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Groupe Ophrys bécasse (Ophrys scolopax sl.)

Cav., 1793

Cette espèce, qui cache en réalité un complexe assez difficile à déterminer, se reconnait à son labelle relativement étroit et allongé et à ses sépales souvent roses

Famille : Orchidaceae

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Préoccupation mineure à l’échelle nationale

Identification

• port élancé
inflorescence lâche
• sépales blancs, rose pâle ou rouge violacé à nervure médiane verte
• pétales triangulaires allongés
• labelle trilobé, resserré à la base, à bords fortement rabattus latéralement
• lobe médian allongé
• lobe médian brun clair ou sombre à marge jaune plus ou moins nette
• macule plus ou moins complexe et variable, en H ou en X
• appendice large, jaune verdâtre
• lobes latéraux à gibbosités ciliées
• gynostème en bec court ou long

Sous ce nom se cache un complexe d’espèces assez difficiles à reconnaitre que je classerais sur cette page. Il comprend :
Ophrys scolopax
Ophrys picta, à inflorescence plus lâche et fleurs plus petites
Ophrys vetula, qui pousse dans le sud-est de la France et a un labelle en général un peu plus large que O. scolopax
Ophrys linearis, des Bouches du Rhône au Var, intermédiaire entre scolopax et fuciflora, mais pouvant être très proche de l’une ou l’autre de ces espèces

Étymologie

• Ophrys vient du grec “ὀφρῦς, ophrûs”  qui signifie “sourcil”, en référence à la pilosité du labelle
Scolopax signifie bécasse (c’est le nom de genre de ces oiseaux), en référence au gynostème qui rappelle la tête d’une bécasse.

Type végétatif

Vivace

Taille

Plante : 10 à 50cm de haut
Fleur : 10 à 13mm

Habitat

Pelouses, garrigues, pinèdes et landes, surtout sur sol calcaire, jusqu’à 2000m

Répartition géographique

Midi de la France
Répandue dans le bassin méditerranéen mais plus rare dans la partie centrale
Carte GBIF

Période d’observation

Risque de confusion

• L’Ophrys du chêne (Ophrys querciphila) pousse dans les chênaies méditerranéennes. Son labelle est en principe sépioïde (plus grande largeur dans la moitié inférieure) mais il peut parfois prendre des formes quadrangulaires (fucifloroïdes), plus rarement scolopaxoïdes (il est dans ce cas plus facile de la confondre avec O. scolopax)
• L’Ophrys du Gers (Ophrys aegirtica) a en principe un labelle plus large et ressemble surtuot à O. fuciflora, mais des formes à labelle étroit ont été trouvées. Elle est endémique du sud-ouest de la France.
• L’Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora) a un labelle plus large, quadrangulaire
• L’Ophrys abeille (Ophrys apifera) a le bec du gynostème long et sinueux, ses pétales sont souvent triangulaires (mais peuvent être allongés)
• L’Ophrys du Santonais (Ophrys santonica) a le labelle à large marge jaune et fleurit à partir de mi-juin

Sources

• A la découverte des orchidées du Lauragais, Louis Ferries Casteras
• A la découverte des orchidées en Languedoc et Pays Catalan, Biotope
• Orchidées d’Europe et de Méditerranée, Biotope

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