Cette technique, lorsqu’elle est réussie, permet d’avoir des images d’une qualité assez impressionnante. En principe en macro, lorsqu’on s’approche beaucoup du sujet parce qu’on veut plein de détails, on se retrouve rapidement embêté par la profondeur de champ. Bien sûr on peut fermer le diaphragme mais du coup on perd en luminosité et donc en vitesse de prise de vue (lorsqu’on est en mode “priorité à l’ouverture”, mode que j’utilise toujours lorsque je n’ai pas de flash).
Le flash permet de limiter cette perte, on peut fermer un peu plus que la normale. Mais impossible d’avoir un insecte en très gros plan net des antennes aux pattes.
Le focus stacking permet cette netteté. Il consiste à assembler plusieurs images du même sujet mais avec des zones de nettetés différentes.
Mais pour que cela réussisse il faut une condition et non des moindres : un sujet parfaitement immobile. On voit souvent sur internet des photos impressionnantes, le photographe indiquant qu’il a assemblé 150 images pour arriver à un tel résultat. Je vous arrête de suite, avoir autant d’images à assembler avec un sujet vivant est impossible (en tout cas je n’ai jamais réussi).
La plupart du temps, j’arrive à faire des stacks en assemblant entre 3 et 10 photos (rarement plus).
Je tiens à photographier des sujets vivants, en essayant de les déranger le moins possible. Tuer un arthropode pour le photographier ensuite sans qu’il bouge est inconcevable pour moi ! Mais on est parfois surpris du résultat avec seulement 3 photos assemblées.
Ma technique : je passe mon objectif en mode manuel (si c’est le 100mm macro, avec le mp-E 65 on ne se pose pas la question !) et choisis la distance de mise au point (en général, je me rapproche au maximum de mon sujet). Je me cale afin de bouger le moins possible, en général à genoux par terre avec les coudes au sol ou sur les genoux. Je choisis la partie la plus éloignée de mon sujet et fais en sorte qu’elle soit nette dans mon viseur. je fais une première photo, puis je m’éloigne petit à petit, tout en prenant des clichés au fur et à mesure. Jusqu’à couvrir le corps entier de l’animal. Il ne faut pas qu’il bouge, pas même une antenne.
De retour à la maison, j’assemble tous les clichés sur photoshop. C’est à ce moment qu’on a parfois des surprises, on pense avoir réussi la série mais l’insecte à à peine bougé une antenne… on se retrouve donc avec un insecte à 3, 4 voire 5 antennes après assemblage !
J’ai encore du mal à avoir un résultat parfait, j’ai souvent un halo flou autour du sujet, surement du à l’assemblage sur photoshop. Il existe d’autres logiciels que je n’ai pas encore essayé.
Voici une galerie de quelques clichés que j’ai réalisé avec cette technique

























Très belles réussites ! On a l’impression de basculer dans la D…
André
Oups, je voulais écrire “dans la 3D” !
Merci !
Oui en effet ça donne un effet un peu 3D avec cette technique !
Merci de partager si bien votre expérience.
Merci à vous pour votre visite !
Les photos sont impressionnantes, mais j’adore vos illustrations… Bonne continuation… Vous êtes de quelle région ?
Merci à vous c’est gentil !
Je suis d’Ariège
Et moi, du Tarn.
Ah nous ne sommes pas très loin alors. Et je vais assez souvent dans le Tarn aussi
Bonjour Jessica, J’adore parcourir ton site…rubrique “somptueuse” Bravo
Amitiés Fabrice
Bonjour Fabrice,
Un grand merci c’est très gentil !
Amitiés,
Jessica
Bonjour, félicitations pour votre site, j’ai envie de me lancer en macro quel matériel utilisez vous ? Merci pour tout.
Bonjour et merci ! J’utilise un canon 100mm macro avec comme boitier un 5D mark4. Pour les très petites bêtes j’ai un objectif plus spécifique (MP-E 65), mais je ne le conseille pas pour débuter. On peut déjà faire beaucoup de choses avec le 100. J’utilise maintenant presque toujours un flash cobra avec un diffuseur de ce type (https://wildmacro.de/the-best-flash-diffusers-for-macro-photography/) mais là aussi, je pense que c’est un achat à effectuer dans un second temps, car on peut tout à fait faire de très belles images sans.
Bonjour Jessica,
bravo pour les vues de stacking (je n’ai pas toujours d’aussi bons résultats 🙁 ). Je pratique aussi la technique principalement sur les orchidées in situ (insectes ou plantes, je considère aussi qu’ils doivent être photographiés vivants…et tant pis pour les séquences ratées). J’utilise la fonction automatique des boitiers Canon hybrides (boitiers séries R) avec des séries jusqu’à 30 vues et en terme d’assemblage soit Canon DPP, soit Zerene (je n’ai pas testé Photoshop qui n’est pas réputé très rapide et intuitif pour les assemblages). Les zones de halo que vous évoquez sont inévitables quel que soit le logiciel d’après mon expérience, il semble que ce soient des zones de recouvrement dont certaines sont nettes en début ou fin de séquence et floues ou non visibles à un autre moment de la séquence. Il y en a moins cependant avec Zerene vs Canon DPP. Si vous avez l’occasion de tester, vous devriez apprécier le logiciel (qui ne fonctionne qu’avec des fichiers JPG alors que Canon DPP peut assembler aussi du RAW mais en testant comparativement JPG et Raw au départ, les fichiers JPG finaux issus du traitement sont de qualités identiques -ou non décelables à l’oeil nu- et de mêmes tailles ou presque. Je n’utilise jamais de flash et quasiment toujours un pied photo.
J’apprécie aussi vos vues illustratives : quelle chance (talent, travail etc…) de gérer ces deux approches illustratives. Pour les orchidées, Caspari, Nelson, Landwehr, Klopfenstein mais ausi H Godfery, F Bauer, E G Camus etc… sont pour moi parmi les plus talentueux et pour vous d’illustres prédécesseurs j’imagine.
S’il est des espèces d’orchidées qui vous échappent, n’hésitez pas à piocher sur mon site des vues (que je peux vous transmettre aussi en HD, gracieusement bien entendu) pour des ébauches d’illustrations.
Bonjour Pascal,
Merci à vous pour votre message ! J’avais testé zerene en version d’essai il y a un moment, mais j’avais trouvé que c’était plus long que phososhop pour les assemblages. Et il est vrai que j’ai l’habitude de photographier en RAW pour pouvoir réhausser les ombres sans trop de dégradations de l’image.
Je n’ai pas testé le focus automatique avec le boitier R (j’ai un R5 que j’utilise principalement pour les oiseaux).
Bravo pour votre site, qui est bien fait et agréable à parcourir ! Les photos sont superbes 🙂
Je prends note de votre proposition, merci ! J’ai encore en stock pas mal d’orchidées à identifier ou pour lesquelles je dois faire une fiche espèce.
Belle journée,
Jessica