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Philanthe apivore (Philanthus triangulum)

Fabricius, 1775

Cette espèce a la particularité de ne chasser presque que des abeilles domestiques. C’est une espèce plutôt rare dans la plupart des régions, dont l’impact sur les ruches est négligeable, d’autant plus qu’elle ne capture qu’une faible quantités d’abeilles

Ordre : Hymenoptera
Sous-ordre : Apocrita
Infra-ordre :
Super famille : Apoidea
Famille : Crabronidae
Sous-famille : Philanthinae
Tribu : Philanthini
Genre : Philanthus
Espèce : Philanthus triangulum

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué

Identification

• corps robuste
• coloration noire à motifs jaunes orangé et brun rouge
• grosse tête
• yeux échancrés
• antennes noires et épaissies en leur centre
• clypéus et côtés de la face jaune blanchâtre
• abdomen en grande partie jaune
• base des tergites à bandes transversales noires s’élargissant en triangle au milieu
propodeum entièrement et densément ponctué
• pattes jaunes, base des fémurs noire

Femelle
• “V” jaune sur le front
• tache rougeâtre en arrière des yeux
• deux petites dents au bord antérieur du clypéus
• 6 tergites
• 12 segments antennaires

Mâle
• trident jaune sur le front
• 7 tergites
• 13 segments antennaires

Étymologie

Philanthus vient du grec “phílos = ami, personne qui aime” et “ánthos = fleur”, et signifie donc “qui aime les fleurs”
Triangulum signifie “triangle” en latin, peut-être allusion aux triangles noirs de ses tergites

Taille

Femelle : 12 à 17mm
Mâle : 8 à 15mm

Habitat

Milieux ouverts, sablonneux ou argileux, surtout sur les surfaces verticales ensoleillées

Répartition géographique

Toute la France
Largement répandue en Europe jusqu’en Asie centrale, au nord jusqu’au sud de la Norvège, présente dans toute l’Afrique
Cartes INPN et GBIF

Période d’observation

Hivernation

Cocon

Biologie

Elle creuse des galeries dans le sol, d’une profondeur allant de 20cm à 1m. Le fond de la galerie se divise en 3 à 14 cellules. Chaque cellule est garnie de proies, qui sont presque exclusivement des Abeilles mellifères (Apis mellifera). Une larve mâle aura 2 à 3 abeilles dans sa cellule, alors qu’une larve femelle en aura de 3 à 6. Une fois la cellule remplie, un œuf est pondu sur la dernière abeille apportée. La larve nait au bout de 3 jours et se développe en 1 semaine. Elle tisse ensuite son cocon, puis émerge soit l’année suivante, soit vers le mois d’août si l’été est chaud.
La femelle enduit les loges d’une substance issue de glandes dans ses antennes. Ces glandes renferment des bactéries symbiotiques du genre Streptomyces. Cette sécrétion aide à la bonne orientation du cocon que la larve tissera, ce qui facilitera la sortie de l’adulte de sa loge. Elle inhibe aussi les infections microbiennes pouvant subvenir pendant la diapause.

Parasites

Diptères Sacrophagidae et Conopidae
Hyménoptère Chrysididae : Hedychrum intermedium, Hedychrum gerstaeckeri, Hedychrum rutilans

Régime

Les adultes se nourrissent de nectar. Lorsque la femelle capture une abeille, elle comprime son jabot entre ses pattes, faisant ressortir le nectar qu’il contient afin de s’en nourrir.
La larve se nourrit des abeilles paralysées que sa mère stocke dans sa galerie.

Espèces semblables

Pour la femelle :
Les tempes rouges permettraient de la reconnaitre facilement. La tache frontale en “V” (en trident pour le mâle) est également un bon indicateur, ainsi que le propodeum qui est entièrement ponctué (chez toutes les autres espèces françaises du genre, il est lisse et brillant à l’exception d’une zone médiane longitudinale ponctuée ou chagrinée). Les autres espèces ne chassent pas les abeilles domestiques.

Sources

• Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux et Niestlé
Faune de France 82, Hyménoptères Sphecidae V2
INPN
BWARS
Wikipédia
LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) – Agir pour la biodiversité
Souvenirs entomologiques
Quel est cet animal ?
Sur la nidification de Philanthus triangulum

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