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Charançon couronné (Liparus coronatus)

Goeze, 1777

La larve de ce gros coléoptère noir brillant se développe dans les racines des Apiaceae

Ordre : Coleoptera
Sous-ordre : Polyphaga
Infra-ordre : Cucujiformia
Super famille : Curculionoidea
Famille : Curculionidae
Sous-famille : Molytinae
Tribu : Molytini
Genre Liparus
Espèce Liparus coronatus

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué

Identification

• corps noir brillant
• rostre long et robuste
• scrobes latéraux et rectilignes
• liseré de soies dorées à la base du prothorax pas ou peu interrompu
• angles antérieurs du prothorax glabres
• deux paires de taches de pubescence dorée sur les côtés du prothorax
• élytres avec seulement quelques petites touffes de pubescence dorée
• élytres chagrinés
• dent forte et aigüe sur les fémurs

Le mâle a la base de l’abdomen et le segment anal impressionnés, ce dernier pubescent

La femelle a l’abdomen simple mais le segment anal déprimé

Autres noms

Charançon de la carotte

Étymologie

Liparus vient du grec “liparos = gras”, surement à cause de la cuticule brillante des coléoptères de ce genre
Coronatus vient du latin “corona = couronne” et signifie couronné, rapport probablement au liseré de la base du pronotum

Taille

6 à 15mm

Habitat

On le trouve au sol à proximité des plantes hôtes

Répartition géographique

Toute la France, presque toute l’Europe
Carte INPN
Carte GBIF

Période d’observation

Biologie

La ponte s’échelonne du printemps à l’automne et s’effectue au collet des plantes hôtes. Les larves terminent leur développement de juillet à septembre, mais restent en diapause soit dans la racine, soit à proximité de celle-ci et ne se transforment que l’année suivante entre mai et fin juillet. L’adulte nouveau-né reste en place plusieurs semaines avant de sortir définitivement de sa loge.

Plantes hôtes

Apiaceae : Daucus carota, Chaerophyllum temulum, Anthriscus vulgaris, Peucedanum

Espèces semblables

• Certains Otiorhynchus peuvent être semblables mais chez eux les scrobes sont dorsaux, ce qui entraine un assez net élargissement du rostre au niveau des insertions antennaires.
Les autres espèces françaises du genre sont :
Liparus germanus est le plus ressemblant. Ses fémurs sont finement dentés ou inermes. Il possède plus de touffes de soies sur les élytres, les angles antérieurs de son prothorax sont pubescents et le liseré basal du prothorax est interrompu au milieu. Ce dernier point semble varier légèrement, d’autant plus qu’il est parfois un peu interrompu chez certains L. coronatus. Il faut aussi noter que certains L. coronatus on plus de touffes de soies que la normale sur les élytres.
Liparus glabrirostris, qui ne possède pas de collier de soies dorées à la base du pronotum (il possède en revanche des touffes de soies sur les élytres et les bords latéraux du pronotum).
Liparus engadinensis, qui ne possède pas de denticules sur la face interne du tibia 1. C’est une espèce des Alpes.
Liparus dirus, au corps entièrement glabre

Sources

Le Monde des insectes
Faune de France N° 59
Plant Parasites of Europe
GBIF
INPN

2022

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