
Gyllenhal, 1833
❝
Ce tout petit coléoptère peut se rencontrer sur les cistes. Ses larves s’y développent très discrètement dans quelques boutons floraux
Ordre : Coleoptera
Sous-ordre : Polyphaga
Infra-ordre : Cucujiformia
Super famille : Curculionoidea
Famille : Brentidae
Sous-famille : Apioninae
Tribu : Aplemonini
Genre : Phrissotrichum
Espèce : Phrissotrichum tubiferum
Difficulté de détermination

Statut de conservation
Non évalué
Identification
• corps oblong recouvert de soies blanches dressées
• stries à soies blanches couchées
• corps généralement à reflets cuivreux, parfois noir ou vert, rarement bleu
Le mâle a le rostre presque droit, un peu plus long que le prothorax
La femelle a le rostre droit, beaucoup plus long que la tête et le prothorax réunis
Étymologie
• Phrissotrichum vient du grec “phrisso = se hérisser, se raidir” et “thríx = poil, cheveu”, en référence à sa pilosité hérissée
• Tubiferum vient du latin “tubus = tuyau, conduit” et “fero = porter”, probablement une référence à son rostre
Taille
1,25 à 3,5mm
Habitat
Milieux chauds et secs, sur les cistes
Répartition géographique
Europe méridionale, Afrique du nord, Asie mineure
France méridionale jusqu’en Gironde. Remonte sur le littoral atlantique jusqu’au Nord de Royan (Charente-Maritime) et la vallée du Rhône jusqu’à Vienne (Isère). Très abondant en Corse.
Cartes INPN et GBIF
Période d’observation

Hivernation
Adultes et œufs
Plantes hôtes
Cistus albidus, Cistus creticus, Cistus crispus, Cistus monspeliensis, Cistus salviifolius, Cistus laurifolius
Biologie
Les œufs sont pondus en octobre-novembre dans les boutons floraux. Ils n’écloront qu’au printemps. Les fleurs avortent tandis que l’ovaire murit. En juillet on trouve, dans les capsules, une à trois larves chacune habitant une loge distincte. Elles se nourrissent des graines. La nymphose se fait sur place. L’imago sort en septembre, par
un trou rond. Les capsules attaquées ne sont ni déformées ni hypertrophiées. Cependant, après la chute de la fleur, on peut noter que les étamines ne tombent pas alors que c’est le cas sur les capsules non attaquées.
Parasites
• Hyménoptère Braconidae : Sigalphus striola
• Hyménoptère Eupelmidae : Eupelmus vesicularis
• Hyménoptère Ichneumonidae : Ephialtes carbonarius
Espèces semblables
Ce genre est assez complexe sur photo. L’individu présenté ici a été confirmé sur insecte.org.
Le sous genre Phrissotrichum se reconnait aux soies dressées sur les élytres et au fait qu’il vive sur les cistes. Dans ce sous-genre, il y a plusieurs espèces pas forcément évidentes à différencier. Des critères de coloration sont notés, que voici :
• Phrissotrichum tubiferum : corps généralement à reflets cuivreux, parfois noir ou vert, rarement bleu
• Phrissotrichum sicanum : corps bleu métallique, parfois noirâtre, rarement à reflets cuivreux
• Phrissotrichum joannium : corps bleu à noir métallique
• Phrissotrichum wenckeri : corps bleu terne et soies des interstries peu visibles
• Phrissotrichum boiteli : se trouve en Algérie ?
Sources
• Le Monde des insectes
• Révision des espèces du sous-genre Phrissotrichum (s. str.) Schilsky 1901 et description d’une espèce nouvelle (Coleoptera Curculionidae Apioninae)
• INPN
• Coléoptères Curculionides troisième partie (faunedefrance.org)
• Les Apions de France : clés d’identification commentées (Coleoptera Curculionidae Apioninae)
• Plant Parasites of Europe





