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Anthonome du Merisier (Anthonomus rectirostris)

Linnaeus, 1758

Les larves de ce petit coléoptère se développent dans le noyau de divers Prunus. Il est intéressant de noter que la Cecidomyiidae Lasioptera cerasiphera, dont la larve se développe dans les fruits de Prunus cerasus, ne peut pondre que dans ceux qui ont été préalablement perforés par une ponte de notre coléoptère

Ordre : Coleoptera
Sous-ordre : Polyphaga
Infra-ordre : Cucujiformia
Super famille : Curculionoidea
Famille : Curculionidae
Sous-famille : Curculioninae
Tribu : Anthonomini
Genre Anthonomus
Espèce Anthonomus rectirostris

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué (évalué seulement dans le Limousin où le statut est “préoccupation mineure”)

Identification

• corps oblong
• coloration brun roux à bandes beiges sur les élytres
• bande postmédiane des élytres à bords en escalier
• long rostre rectiligne
• pronotum étroit
scutellum long
• première paire de pattes plus longue et plus large que les autres
• fémur 1 avec une double dent

Le mâle a un rostre plus court, plus épais, plus fortement sculpté que la femelle. Il est également noirâtre au bout, roux au bout chez la femelle

Étymologie

Anthonomus signifie “qui se nourrit de fleur”. Le mot vient du grec “ánthos” qui signifie “fleur” et de “nomós” dont la signification est moins évidente. Ce mot veut dire “division, district”, mais aussi “pâturage” (division de la terre en champs), issu du verbe “nemein” signifiant “diviser”, par extension “mener paître les troupeaux, couper, ronger”
Rectirostris vient du latin “rectus” qui signifie “droit” et “rostrum” qui signifie “museau, bec”. Cela veut donc dire “qui a un rostre droit”.

Taille

3,5 à 5mm

Habitat

Haies, sous-bois, de 0 à 1200m

Répartition géographique

Presque toute la France
Europe moyenne et septentrionale, Sibérie, Japon
Cartes INPN et GBIF

Période d’observation

Hivernation

Adulte

Plantes hôtes

Rosaceae : Prunus avium, Prunus cerasus, Prunus mahaleb, Prunus padus, Prunus spinosa

Biologie

En mai-juin, la femelle dépose un œuf dans l’ovaire, après la floraison. La cicatrice de ponte est recouverte d’un mucilage qui en séchant assure l’étanchéité. La larve éclot au bout de 15 à 20 jours puis pénètre progressivement dans le noyau dont elle se nourrit. Après 1 mois de développement, la larve fait un trou de sortie dans le noyau. Elle se nymphose sur place, puis l’imago qui apparait en juillet-août sort par ce trou. L’adulte passera l’hiver pour répéter le cycle au printemps suivant.
A noter que la Cecidomyiidae Lasioptera cerasiphera, dont la larve se développe dans les fruits, ne peut pondre que dans ceux qui ont été préalablement perforés par une ponte d’Anthonomus rectirostris.

Espèces semblables

Cette espèce se reconnait au sein du genre à sa double épine sur les fémurs 1 (l’épine est simple chez les autres espèces). La bande jaune élytrale en escalier, le rostre bien droit et la longueur du scutellum sont également de bons indicateurs.

Sources

Anthonomus and Furcipus
INPN
Faune de France N° 59
Plant Parasites of Europe

2023

2022

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