Riglos / Sarsamarcuello 10/11 février 2018

Nous partons chercher le beau temps en Espagne pour le week-end. On prévoit d’aller voir et peut-être photographier vautours et tichodromes. Nous nous dirigeons au petit matin au « mirador de los buitres », en montant à partir du village de Sarsamarcuello.

Sur le chemin nous ne tardons pas à apercevoir les ruines de la tour du château de Marcuello datant du 11ème siècle, situé à 1000m d’altitude. Juste derrière cette tour se trouve la chapelle de la vierge de Marcuello, datant elle du 12ème siècle. A l’entrée du petit chemin menant aux ruines se trouve l’Ermitage de San Miguel. Le soleil perce juste sur les ruines, leur donnant un aspect rose orangé.

Il commence à y avoir de la neige à cette altitude.

Nous passons l’intersection qui mène au château et continuons jusqu’au mirador.

Même si nous connaissons l’endroit, c’est toujours aussi impressionnant de surplomber ainsi les paysages Aragonais. Et c’est la première fois que nous y voyons de la neige !

A peine garés au petit parking du mirador, nous apercevons des accenteurs alpins. Jusqu’à présent nous en avons systématiquement vus ici. Ils arpentent le parking et les alentours à la recherche de nourriture. J’avais prévu le coup et acheté deux petites barres pour oiseaux, mélange de graines et de fruits. Bon il ne faut pas lancer quoi que ce soit en leur direction, car ils ne comprennent pas que c’est de la nourriture qui leur est destinée et prennent peur. Mais les éparpiller dans les endroits où ils ont l’habitude de prospecter me paraissait être une assez bonne idée. Il faut quand même éviter de leur donner n’importe quoi et privilégier les aliments pour les oiseaux. Ce n’était pas simple de disposer toutes ces petites graines car il y avait énormément de vent. Vraiment beaucoup de vent. La voiture, garée, tanguait lorsque les rafales arrivaient, et il n’était pas toujours évident de se déplacer. Prudence donc au bord du précipice.

Accenteur alpin arpentant la zone à la recherche de nourriture et affrontant le vent.

Il y a quelques plaques de neige ici et là.

Pas trop inquiet de notre présence, tant que nous ne faisons pas de gestes brusques.

Ici avec ce qui ressemble à une petite graine, peut-être une de celles qu’on a éparpillé dans le coin.

Une vue sur les mallos de Riglos où nous irons plus tard.

Puis une autre sur la falaise où se trouve la colonie de vautours fauves.

Quelques vautours fauves volent en cercle, mais ils resteront dans l’ensemble proche de la falaise où se trouve leur colonie. Nous avons connus des passages plus proches, mais bon, c’est le jeu, et c’est déjà un plaisir de les voir. Quelques images tout de même.

Un seul est passé près, trop près même !

Les voici sur leur falaise.

Nous faisons quelques obs intéressantes, notamment un aigle royal qui passait au loin et un gypaète barbu, plus proche, mais repéré de cul et s’éloignant.

Ayant déjà passé une grande partie de la journée sur site, nous décidons de redescendre pour faire un petit tour anticipé à Riglos.

Nous faisons quand même un arrêt au château avant de partir. Nous n’y verrons pas grand chose (le vent s’est renforcé, les rafales sont violentes). Juste quelques vautours au loin. Voici quand même une photo de l’église de la vierge de Marcuello.

En bas, juste avant de récupérer Ayerbe, un groupe de milans royaux tourne autour d’un champ. Nous nous arrêtons à proximité. Deux d’entre eux se sont posés, attrapant ce qui semblait être des lombrics. La zone est quand même loin pour la photo.

Juste un passage de l’un d’eux.

Direction Riglos, il reste 1h30 de lumière.

Les mallos sont d’impressionnantes formations géologiques rougeâtres formées de sédiments de galets cimentés par du sable et du gravier. La plus haute se dresse verticalement à 300m de haut. Impressionnant à voir ! Toutes les imperfections et les creux de la roche abritent divers animaux, des plus petits comme les invertébrés qui font le régal du tichodrome, en assez grand nombre lors de l’hivernage, aux plus grands comme quelques couples de vautours à certains endroits. Nous nous garons au parking visiteurs à l’entrée du village et rejoignons les mallos à pied. Il y a beaucoup moins de vent ici.

