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Lézard monticole (Iberolacerta monticola)

Boulenger, 1905

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Ce lézard aux couleurs parfois très vives est endémique de la péninsule Ibérique

Famille : Lacertidae

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Identification

• première écaille supra temporale grande et empiétant sur la pariétale

Mâle
• vivement coloré, vert vif ou bleuâtre à motifs réticulés foncés
• taches bleues rondes en arrière des pattes antérieures
• écailles ventrales externes bleues

Femelle
• moins vivement colorée que les mâles
• flancs généralement nettement foncés
• région dorso latérale souvent avec une bande plus claire indistincte

Juvéniles
• queue généralement bleuâtre

Étymologie

• Iberolacerta vient du latin “Ibero = relatif à la Pénincule Ibérique” et “Lacerta = lézard”
• Monticola vient du latin “mons = montagne” avec le suffixe “-cola = qui habite”, en référence au lieu de vie montagnard de cette espèce

Taille

Jusqu’à 21cm avec la queue

Habitat

Milieux rocheux à végétation rase, jusqu’à 2000m.

Répartition géographique

Lézard endémique de la cordillère Cantabrique en Espagne. Une sous-espèce est également présente dans la Serra da Estrela au Portugal.
Carte GBIF

Période d’observation

De mars à octobre, mais varie selon l’altitude.

Biologie

S’exposent au soleil sur les gros rochers, mais fuient en général la chaleur de midi. Assez peu farouches, ils se laissent approcher facilement. Les accouplements ont lieu entre avril et juin. Les femelles pondent en juillet et août 2 à 10 œufs sous les rochers, parfois enterrés près des chemins de randonnée dont le sol est ameubli. Les jeunes naissent en août et septembre.

Régime

Divers invertébrés

Risques de confusions

L’identification de cette espèce n’est pas toujours aisée. J’ai commencé ici par lister les espèces pouvant être présente dans la zone concernée (le col d’Angliru, dans les monts Cantabriques).
• Le Lézard de bocage (Podarcis bocagei) et le Lézard de Guadarrama (Podarcis guadarramae) peuvent être très similaires, mais ils ne possèdent pas de tache bleue au-dessus de la patte avant ou sur les flancs. Ils présentent souvent des lignes dorsolatérales claires bien définies qui sont absentes chez I. monticola.
• Le Lézard des murailles (Podarcis muralis) est bien plus délicat à écarter en raison de sa variabilité. Les mâles d’I. monticola possèdent souvent des couleurs vertes marquées ce qui exclut les risques de confusions (en tout cas dans les localités concernées). C’est avec les femelles et les jeunes que c’est plus complexe. Les femelles de Podarcis présentent souvent des lignes dorsolatérales claires bien définies qui sont absentes chez I. monticola. Les juvéniles I. monticola ont la queue bleue ou verte, ce qui n’est pas le cas de P. muralis (mais ce peut être le cas chez P. bocagei et P. guadarramae). Les individus à première vue douteux de cette page ont été confirmés par un expert, au “jizz”.
• Le Lézards de Schreiber (Lacerta schreiberi) peut ressembler aux mâles I. monticola, mais il vit dans des biotopes plus humides et est plus gros avec un museau plus court et trapu (il est plus semblable à un lézard vert occidental, Lacerta bilineata).

Sources

• Guide Delachaux des amphibiens et reptiles de France et d’Europe
• Fiche IUCN
• EUROLIZARDS

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