Bonsoir,
Le week-end dernier, j’observais mes premiers Meloe de l’année. Cela m’a donné envie d’en illustrer un. J’ai représenté Meloe violaceus, mais ceux que j’ai observé étaient (à priori) des Meloe proscarabaeus. Ce sont les deux seules espèces de Meloe aux antennes biscornues à apparaitre au printemps.
La distinction entre les deux n’est pas toujours facile comme en atteste ce sujet sur insecte.org où j’ai présenté l’un des deux individus photographiés. Le second était plus caractéristique.
Il y a plusieurs critères à observer, comme la forme du mesonotum (à la base du thorax), la base du thorax en elle même pour apprécier son échancrure et la dépression qui s’y trouve, la ponctuation du thorax, les rides des élytres, le biotope… Pour les intéressés, il y a une clé des Meloidae de France ici.
Bref mon premier individu posté (une femelle) avait des critères de l’une et l’autre des espèces… Cela montre la difficulté d’identification de certains arthropodes sur photo, mais c’est aussi ça le plaisir. Je compte bien aller chercher des Meloe violaceus bientôt, pour essayer de photographier la fameuse corne du mesonotum de cette espèce !
Les Meloe ont une biologie bien particulière. Au printemps, après accouplement, les femelles vont pondre des œufs dans le sol. Quelques temps plus tard, des larves très mobiles naitront, on les nomme les triongulins. Ces larves, possédant 3 griffes à chaque patte, vont grimper sur des fleurs et attendre leur hôte : une abeille solitaire. Une fois bien accrochées à cette abeille (en espérant que ce soit une femelle), la larve attendra que cette dernière ait confectionné son nid et l’ai garni de pollen. Une fois que l’abeille pond un œuf, le triongulin descend de sa monture. L’abeille rebouchera l’entrée du nid. La larve de Meloe mange alors l’oeuf de l’abeille, puis se transforme en une larve de coléoptère plus classique, type asticot. Elle se nourrira alors des réserves de pollen présentes dans le nid puis passera par une multitude de stades avant de devenir un Meloe adulte, qui émergera au printemps suivant. Ce type de parasitisme se nomme “cleptoparasitisme”.
Jean-Henri Fabre avait si bien parlé des Meloe dans ses souvenirs entomologiques :
• L’Hypermétamorphose et les Moeurs des Méloïdes


Jessica vos croquis sont tout autant admirables que vos descriptions instructives, merci pour ton partage et bonne continuation !
Un grand merci et bonne continuation également !
excellent bonne soirée
Merci !
merci pourles détails
Bon week end
Avec plaisir, merci à vous !
Bon week-end également
Beaux travail et merci pour le commentaire. J’ai photographié un Meloe violaceus au printemps dernier, mais je n’avais pas trouvé autant d’information…
Bon week-end
Merci à vous, bon week-end également !
bravo pour ces dessins et merci du partage
Merci beaucoup !