Andalousie 2017 : Lagune de Medina et Barbate 28 décembre

Nous entamons la journée à la lagune de Medina. C’est la plus grande lagune de la province de Cadix et la seconde plus grande d’Andalousie. Beaucoup d’oiseaux y passent l’hiver et s’y arrêtent lors de leur migration, notamment des foulques à crête et des érismatures à tête blanche.

 

Nous prenons le chemin qui mène à l’observatoire. Nous avons d’un côté les champs d’oliviers et de l’autre les roselières.

Un faucon crécerelle décolle au pied du panneau, il était en train de manger quelque chose au sol. C’était une femelle, je l’ai repérée juste avant qu’elle ne décolle.
Sur la droite au début de la passerelle des tariers pâtres se poursuivent.

Dans les champs d’oliviers évoluent des perdrix rouges. Elles sont assez méfiantes.

Nous commençons à apercevoir la lagune. Quelques flamants roses se détachent au loin en compagnie de mouettes.

Nous arrivons enfin à l’observatoire.

Les mouettes rieuses sont très nombreuses. Il y a aussi beaucoup de vanneaux huppés et quelques goélands. Des canards colverts et des sarcelles d’hiver nagent sur l’eau. Nous ne voyons pas d’érismatures. Sur une rive très éloignée évoluent un grand nombre de foulques, elles sont très loin mais il y a des chances que ce soient des macroules. Un busard des roseaux passe et lève tout le monde, mais les oiseaux se reposent vite une fois le danger passé.

Deux avocettes élégantes recherchent de la nourriture au pied de l’observatoire.

Nous observons les oiseaux un moment avant de retourner à la voiture. Nous levons pas mal de grives sur le chemin. Puis nous décidons de continuer la route, direction Barbate. Une dernière image faite depuis le parking de la lagune.

Nous arrivons a Barbate vers midi.

Nous sommes ici pour chercher les ibis chauves. C’est un oiseau très menacé qui nichait autour du bassin méditerranéen mais a disparu de pratiquement la totalité de son aire de répartition. A ce jour il ne reste plus que 300 couples au Maroc, moins d’une dizaine en Syrie, et une centaine d’oiseaux formant une population semi-captive en Turquie. Un programme de réintroduction a vu le jour en Autriche, où les oiseaux du centre d’élevage sont entrainés à la migration vers l’Italie à l’aide d’un ULM. Un autre programme a été mis en place en Andalousie, aux alentours de Barbate, où quelques individus ont été relâchés en 2003. C’est en 2011 que 3 couples se sont reproduit pour la première fois sur le sol Espagnol. En 2015, ils étaient 78. Il n’y avait pas eu d’ibis chauves sur ces terres depuis 500 ans. Ce sont ces ibis réintroduits que nous espérons voir.

Nous prenons un chemin qui sillonne une zone marécageuse et croisons un tarier pâtre.

Beaucoup de cochevis dont ce huppé.

Et une énorme bande de serins cini !

Nous voyons également d’autres oiseaux comme des pipits, des chevaliers aboyeurs et gambettes, et des cormorans qui volent au loin au-dessus d’une pisciculture en compagnie de mouettes. Je me fait avoir d’ailleurs car au début, lorsque je vois les cormorans voler au loin, je pense que ce sont des ibis ! Mais les jumelles confirment que je me trompe. On casse la graine dans les marais, en espérant apercevoir un ibis de passage. Toujours rien. On décide de laisser la ville derrière nous et de continuer la route, rien n’est encore perdu car ils sont dans un rayon assez large tout de même.

Je scrute les alentours, lorsque je vois un groupe de grands oiseaux noirs inspecter le sol dans un pré où se trouvent des vaches. Des ibis chauves !! Par chance on peut prendre un petit chemin qui passe derrière le pré. c’est un peu à contre-jour mais tant pis, ce n’est pas grave. On se gare à côté du pré, les oiseaux sont assez proches de la clôture. On fait les premières photos depuis la voiture.

Celui-ci a trouvé une énorme larve de coléo bien grasse.

Ils sondent le sol à l’aide de leur long bec.

Comme ils ne semblent pas trop gênés de notre présence, on tente une sortie de la voiture pour essayer de se placer un peu mieux. Tout d’abord, voyons la réaction lorsque l’on tire sur la poignée de la portière. Aucune. Puis lorsque l’on pousse la porte pour sortir. Bof l’un d’eux nous regarde mais retourne vite à ses occupations. On sors discrètement et on se place devant le pré. ils reculent un peu tout de même, de quelques pas, mais se remettent à manger.

Le premier que je vise a un gros coléoptère dans le bec !

La fouille continue.

Le vent dans les plumes.

Voici le pré, il y a aussi des chevaux.

En compagnie d’une bergeronnette grise.

Eh bien la journée a été bien sympa ! Nous nous dirigeons vers Malaga pour la suite du voyage.

14 commentaires sur “Andalousie 2017 : Lagune de Medina et Barbate 28 décembre”

  1. Super obs’ et ts photos sont toujours aussi classes ! L’Ibis chauve, quel oiseau ! Celui-là j’irai le voir un jour ! Je pensais plus au Maroc, mais pourquoi pas l’Andalousie !

    1. catherine barguès

      Quel étrange oiseau cet ibis chauve ! Tu as eu de la chance de les trouver ! Merci de nous faire profiter de cette belle découverte !

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