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Bithia sp

Robineau-Desvoidy, 1863

Ces mouches sont parasitoïdes de chenilles. On peut les observer butinant les fleurs en été.

Ordre : Diptera
Sous-ordre : Brachycera
Infra-ordre : Muscomorpha
Super famille : Oestroidea
Famille : Tachinidae
Sous-famille : Tachininae
Tribu : Tachinini
Genre Bithia
Espèce 

Difficulté de détermination du genre

Difficulté de détermination des espèces

Identification

• 3 ia postsuturales
• 3 soies alignées sur le calus huméral
• arista épaissie sur au moins 2/5 de sa longueur
• arista glabre (les soies sont très courtes)
• pas de fortes soies remontant sur les crêtes faciales
• joues glabres
• yeux glabres
• marge de la bouche formant une bosse bien visible de profil
• T3 et T4 à soies discales
• pattes noires
• veine m anguleuse
• m-cu pas particulièrement inclinée
• cellule R5 ouverte
• la section de m entre r-m et m-cu est plus longue que la section entre m-cu et la courbure de m
• pas d’appendice à la courbure de la nervure m

Les espèces ne sont pas toujours simples à identifier, je classerais ici celles pour qui je n’ai pas pu aller à l’espèce.

En France, d’après l’INPN, nous avons :
Bithia acanthophora
Bithia demotica
Bithia discreta
Bithia glirina
Bithia immaculata
Bithia jacentkovskyi
Bithia modesta
Bithia spreta

Voici le condensé de deux clés tirées de documents disponibles en ligne (liens dans les sources)

1 : r4+5 avec des soies s’étendant bien au-delà de r-m. r1 et cu1 presque toujours avec des soies. Scutellum avec une courte soie latérale => Bithia spreta
– r4+5 avec des soies s’étendant au maximum jusqu’à r-m. r1 et cu1 glabres. Scutellum sans soies latérales : 2

2 : r4+5 avec des soies s’étendant jusqu’à r-m ou presque. Tégula jaune ou marron. Tergites 3 et 4 à soies discales. Dépression médiane du sintergite 1+2 atteignant le bord postérieur du sintergite. Abdomen uniformément pruineux. Front chez les mâles à peu près aussi larges qu’un œil => Bithia glirina
– r4+5 avec 3 à 6 soies sur sa base => 3

3 : Dépression médiodorsale du sintergite 1+2 atteignant le bord postérieur du sintergite. Le front, chez les mâles, est au maximum 0,95 fois plus large qu’un œil. Tégula noire. Scutellum à soies apicales croisées. Sintergite 1+2 sans soies marginales => 4
– Sintergite 1+2 non creusé jusqu’au bord postérieur. Front chez les mâles plus larges qu’un œil => 7

4 : Abdomen sous n’importe quel angle de vue totalement et uniformément recouvert d’une pruinosité jaunâtre, sans taches sombres ni trace de bande longitudinale centrale. Les soies les plus longues de l’arista mesurent environ la moitié de son diamètre maximum. Mâles : tergite 6 orienté verticalement, affleurant presque les segments 7+8 ; front 0,51 à 0,59 fois aussi large qu’un œil. Femelles : bord postérieur des tergites 5 et 6 à pruinosité de même intensité que la pruinosité des bords postérieurs des tergites 3 et 4 => Bithia immaculata
– Abdomen à pruinosité gris argenté plus ou moins irisée, laissant apparaitre au moins une trace de bande longitudinale centrale sous un certain angle d’éclairage. Arista à soies plus longues. Mâles : le tergite 6 a une position similaire au tergite 5, il forme un angle aigu avec les segments 7+8 ; front plus large. Femelles : bord postérieur des tergites 5 et 6 plus avec une pruinosité plus légère que sur les tergites précédents, apparaissant noire en vue dorsale => 5

5 : Pruinosité de l’abdomen avec des taches irrégulières qui apparaissent plus claires ou plus foncées selon l’angle de vue. Les soies les plus longues de l’arista ne dépassent pas les 2/3 de son diamètre maximal. Mâles : cerques, en vue latérale, légèrement sinueux et crochus au sommet ; segment 7+8 à peu près aussi long que l’épandrium ; front 0,73 à 0,95 fois aussi large qu’un œil. Femelles : palpes jaunes ; 2ème segment antenne rouge-jaune => Bithia demotica
– Pruinosité de l’abdomen avec ou sans taches variables. Les soies les plus longs de l’arista mesurent environ 3/4 de son diamètre maximal. Mâle : cerques droits, avec seulement un léger crochet apical ; segment 7+8 environ 1,5 fois aussi long que l’épandrium. Femelle : palpes jaunes à noirs ; pédicelle brun à noir => 6

6 : Les soies de l’arista mesurent environ les 3/4 de son diamètre maximum. Moitié distale du scutellum jaune. Pubescence générale de l’abdomen dressée => Bithia modesta
– Les soies de l’arista sont à peu près aussi longues que son diamètre maximum, parfois plus longs. Scutellum presque entièrement jaune. Pubescence abdominale plus ou moins décombante => Bithia proletaria

7 : Scutellum à soies apicales croisées. Tégula noire. Front chez les mâles à peine plus large qu’un œil, sans
soies orbitales proclinées ou réclinées => Bithia acanthophora
Scutellum sans soies apicales croisées ou seulement avec de fines soies apicales divergentes. Tégula jaune ou marron. Front chez les mâles au moins 1,4 fois aussi large qu’un œil, avec une soie orbitale réclinée et 2 soies orbitales proclinées => 8

8 : Sintergite 1+2 à 2 soies marginales. Tegula de la même couleur que le basicosta. Mâles : 3ème segment antennaire environ 3,5 fois à 4 fois plus long que le 2ème => Bithia geniculata
– Sintergite 1+2 sans soies marginales (si présentes, elles sont alors très fines). Mâle : 3ème segment antennaire environ 2,5 fois plus long que le 2ème => 9

9 : Second segment antennaire jaune ou jaunâtre. Tégula brune. Tibia médian avec 3-4 soies antérodorsales.
Partie postéro-dorsale de la tête à pubescence blanche => Bithia jacentkovskyi
– Second segment antennaire noir (au plus brun chez la femelle). Tégula jaune. Tibia médian avec 1 soie antérodorsale (plus une plus petite proximale). Partie postéro-dorsale de la tête à pubescence noire => Bithia discreta

Taille

5 à 11 mm

Répartition géographique

Paléarctique

Période d’observation

Biologie

Parasitoïde de chenilles (larves de lépidoptères)

Genres semblables

Ces tachinaires ne sont pas évidentes à identifier. Les caractères du genre sont toutefois relativement simples à voir sur photo, bien que nombreux. Il ne faut pas hésiter à multiplier les prises de vues.
Dans la clé des Tachinidae d’Europe centrale, le genre le plus proche serait Demoticus, chez qui l’arista est épaissie sur plus de la moitié de sa longueur.

Sources

Le Monde des insectes
Clé des Tachinidae d’Italie
Clé des Tachinidae d’Europe centrale

En suivant la clé, ce mâle pourrait appartenir à deux espèces : Bithia modesta ou Bithia demotica. Les mâles sont vraiment difficiles à séparer sur simple photo, c’est même pratiquement impossible (il faut soit voir les genitalia, soit mesurer précisément les petites soies de l’arista). A noter que dans la clé d’Italie, il y a une autre espèce très proche de ce duo : Bithia proletaria (pas encore notée de France).

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