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Nécrophore imitateur (Nicrophorus vespilloides)

Herbst, 1783

Ces coléoptères ont la particularité d’enterrer les cadavres de petits animaux qui serviront de garde-manger pour les larves. Et ce n’est pas tout, puisqu’ils nourrissent leur progéniture et la protègent pendant un long moment.

Ordre : Coleoptera
Sous-ordre : Polyphaga
Infra-ordre : Staphyliniformia
Super famille : Staphylinoidea
Famille : Silphidae
Sous-famille : Nicrophorinae
Tribu :
Genre Nicrophorus
Espèce Nicrophorus vespilloides

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué

Identification

• corps rectangulaire
• tête et pronotum noirs
• antennes noires, à massue globuleuse noire
• pattes noires
• élytres noirs à deux bandes oranges

Taille

12 à 20 mm

Habitat

Large diversité de milieux comme les forêts, les landes, les jardins. En Amérique en revanche il est limité aux tourbières à sphaignes, aux marais et aux habitats marginaux des hautes terres, à priori à cause de la concurrence de Nicrophorus defodiens.

Répartition géographique

Partout en France
Toute l’Europe jusqu’au nord de la Scandinavie et jusqu’en Chine et au Japon vers l’est, nord des Etats-Unis et sud du Canada.
Cartes INPN et GBIF

Période d’observation

Hivernation

Adulte

Comportement

Les adultes sont principalement nocturnes et peuvent être attirés par la lumière. On les trouve fréquemment sur les champignons en décomposition à l’automne.

Biologie

Ces coléoptères sont fortement attirés par l’odeur des charognes, qu’ils sont capable de rejoindre en vol sur de longues distances. Les femelles arrivent en premier sur les lieux où elles se battent et libèrent des phéromones pour attirer les mâles. Lorsqu’ils arrivent, les combats continuent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un couple sur place. Si plusieurs mâles arrivent d’abord à la charogne, ils coopèrent généralement pour l’enterrer (les animaux visés sont de petits mammifères ou de petits oiseaux), puis commencent à se battre jusqu’à l’arrivée d’une femelle. Une fois le couple seul, il creuse jusqu’à la charogne ou, si elle est encore à la surface, commence à la dépouiller de sa fourrure ou de ses plumes et l’enterrent. Cette charogne est recouverte d’une sécrétion anale fortement antibiotique, aidant à sa conservation jusqu’à ce que les larves s’en nourrissent.
Ces coléoptères sont souvent recouverts d’acariens pratiquant la phorésie. Ils savent qu’ils vont les mener à un cadavre, et une fois arrivés sur place, ils descendent de leur taxi et se nourrissent d’œufs et de larves de diptères qui apparaissent en général très rapidement. Ils peuvent également se nourrir des œufs des coléoptères, mais ceux-ci sont pondus dans des galeries à proximité de la charogne et non dessus et sont donc mieux protégés.
Donc après avoir enterré cette charogne, plusieurs petits groupes d’œufs sont pondus dans des chambres dans le sol. Les larves éclosent au bout d’une ou deux semaines, puis rampent vers l’hôte où elles sont nourries par régurgitation par leurs deux parents (ou par la mère seulement selon les cas) pendant le premier stade lorsque leurs pièces buccales sont petites et molles. Au deuxième et troisième stade, les larves se nourrissent seules mais sont toujours protégées par les adultes cotre les prédateurs. Une fois le développement terminé, les larves s’enterrent dans le sol pour se nymphoser. Un adulte sortira au bout d’une 20aine de jours. Il retournera à la charogne avant de partir. Là, les acariens phorétiques embarqueront vers une nouvelle charogne.

Espèces semblables

Aucune, les autres pouvant lui ressembler ont la massue antennaire orange

Sources

Uk beetles
INPN
Diagnose d’une famille de fossoyeurs : les Silphidae
Le Nécrophore ensevelisseur (Nicrophorus humator) and Co, biologie, morphologie, développement

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