
O.F. Müller, 1776
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Ces coléoptères principalement nocturnes sont incapables de voler, leurs élytres étant partiellement soudés
Ordre : Coleoptera
Sous-ordre : Polyphaga
Infra-ordre : Cucujiformia
Super famille : Curculionoidea
Famille : Curculionidae
Sous-famille : Entiminae
Tribu : Polydrusini
Genre : Liophloeus
Espèce : Liophloeus tessulatus
Difficulté de détermination

Statut de conservation
Non évalué
Identification
• corps ovale et convexe
• élytres larges à épaules prononcées
• corps recouvert de squamules brun clair et brun foncé formant un motif en damier
• certains individus sont totalement desquamulés et apparaissent alors noirs
• scrobes latéraux et allongés
• rostre large, légèrement élargi en avant
• fossette entre les yeux
• ligne longitudinale lisse sur le pronotum
Taille
7 à 13mm
Habitat
Prairies, lisières de forêts, fourrés, bords de chemins
Répartition géographique
Presque partout en France
Europe jusqu’en Russie, absente de l’extrême sud et de l’Europe du nord
Cartes INPN et GBIF
Période d’observation

Hivernation
Larve ou adulte dans sa loge
Biologie
Ces coléoptères principalement nocturnes sont incapables de voler. L’espèce peut être parthénogénétique par endroits.
Les œufs sont pondus sur la face inférieure des feuilles au printemps. Ils sont recouverts de fragments de feuilles. A leur éclosion, larves se laissent tomber au sol et y pénètrent, se nourrissant de racines. En automne, certaines larves se nymphosent dans le sol. Les adultes formés restent dans la loge nymphale et y passent l’hiver, pouvant apparaitre dès le mois de février l’année suivante. Les larves plus petites continuent de se nourrir, s’enfonçant plus profondément dans le sol pour hiverner. Elles continuent de se nourrir au printemps, se nymphosant à partir de mars. Les adultes émergent au printemps, gonflant la population des adultes ayant hiverné dans leurs loges.
Plantes hôtes
Aegopodium podagraria; Angelica archangelica; Anthriscus; Chaerophyllum hirsutum; Eryngium campestre; Hedera helix; Heracleum sphondylium; Levisticum officinale; Meum athamanticum
Espèces semblables
Pour la forme desquamulée
• On peut le confondre avec le genre Otiorhynchus, chez qui les scrobes sont dorsaux et en fossette, ce qui entraine un assez net élargissement du rostre au niveau des insertions antennaires.
• Les Liparus possèdent des soies dorées sur le corps (au moins à la base et sur les côtés du pronotum), sauf Liparus dirus qui est nettement plus grand (18 à 20mm)
• Dans les Alpes, il existe une autre espèce dans ce genre : Liophloeus lentus. Je ne sais pas s’il peut avoir une forme totalement desquamulée. Ses élytres sont plus cintrés à la base, les épaules moins saillantes et le scutellum plus petit.
Sources
• Plant Parasites of Europe
• INPN
• Le Monde des insectes
• Insektarium
• Coleonet
• Arter.dk
• Dale Harding | Flickr




Bonjour Jessica. La famille des charançons est tellement vaste et pas toujours facile à identifier. Merci pour cette fiche et ces belles photos.
Amitiés Fabrice
Bonjour Fabrice,
Effectivement, les “curcus” sont assez nombreux et pas toujours simples ! Merci pour ton message 🙂