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Compsilura concinnata

Meigen, 1824

Cette tachinaire parasite un très grand nombre d’espèces de chenilles. Elle a été introduite en Amérique du nord pour lutter biologiquement contre Lymatria dispar, mais s’attaque maintenant à de nombreuses autres espèces indigènes

Ordre : Diptera
Sous-ordre : Brachycera
Infra-ordre : Muscomorpha
Super famille : Oestroidea
Famille : Tachinidae
Sous-famille : Exoristinae
Tribu : Blondeliini
Genre Compsilura
Espèce Compsilura concinnata

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué

Identification

• coloration grise
• 4 lignes noires étroites sur le thorax
scutellum sombre à pruine grise
• tache sombre derrière la suture sur le thorax, visible sous certains angles
• longues soies sur les yeux
• fortes soies remontant sur les crêtes faciales
• joues glabres
• palpes oranges
• pas de soies ocellaires ou alors très fines
• antennes sombres à dernier article long
• arista glabre et épaissie sur moins de la moitié de sa longueur
• soies blanches à l’arrière de la tête
• 3 dc présuturales
• 4 dc postsuturales
• 3 ia postsuturales
• 4 soies humérales
• soie préalaire plus courte et plus fine que les soies notopleurales
• veine m courbée, la courbure arrondie, sans appendice
• m-cu pas particulièrement inclinée
• la section de m entre r-m et m-cu est plus longue que la section de m entre m-cu et la courbure de m
• cellule R5 ouverte
• pattes noires
• 1 seule forte soie antérodorsale sur le tibia 2

Femelle
• ovipositeur en forme de crochet pointu
• 2 paires soies orbitales proclinées
• yeux un peu plus écartés

Mâle
• pas de soies orbitales proclinées
• yeux un peu plus rapprochés

Taille

6 à 9mm

Habitat

Lisières de forêts sèches et chaudes, buissons

Répartition géographique

Europe jusqu’au sud de la Suède. Introduite en Amérique du nord pour lutter contre Lymantria dispar, où elle s’attaque maintenant à de nombreuses espèces non ciblées par cette lutte biologique…
Cartes INPN et GBIF

Période d’observation

Deux à 3 générations par an

Hivernation

Larve dans le corps de l’hôte (ce qui implique qu’elle doit parasiter à ce moment là une espèce hivernant au stade de chenille). Lymantria dispar, espèce ciblée lors de l’introduction de C. concinnata en Amérique du nord, hiverne au stade d’oeuf, la mouche a donc du chercher d’autres hôtes pour hiverner (ce qui ne fut pas un problème vu la large variété d’espèces qu’elle parasite en Europe).

Biologie

La larve se développe dans le corps des chenilles de nombreuses espèces de lépidoptères. Rarement aussi dans les larves de Tenthredinidae et de coléoptères.
La femelle est ovovivipare et donne naissance à ses larves directement dans le corps de l’hôte grâce à son ovipositeur. Après son développement, la larve quitte la chenille hôte pour se nymphoser au sol.

Espèces semblables

• Dans la clé, la plus proche est Hemimacquartia paradoxa. Je ne trouve pas de photos de cette espèce, mais chez elle les soies sur les crêtes faciales, au-dessus des vibrisses, sont plus fines et ne remontent qu’au tiers des crêtes. Les soies ocellaires sont fortes. La base du 3ème segment antennaire est bombée (je ne sais pas si c’est flagrant) et elle ne possède que 3 soies humérales. La femelle n’a pas cet ovipositeur en crochet.
• Il est difficile de faire une liste des espèces visuellement proches tant cette famille est riche, mais la vérification des (nombreux) critères mentionnés sur le visuel permet de la reconnaitre.

Sources

Le Monde des insectes
Clé des Tachinidae d’Europe centrale
Steven Falk | Flickr
INPN
Wikipedia

2 commentaires sur “Compsilura concinnata”

  1. Que de belles photos! En plus de toutes les explications et informations. C’est un régal que de découvrir tous ces insectes!
    Bonne journée Jessica
    Merci et à bientôt
    🙂

    1. Bonjour Martine et merci à vous !
      Celle-ci n’était pas très simple à identifier, mais en regardant les bons critères on y arrive
      Belle journée à vous aussi,
      Jessica

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