
Linnaeus, 1753
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Cette plante est très polymorphe. Elle possède une inflorescence globuleuse à fleurs rouges, jaunes ou blanches. Le calice très renflé et velu est une bonne aide à sa détermination
Famille : Fabaceae
Difficulté de détermination

Statut de conservation

Préoccupation mineure à l’échelle nationale
Identification
• tiges couchées ou ascendantes
• inflorescences en tête dense, à fleurs rougeâtres, blanches ou jaunes
• étendard dépassant peu les ailes
• calice renflé en vessie et velu
• bractées foliacées
• feuilles divisées en 3 à 11 folioles inégales
• feuilles basales pouvant être entières
• le fruit est une petite gousse ovale et glabre contenant 1 à 2 graines, renfermée dans le calice
Il existe plusieurs sous-espèces :
• subsp. alpestris : feuilles basales à 1-7 folioles rudimentaires ou manquantes, la terminale beaucoup plus grande que les subterminales, présence de rejets stériles, fleurs jaunes, blanchâtres ou rouges. Alpes, Pyrénées, Jura, de 1200m à 2800m. Cette sous-espèce aurait été divisée en plusieurs sous-espèces en fonction de la couleur des fleurs : les Pyrénéennes à fleurs roses seraient des subsp. boscii
• subsp. forondae : feuilles basales à 5-11 folioles, la terminale pas beaucoup plus grosse que les subterminales, fleurs assez grosses pouvant être blanchâtres, roses ou jaunes, présence de rejets stériles. Est des Pyrénées, Provence de 100 à 1800m.
• subsp. guyotii : fleurs petites et nombreuses dans les inflorescences, de couleur blanchâtre à rougeâtre, calice à petites dents rougeâtres, pousse entre 1200 et 2600m dans les Alpes
• subsp. rubriflora : feuilles basales à 1-7 folioles, la terminale beaucoup plus grande que les subterminales, pas de rejets stériles, fleurs rougeâtres, rarement jaunes. Midi, Corse de 0 à 800m
• subsp. vulneraria : feuilles basales à 1-7 folioles, la terminale beaucoup plus grande que les subterminales, présence de rejets stériles. Dispersée en France continentale de 0 à 800m, jusqu’à 1800m en milieux artificialisés
• subsp. vulnerarioides : feuilles basales à 5-11 folioles, la terminale pas beaucoup plus grosse que les subterminales, plante à nombreux poils longs et étalés, fleurs petites et blanchâtres, présence de rejets stériles. Alpes internes, Pyrénées orientales, Corse, de 1200 à 2600m
Autres noms
Anthyllis vulnéraire, Trèfle des sables, Vulnéraire, Thé des Alpes
Étymologie
• Anthyllis vient du grec “anthos” qui signifie “fleur” et “ioulos” qui signifie “duvet”, en référence à la pubescence du calice
• Vulneraria vient du latin “vulnus” qui signifie “blessure”, car la plante était utilisée comme cicatrisant
Type végétatif
Vivace ou annuelle
Sexualité
Hermaphrodite
Taille
10 à 40cm de haut pour la plante, 10 à 40mm de long pour une fleur
Habitat
Coteaux et pelouses sèches, de 0 à 3000m
Répartition géographique

Floraison

Êtres vivants associés
• Coléoptère Apionidae : Catapion vulnerariae
• Coléoptère Chrysomelidae : Bruchidius poupillieri
• Coléoptère Curculionidae : Hypera melancholica, Hypera venusta, Sciaphobus scitulus
• Diptère Agromyzidae : Liriomyza bryoniae, Liriomyza congesta, Melanagromyza submetallescens, Phytoliriomyza variegata, Phytomyza brischkei
• Diptère Drosophilidae : Scaptomyza flava, Scaptomyza graminum
• Hétéroptère Miridae : Adelphocoris seticornis, Hadrodemus m-flavum, Halticus major, Phytocoris exoletus, Phytocoris incanus, Phytocoris ustulatus
• Homoptère Aphididae : Acyrthosiphon loti, Aphis craccivora, Aphis klimeschi, Aphis loti, Therioaphis litoralis
• Homoptère Asterolecaniidae : Planchonia arabidis
• Homoptère Psyllidae : Cyamophila prohaskai
• Lépidoptère Coleophoridae : Coleophora nubivagella, Coleophora semicinerea, Coleophora vulnerariae
• Lépidoptère Gelechiidae : Aproaerema anthyllidella
• Lépidoptère Lycaenidae : Callophrys rubi, Cupido minimus, Plebejus idas, Polyommatus dorylas, Polyommatus golgus, Polyommatus nivescens, Tomares ballus
• Lépidoptère Noctuidae : Euxoa decora, Lacanobia aliena
• Lépidoptère Psychidae : Apterona helicoidella
• Lépidoptère Pyralidae : Pima boisduvaliella
• Lépidoptère Scythrididae : Scythris siccella
• Lépidoptère Sesiidae : Bembecia hymenopteriformis, Bembecia iberica, Bembecia ichneumoniformis, Bembecia scopigera
• Lépidoptère Tortricidae : Periclepsis cinctana
• Lépidoptère Zygaenidae : Zygaena carniolica, Zygaena exulans
• Thysanoptère Aeolothripidae : Aeolothrips intermedius
• Thysanoptère Phlaeothripidae : Haplothrips niger
• Thysanoptère Thripidae : Frankliniella intonsa, Neohydatothrips abnormis, Odontothrips biuncus, Odontothrips ignobilis, Taeniothrips picipes, Thrips atratus, Thrips montanus, Thrips praetermissus, Thrips tabaci, Thrips validus, Thrips vulgatissimus
• Nématode : Ditylenchus dipsaci
• Champignons : Cercospora radiata, Colletotrichum dematium, Erysiphe trifoliorum, Helminthosporium anthyllidis, Mycosphaerella vulnerariae, Phyllosticta anthyllidis, Septoria anthyllidis, Septoria anthyllidicola, Synchytrium alpicola, Synchytrium aureum, Uromyces anthyllidis
Reproduction / Dissémination
Elle est pollinisée par les insectes et ses graines sont dispersées par le vent
Espèces semblables
La forme à fleurs roses présentée ici est assez caractéristique. Anthyllis montana lui ressemble mais ses feuilles ont plus de 7 folioles serrées et de taille égale, elles sont recouvertes ainsi que la tige de soies duveteuses
Sources
• INPN
• GBIF
• FLOREALPES
• Tela Botanica
• Infoflora.ch
• Plant Parasites of Europe
• Dictionnaire étymologie de la flore française, A. GENTIL











