
Charpentier, 1825
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Ce phasme est le plus répandu de nos 3 espèces françaises. On peut le rencontrer sur divers buissons notamment de ronces et de rosiers sauvages
Ordre : Phasmatodea
Sous-ordre :
Infra-ordre :
Super famille :
Famille : Bacillidae
Sous-famille : Bacillinae
Tribu : Bacillini
Genre : Clonopsis
Espèce : Clonopsis gallica
Difficulté de détermination

Statut de conservation
Non évalué à l’échelle nationale, mais préoccupation mineure en Poitou-Charentes, Normandie et dans le Centre
Espèce déterminante ZNIEFF
Identification
• corps cylindrique et très long, ressemblant à un bâton
• coloration verte ou brune
• fine ligne blanchâtre le long du corps sur les individus verts
• antennes courtes, de 12 à 13 articles
Femelle
• antennes plus courtes
• thorax granuleux et unicolore
• plaque sous-génitale longue atteignant l’apex du 9ème tergite, cachant les valves génitales
• cerques coniques et terminés en pointe, dépassant l’extrémité de l’abdomen
Gynandromorphe
• antennes plus longues
• thorax lisse avec une ligne médiane verte et une latérale rouge
• dernier tergite profondément échancré
• dernier sternite avec deux cerques fins, cylindriques et arrondis à l’apex
Jeunes
• ils sont de coloration verte
Étymologie
• Clonopsis vient du grec “klôn = jeune pousse” et “ópsis = vue, action de voir”
• Gallica fait référence à la Gaule, ancien nom de la région où les individus recueillis ont été décrits.
Taille
65 à 75mm
Habitat
On le trouve dans les buissons et les arbustes des biotopes assez chauds (surtout ronciers et rosiers sauvages, mais aussi genêts, aubépines et prunelliers), de 0 à 600m.
Répartition géographique
Sud et moitié ouest de la France
France, Espagne, Portugal et Italie
Cartes INPN et GBIF
Période d’observation

Hivernation
Œufs, sauf dans le sud-est de la France, au Portugal et au sud de l’Espagne où les hivers sont très doux, les adultes peuvent donc y survivre
Comportement
En journée, les phasmes sont cachés au cœur des massifs de buissons où ils vivent. Ils ne sortent en principe qu’à la tombée du jour.
Biologie
C’est une espèce qui se reproduit par parthénogénèse. Les mâles sont extrêmement rares, et ne sont d’ailleurs pas de vrais mâles mais des gynandromorphes, soit des femelles qui, suite à un incident génétique, possèdent des critères morphologiques caractéristiques des mâles reproducteurs. Ces individus se comportent comme des mâles, étant très mobiles et cherchant à s’accoupler. Ils sont cependant stérile et il arrive même qu’ils pondent des œufs.
La femelle pond de petits œufs ovales présentant une capsule granuleuse, qu’elle expulse aléatoirement sur le sol. Ils passeront deux hivers avant d’éclore.
Parasitoïde
• Diptère Tachinidae : Thrixion aberrans, dont la biologie est très bien décrite sur cette page.
Régime
Feuilles principalement de ronciers, de rosiers, d’aubépines et de prunelliers
Espèces semblables
En France, nous avons deux autres espèces de phasmes. Les critères suivants sont valables pour les femelles.
• Bacillus rossius a les antennes plus longues, composées de 20 à 25 articles. La plaque sous-génitale est plus courte, n’atteignant pas l’apex du 9ème tergite et laissant apparaitre les valves génitales. La base des fémurs est teintée de rouge.
• Pijnackeria masettii a le dernier segment abdominal terminé en pointe aigüe, atteignant l’extrémité des cerques.
• Carausius morosus est une espèce originaire d’Inde qui s’est établie en quelques endroits de France, notamment en Bretagne et sur la côte Basque. Ses antennes sont très longues, aussi longues que la première paire de pattes. La base de ses fémurs antérieurs est rouge.
Sources
• INPN
• Clé de détermination des Phasmes En Région PACA
• Clé des Phasmes de France
• Biolovision
• Monaco Nature Encyclopedia






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