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Tordeuse méditerranéenne de l’œillet (Cacoecimorpha pronubana)

Hübner, 1799

Cette tordeuse se nomme ainsi car elle est connue pour causer des dégâts dans les cultures d’œillets, mais elle est en réalité très polyphage

Ordre : Lepidoptera
Sous-ordre : Glossata
Infra-ordre : Heteroneura
Super famille : Tortricoidea
Famille : Tortricidae
Sous-famille : Tortricinae
Tribu : Archipini
Genre Cacoecimorpha
Espèce Cacoecimorpha pronubana

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué

Identification

• assez trapue, costa des ailes antérieure nettement bombée
• ailes postérieures orange vif

Mâle
• ailes antérieures brun orangé à brun foncé
• bande médiane sombre pouvant être interrompue en son centre, souvent à teinte violacée
• marge des ailes assombrie également, bande sombre rejoignant la bande médiane sur la costa
• parfois tache sombre près de la base de l’aile, sur le bord interne

Femelle
• ailes antérieures brun-beige et réticulées de brun plus sombre
• tache médiane plus sombre au bord interne
• souvent une autre tache un peu plus haut au niveau de la costa
• ces deux taches résultent d’une bande médiane en grande partie effacée
• parfois tache sombre près de la base de l’aile, sur le bord interne

Chenille
• verte plus ou moins foncée
• courtes soies raides blanches
• tête brune
• bouclier thoracique vert brunâtre à brun jaunâtre, généralement à taches sombres sur l’arrière

Oeufs
• aplatis et ovales
• d’abord vert clair puis jaune

Taille

14 à 24mm d’envergure

Habitat

Parcs, jardins, vergers, serres, surtout à basse altitude

Répartition géographique

Afrique du nord, Europe occidentale jusqu’en Asie Mineure. Introduite en Afrique du Sud et en Amérique du Nord, où elle est présente dans le nord-ouest du Pacifique (Oregon et Washington).
Semble répandue partout en France.
Carte INPN
Carte GBIF

Période d’observation

Dans le sud, jusqu’à 4 générations peuvent se succéder, contre 2 dans le nord

Biologie

Les œufs sont pondus en petits groupes sur les feuilles. Les chenilles vivent dans des feuilles reliées entre elles par de la soie, mais sur les plantes à cuticule épaisse elles peuvent être mineuses au premier stade.

Plantes hôtes

Très polyphage : Arbutus, Armeria pungens, Artemisia verlotiorum, Asphodelus, Bassia scoparia, Bupleurum fruticosum, Cercis siliquastrum, Cistus calycinus, Citrus, Daphne gnidium, Dianthus, Dorycnium rectum, Erigeron canadensis, Euonymus japonicus, Euphorbia amygdaloides, Fragaria, Fuchsia, Hedera helix, Helichrysum italicum, Hippophae rhamnoides, Hylotelephium spectabile, Hypericum, Juniperus squamata, Laurus nobilis, Lavandula stoechas, Ligustrum, Lycopersicon esculentum, Malus dumestica, Melilotus, Mentha suaveolens, Myrtus, Nepeta, Pelargonium, Picea glauca, Pyrus bourgaeana, Retama monosperma, Rhamnus alaternus, Rhamnus lycioides, Robinia, Rosa, Rosmarinus, Rubus, Salix, Sixalix atropurpurea, Skimmia japonica, Tamarix, Thuja occidentalis, Viburnum tinus, Vitis vinifera.

Espèces semblables

Aucune, en tout cas pour le mâle (je n’ai pas encore rencontré de femelles).
Certaines formes peuvent faire penser à Acleris notana mais chez cette dernière la zone marginale des ailes n’est pas assombrie et ses ailes sont plus longues, à costa moins bombée.
Pareil pour le genre Pandemis, la marge des ailes n’est pas assombrie sur toute sa longueur, il y a au plus une tache sombre sur la costa dans la zone marginale.

Sources

INPN
UKmoths
Factsheet – Cacoecimorpha pronubana
Oreina
Lepiforum
Plant Parasites of Europe
Koppert
Tout un monde dans mon jardin

2024

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