot refait surface.

Il se rapproche.

Il se prépare à plonger.

Là il est quand même vraiment proche ! Bon faut dire aussi qu’avec sa taille et au 300mm, il n’y a pas vraiment de problème de distance.

On peut dire que déjà en 2h, nous avons vu de belles choses ! Il reste encore 1h de navigation.

Nous voyons encore des fulmars !

Un petit groupe de macareux passe.Quelques éclaircies pointent le bout de leur nez plus au large.

Nous observons enfin un dernier cachalot.

Il avance vite, et ne semble pas coopératif.

Je ne m’en étais pas rendu compte sur le terrain, mais en traitant les photos et en comparant la tache juste en avant de la bosse dorsale, il s’avère que c’est le même individu que le dernier que nous avons observé. Toutes les petites formes de la tache sont exactement identiques.

Il disparait rapidement sans montrer sa queue.

J’ai fait un petit montage pour comparer plus facilement les deux taches.En rentrant au port, nous croisons des vols de macareux.

Et c’est la fin de cette superbe journée riche en émotions.

12 commentaires sur “Scandinavie 2017 : Canyon de Bleik 09 août”

    1. Splendides ces cachalots, c’est vraiment superbe lorsqu’ils sondent, ce doit être vraiment impressionnant !!! Superbe obs également pour les dauphins de Risso… Les Vesterålen sont vraiment un coin génial où l’on peut côtoyer sans les déranger (avec quelques précautions tout de même on est d’accord) des espèces magiques… sur terre comme sur mer d’ailleurs. J’en garde un magnifique souvenir et votre reportage me donne envie d’y retourner, merci !!! 🙂
      Seb

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