Nous entendons rapidement un ticho, mais nous ne le voyons pas. Un merle bleu passe et se perche très haut sur les mallos.

Ici aussi nous photographions un accenteur alpin ! C’est la journée des accenteurs.

Une photo de l’église et des mallos.

Le soleil se couche, on reviendra le lendemain.

Le lendemain donc, météo un peu plus mitigée au début (c’était prévu couvert) avec des nuages bas posés sur les montagnes, mais le soleil est assez vite ressorti pour la matinée. Nous montons par l’église comme la veille. J’en profite pour faire une photo où l’on aperçoit le Gallego, un cours d’eau qui prend sa source dans les Pyrénées espagnoles dans la région de Huesca et parcours 215km avant de se jeter dans l’Ebre.

Nous entendons encore un ticho, mais ne le voyons toujours pas ! Il faut dire que tous les sons résonnent beaucoup ici. Nous nous postons et attendons proche des parois. Dans une anfractuosité un peu plus haut, où pousse un peu de végétation, des pigeons paradent et font des allers-retours en volant comme des fous. Lorsqu’ils se laissent tomber à toute allure, l’air dans leurs plumes fait un bruit fou. Je pense qu’ici il y a des pigeons bisets « purs ». Je n’ai pas de photos correctes. Des monticoles bleus chantent et volent le long des parois. Il y a aussi quelques vautours fauves, deux grands corbeaux et des craves. Je fais encore un paysage avec les buissons dans lesquels on entend merle noir, roitelet triple-bandeau, serin cini, mésange bleue, pinson des arbres et fauvette mélano.

Je photographie aussi un accenteur mouchet.

Au bout d’un assez long moment, on décide de bouger et de prendre le chemin qui longe les mallos. Et rapidement nous apercevons un tichodrome. Nous le suivons dans sa course folle sur la roche. Ce n’est pas un oiseau farouche, il est tout à fait capable de s’envoler pour venir fouiller les petites crevasses juste à côté de vous (ce qui nous est déjà arrivé les années précédentes). C’est au coup de chance. Il faut dire que ceux d’ici sont habitués à voir des grimpeurs un peu partout. Celui-ci est relativement haut. je fais quand même quelques images alors qu’il fouille un peu partout. Il finit par prendre de la hauteur et devient un point remuant sur la roche.

Nous en croiserons 3 ou 4 sur toute la matinée. J’en ai photographié un autre, mais assez haut aussi. On a connu mieux ! Mais bon on aurait aussi pu ne pas en voir du tout, alors c’est déjà bien.

Pendant que l’on allait chercher un ticho qui se baladait sur le mur de l’église, nous observons un merle à plastron bien discret.

Je fais une photo témoignage.

On longe les mallos jusqu’à l’intersection qui mène au village, puis on rebrousse chemin. Je ne sais pas pourquoi je lève la tête à un moment donné, et je vois un gypaète ! Trop tard, il est de dos.

De retour au-dessus de l’église, on se poste au même endroit qu’auparavant. Les pigeons roucoulent. Tout d’un coup, un oiseau fond en piqué devant nous. C’est un faucon pèlerin ! Il vise les pigeons, son met favori. Ces derniers volent dans tous les sens, le faucon aussi, c’est la pagaille. Les pigeons finissent par  se cacher dans des crevasses. le faucon n’en a pas attrapé. Il repars plus haut, et finit par re-piquer de l’autre côté des mallos. D’autres pigeons qui se trouvent là bas ont peut-être eu moins de chance. J’ai pu tenter quelques clichés, mais ce n’était pas évident vu la vitesse de l’oiseau et les différences d’arrière plan !

Notez le pigeon en haut à gauche qui ne sais pas trop quoi faire à ce moment là.

Après cette scène, tout redevient calme. Au bout d’un moment je vois encore un gypaète barbu, cette fois encore face à nous. Très haut, mais je fais quand même une image.

Il va être temps de prendre la route du retour, nous longeons un dernier coup les mallos avant de repartir. Là, nous tombons sur un groupe sympa d’accenteurs alpins.

Session toilettage dans les roches.

Étirement au soleil

Deux derniers paysages.

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