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Coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata)

Dernière mise à jour il y a 7 jours par tifaeris

« C’est l’un des insectes les plus connus de France ! Mais attention, car d’autres espèces peuvent lui ressembler »


Ordre  : Coleoptera

Sous-ordre  : Polyphaga
Infra-ordre  : Cucujiformia
Super famille  : Cucujoidea
Famille  : Coccinellidae
Sous-famille  : Coccinellinae
Tribu  : Coccinellini
Genre  : Coccinella
Espèce  :  Coccinella septempunctata

Identification : La Coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata) a un corps brillant, large et ovale. Les élytres sont rouge orangé avec une tache scutellaire sombre, bordée de blanc en avant, et 3 paires de taches noires de taille variable. La tête est noire à tache blanche près des yeux. Les pattes sont noires. Le pronotum est noir à angles antérieurs blancs. Elle ne possède qu’une paire de taches blanches sur le dessous du corps, juste au-dessus de la seconde paire de pattes, au niveau de la base des élytres, correspondant aux mésoépimères.

Autres noms : Bête à bon dieu.

Longévité : 1 an ou 2.

Étymologie :
Coccinella vient du latin « coccinus » qui signifie « écarlate », en référence à la couleur rouge des élytres.
Septempunctata vient du latin « septem » qui signifie « sept », et « punctus »  qui signifie « point », en référence au nombre de points noirs sur les élytres.

Taille : 5,5 à 8 mm.

Habitat : On peut la trouver dans tous types de milieux, mais sa préférence va aux milieux herbacés ensoleillés.

Répartition géographique :

Comportement : Lorsqu’elle est dérangée, elle fait la morte et sécrète un liquide orange chargé d’alcaloïdes, nauséabond et au mauvais goût, via les articulations de ses pattes.
Les coccinelles peuvent migrer sur de grandes distances. C’est le cas lorsque la nourriture manque, par exemple lors d’étés trop secs. Si l’hiver précédent a été doux, les coccinelles sont encore plus nombreuses, et le manque de nourriture fait se déplacer de grandes quantités d’insectes. Elles se laissent porter par les courants chauds, et peuvent alors atterrir en masse sur les plages. Certaines ont été retrouvées en haute montagne, à très haute altitude.

Période d’observation : Toute l’année, plus active de mi-mars à août.

Hivernation : Adultes en groupes sous les écorces, les pierres, dans les hangars… Les « bons spots » d’hivernage sont imprégnés de phéromones, permettant ainsi aux autres coccinelles de retrouver le lieu facilement sur plusieurs années.

Reproduction : L’accouplement a lieu en mai-juin, mais certaines femelles s’accouplent à l’automne. Elles stockent alors le sperme pendant l’hiver, et la fécondation a lieu au printemps.

Oeufs : De couleur jaune et de forme allongée, ils sont pondus par lots de 15 environ sur la végétation riche en pucerons. Chaque femelle pond entre 250 et 500 œufs.

Larves : Elles éclosent au bout de 2 à 10 jours, et leur développement dure de 1 à 4 semaines en fonction de la nourriture disponible et des températures. Elles sont de couleur gris bleuté, à double série latérodorsale de tubercules noirs, ainsi que deux autres séries latérales de même type. Le premier segment thoracique et les premier et quatrième segments abdominaux possèdent des taches latérales jaune orangé.
Elles produisent une phéromone d' »antiponte », qu’elle laissent sur les plantes qu’elles parcourent. Ainsi, une femelle qui détecte cette phéromone ne pondra pas sur cette plante, de façon à donner plus de chances à sa progéniture, évitant le manque de ressources alimentaires et le cannibalisme.
Elles passent par 5 stades en tout, mais ne se nourrissent pas lors du 5ème. Ce dernier dure 1 jour et est consacré à la recherche d’une zone propice à la transformation en nymphe.

Nymphe : De forme ovale et arquée, elle est de couleur orange pâle à taches noirâtres. Elle est fixée sur la végétation par l’abdomen, où réside la dernière peau de la larve.

Régime : Larves et adultes se nourrissent en grande partie de pucerons. Elles sont capables de les trouver en détectant les produits chimiques émis par les feuilles et les tiges endommagées, ou en suivant les phéromones d’alarmes des pucerons. Elles se nourrissent également de psylles, de cochenilles, d’acariens…

Espèces semblables :
• La Coccinelle magnifique (Coccinella magnifica) lui ressemble beaucoup. Elle a des taches plus inégales, les deux centrales étant bien grosses et ovales. Ses métépimères sont blancs (au-dessus du fémur de la 3ème paire de pattes) en plus des mésoépimères. Le bourrelet élytral est moins marqué. Elle est d’aspect un peu plus mat. Les angles antérieurs du pronotum sont plus arrondis. On la trouve près des dômes des fourmilières.
• La Coccinelle à 5 points (Coccinella quinquepunctata) ne possède que 5 taches sur les élytres.
Ceratomegilla undecimnotata a les taches disposées différemment, elle en possède deux grosses centrales juste après le milieu des élytres, et deux autres assez grosses aussi au niveau du calus.

Sources :
Le Monde des insectes
UK Beetles
Wikipédia
Encyclop’Aphid
Nature Midi-Pyrénées
La vie des coléoptères d’Europe, delachaux et Niestlé
Monaco Nature Encyclopedia
iNaturalist
INPN

2022

2021

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