
Gyllenhal, 1835
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Ce petit coléoptère a été introduit en Amérique du nord pour lutter biologiquement contre les centaurées invasives, sa larve se développant dans les capitules de la plante
Ordre : Coleoptera
Sous-ordre : Polyphaga
Infra-ordre : Cucujiformia
Super famille : Curculionoidea
Famille : Curculionidae
Sous-famille : Lixinae
Tribu : Lixini
Genre : Larinus
Espèce : Larinus obtusus
Difficulté de détermination

Statut de conservation
Non évalué à l’échelle nationale, mais Préoccupation mineure en Limousin
Identification
• corps en ovale compact et convexe
• coloration brune à mouchetures plus claires sur les élytres
• bande latérale claire diffuse sur le prothorax
• prothorax transverse, rétréci en avant
• élytres larges et arrondis à l’apex
• rostre très court et épais, non conique, élargi en avant, à peine plus long que la tête
• grands yeux
• pattes robustes
Taille
4 à 6 mm
Habitat
Là où poussent des centaurées, de 0 à 2000m
Répartition géographique
France méridionale
Europe du sud et sud de l’Europe centrale, nord des Etats-Unis où il a été introduit pour lutter biologiquement contre les centaurées invasives
Cartes INPN et GBIF
Période d’observation

Biologie
Les œufs sont pondus dans le capitule des fleurs. Les larves se nourrissent des graines en développement à l’intérieur de la tête. Au bout d’une vingtaine de jours, elle construit un cocon à partir des restes des graines et s’y nymphose. L’adulte éclot au bout d’une dizaine de jours.
Plantes hôtes
Asteraceae : Centaurea leucophaea, Centaurea jacea, Centaurea nigra, Centaurea nigrescens, Centaurea phrygia, Centaurea solstitialis, Centaurea stoebe, Centaurea decipiens, Cyanus montanus, Klasea radata
Espèces semblables
Cette espèce est relativement facile à reconnaitre au sein du genre par son aspect trapu et son rostre court et large. Larinus turbinatus, qui est aussi une espèce trapue, a un rostre conique.
Sources
• Le Monde des insectes
• INPN
• Faune de France N° 59
• Wikipedia
• Plant Parasites of Europe








Bonjour Jessica, le groupe de Centaurea jacea est très vaste et les noms mentionnés ne couvrent qu’une partie des centaurées de ce groupe. J’enlèverais C. thuillieri, et remplacerais ce binôme par C. decipiens Thuill., 1799 (qui englobe toutes les variations des nombreux hybrides fertiles entre C. nigra et C. jacea et qui inclut donc C. thuillieri). J’ai écrit un petit article sur ces centaurées, je vous l’enverrai s’il vous intéresse.
Bonjour Christophe,
Merci pour votre message. Je me fie à ce site (https://bladmineerders.nl/parasites/animalia/arthropoda/insecta/coleoptera/polyphaga/cucujiformia/curculionoidea/curculionidae/lixinae/lixini/larinus/larinus-obtusus/) pour les plantes hôtes, mais la liste est probablement incomplète, elle se remplit au fur et à madure des découvertes. Je vais suivre votre conseil au sujet de C. thuillieri.
Votre document m’intéresse en effet ! Mon mail est tout en bas de la page d’accueil du site.
J’ai déjà essayé il y a longtemps d’identifier une centaurée (j’avais posté sur ce forum : https://champis.net/viewtopic.php?t=29854) mais ça n’avait pas abouti. j’ai vu que c’était assez complexe et j’ai un peu laissé de côté, mais j’aimerais bien essayer à nouveau, elles sont très belles et beaucoup d’insectes vivent dessus. C’est un genre qui manque encore à ma liste de fiches !