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Circée commune (Circaea lutetiana)

Publié le 13 janvier 2023

Dernière mise à jour il y a 2 semaines

Linnaeus, 1753

La Circée commune a de petites fleurs blanches chez qui tout marche par deux : deux pétales, deux sépales, deux étamines, style à deux lobes. On peut la rencontrer dans les sous-bois frais.

Famille : Onagraceae

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Espèce protégée en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Préoccupation mineure à l’échelle nationale et dans toutes les régions du pays
Espèce déterminante ZNIEFF en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Identification

La Circée commune (Circaea lutetiana) est une plante à tige dressée pouvant coloniser de grandes superficies.
L’inflorescence est une longue grappe lâche à poils glanduleux pouvant être ramifiée. Les pédicelles floraux ne possèdent pas de bractée à leur base. Les fleurs sont hermaphrodites, petites et de couleur blanche ou rosée. Elles possèdent deux pétales profondément échancrés et deux sépales rougeâtres réfléchis. Il y a deux étamines et le stigmate est bilobé.
Les feuilles sont grandes et opposées, ovales, pointues, à limbe non cordé et pas ou peu denté.
Le fruit est une capsule pyriforme à deux loges, hérissée de poils crochus.

Autres noms

Circée de Paris, Herbe aux sorcières

Étymologie

• Le nom de genre Circaea vient du grec « kirkaia » qui se traduit en Circée. C’est le nom de la magicienne qui changea les hommes d’Ulysse en animaux lors de l’Odyssée. Cette plante avait la réputation d’être utilisée pour les enchantements.
Lutetiana vient de Lutèce, nom romain de Paris. Le botaniste flamand, Mathias De l’Obel (1538-1616), cherchait à identifier la plante maléfique de l’odyssée. Il pensa d’abord à la douce-amère (Solanum dulcamara), en accord avec l’école botanique de Montpellier, avant de se rallier à l’école de Paris et de finalement choisir la circée, qui était utilisée dans les folklores régionaux et en sorcellerie contre les mauvais sorts. Linné la baptisa plus tard en mémoire de l’école de Paris.

Type végétatif

Vivace rhizomateuse

Taille

30 à 60cm de haut pour la plante, 4 à, 8 mm pour la fleur

Habitat

Sous bois frais herbacés, coupes forestières, bords de chemins forestiers, jardins frais et humides, de 0 à 1700m

Répartition géographique

Période d’observation

Êtres vivants associés

Hétéroptère Berytidae : Metatropis rufescens
Hétéroptères Miridae : Dicyphus epilobii, Dicyphus escalerae, Dicyphus stachydis
Homoptère Aleyrodidae : Aleyrodes lonicerae
Homoptère Aphididae : Aphis nasturtii
Hyménoptères Tenthredinidae : Pachyprotasis antennata, Rhogogaster scalaris, Tenthredo colon
Lépidoptères Momphidae : Mompha langiella, Mompha terminella
Lépidoptère Sphingidae : Deilephila elpenor
Champignons : Ascochyta circaeae, Erysiphe circaeae, Phyllosticta circaeae, Phyllosticta lutetiana, Puccinia circaeae, Puccinia circaeae-caricis, Pucciniastrum circaeae, Ramularia caduca

Utilisations

Cette plante n’est pas réellement toxique, mais contient une grande quantité de tanin astringent.
Elle a été utilisée pour améliorer la guérison en assainissant les plaies et en améliorant leur cicatrisation.

Reproduction / Dissémination

Elle est capable de s’autoféconder, mais privilégie la pollinisation par les insectes, ce qui assure la diversité génétique.
Elle s’étend grâce à ses rhizomes ; les graines, grâce à leurs poils crochus, s’accrochent au plumage et au pelage des animaux, ce qui leur permet d’être disséminées sur de grandes distances. Ce mode de dissémination se nomme l’épizoochorie.

Réseau trophique

Il s’agit, comme toutes les plantes, d’un producteur primaire dans la chaine alimentaire, produisant la matière organique mais aussi l’oxygène nécessaire aux organismes consommateurs grâce à la photosynthèse.
Quelques espèces d’insectes vivent directement à ses dépens.

Espèces semblables

• La Circée des Alpes (Circaea alpina) est plus petite (de 5 à 20cm de haut), ses fleurs sont également plus petites (deux fois plus petites), à pédicelle munis de petites bractées (mais qui disparaissent rapidement après la floraison), les grappes florales sont plus condensées et les fleurs regroupées vers le sommet, le limbe de ses feuilles est nettement cordé, fortement denté, le stigmate est en massue (parfois légèrement échancré).
• La Circée intermédiaire (Circacea intermedia) est un hybride entre Circaea alpina et Circaea lutetiana. Elle possède comme C. alpina de petites bractées éphémères à la base des pédicelles floraux et ses feuilles sont nettement dentées, souvent cordées. Les capsules sont presque toutes avortées.

Sources

• Flora Gallica, Biotope éditions
• Plantes de Montagne, Biotope éditions
• Guide des fleurs sauvages, Delachaux et Niestlé
Découvertes mycologiques
Étude des circées (Circaea – Onagraceae) de l’Herbier de l’Université de Strasbourg
FLOREALPES
Tela Botanica
Malorefc
Wikipédia
ANAB Association Nature Alsace Bossue
CNB-BW – Des activités pour découvrir la nature toute proche
Botanique à de Saint-Rémy-la-Varenne
Zoom Nature | Chroniques Nature & Sciences
Plant Parasites of Europe
INPN
GBIF

2021

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