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Stellaire commune (Stellaria media)

(L.) Vill., 1789

Cette espèce a un sosie récemment découvert en France, distinguable uniquement en examinant les graines (voir paragraphe plus bas). Les deux espèces peuvent donc figurer sur cette page. Leurs graines sont très appréciées des oiseaux !

Famille : Caryophyllaceae

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Préoccupation mineure à l’échelle nationale

Identification

• tiges diffuses, couchées ou ascendantes
• tige arrondie à ligne de poils alternant d’un côté à l’autre à chaque nœud
inflorescence en cyme terminale lâche
• petites fleurs blanches
• pétales échancrés jusqu’à leur base
• pétales plus courts ou égalant les sépales
• 3 styles
• de 3 à 8 étamines, mais généralement moins de 5, rarement 10
calice velu, à 5 sépales
bractées herbacées
• feuilles ovales, pointues au sommet, pétiolées
• le fruit est une capsule ovoïde, dépassant peu le calice
• graines entre 0,8 et 1,2mm de diamètre, recouvertes sur la crête de tubercules arrondis ou aplatis

Autres noms

Mouron des oiseaux, Morgeline

Étymologie

• Stellaria vient du latin “Stella = étoile”, en référence à la forme des fleurs.
Media vient du latin “medius = qui est au milieu, central, intermédiaire”, sa taille étant intermédiaire entre celle de Stellaria neglecta et celle de Stellaria pallida.

Type végétatif / Sexualité

Annuel, bisannuel ou pérennante/ Hermaphrodite

Taille

Plante : 10 à 50cm
Corolle : 5 à 8mm

Habitat

Friches, cultures, lisières, de 0 à 2500m

Répartition géographique

Toute la France
Espèce cosmopolite, originaire d’Eurasie et d’Afrique du nord, introduite ailleurs
Carte GBIF

Période d’observation

Reproduction / Dissémination

Elle est pollinisée par les insectes et ses plantes tombent au pied de la plante mère où elles germeront.

Êtres vivants associés

Acarien Eriophyidae : Cecidophyopsis atrichus
Coléoptère Carabidae : Acupalpus meridianus, Amara aenea, Amara anthobia, Amara apricaria, Amara aulican, Amara bifrons, Amara consularis, Amara convexior, Amara convexiuscula, Amara eurynota, Amara familiaris, Amara ingenua, Amara littorea, Amara montivaga, Amara ovata, Amara sabulosa, Amara similata, Amara spreta, Anisodactylus signatus, Calathus fuscipes, Harpalus affinis, Harpalus atratus, Harpalus distinguendus, Harpalus griseus, Harpalus honestus, Harpalus luteicornis, Harpalus rubripes, Harpalus rufipes, Harpalus signaticornis, Harpalus subcylindricus, Ophonus azureus, Parophonus maculicornis, Pterostichus melanarius, Stenolophus teutonus, Trechus quadristriatus, Zabrus tenebrioides
Coléoptère Chrysomelidae : Cassida flaveola, Cassida nobilis
Coléoptère Curculionidae : Hypera arator, Hypera diversipunctata
Diptère Agromyzidae : Amauromyza flavifrons, Liriomyza bryoniae, Ophiomyia melandricaulis
Diptère Anthomyiidae : Pegomya flavifrons
Diptère Cecidomyiidae : Macrolabis stellariae
Diptère Drosophilidae : Scaptomyza graminum, Scaptomyza griseola
Hétéroptère Lygaeidae : Nysius huttoni, Stygnocoris fuligineus, Stygnocoris rusticus
Homoptère Aphididae : Aphis fabae, Aulacorthum circumflexum, Aulacorthum solani, Brachycaudus helichrysi, Macrosiphum euphorbiae, Myzus ascalonicus, Myzus certus, Myzus cymbalariae, Myzus ornatus
Homoptère Triozidae : Bactericera tremblayi
Hyménoptère Tenthredinidae : Dulophanes morio
Lépidoptère Coleophoridae : Coleophora lithargyrinella, Coleophora solitariella, Coleophora striatipennella
Lépidoptère Gelechiidae : Caryocolum junctella, Caryocolum kroesmanniella, Caryocolum proxima, Caryocolum tricolorella, Caryocolum vicinella
Lépidoptère Geometridae : Euphyia unangulata, Martania taeniata, Xanthorhoe spadicearia
Lépidoptère Noctuidae : Actebia praecox, Agrotis cinerea, Ammoconia caecimacula, Calamia tridens, Caradrina clavipalpis, Charanyca ferruginea, Diarsia rubi, Ochropleura plecta, Polymixis serpentina, Standfussiana lucernea, Xestia c-nigrum, Xestia xanthographa
Lépidoptère Tortricidae : Cnephasia lineata
Thysanoptères Aeolothripidae : Aeolothrips albicinctus, Aeolothrips intermedius, Aeolothrips melaleucus, Aeolothrips versicolor
Thysanoptère Phlaeothripidae : Cephalothrips monilicornis, Haplothrips acanthoscelis, Haplothrips aculeatus, Haplothrips hukkineni, Haplothrips kurdjumovi, Haplothrips leucanthemi, Haplothrips minutus, Haplothrips subtilissimus, Haplothrips tritici
Thysanoptère Thripidae : Anaphothrips obscurus, Aptinothrips elegans, Aptinothrips rufus, Aptinothrips stylifer, Baliothrips dispar, Bolacothrips jordani, Chirothrips aculeatus, Chirothrips manicatus, Dendrothrips degeeri, Dendrothrips saltatrix, Dictyothrips betae, Frankliniella intonsa, Frankliniella occidentalis, Kakothrips robustus, Limothrips consimilis, Limothrips denticornis, Mycterothrips albidicornis, Oxythrips ulmifoliorum, Scolothrips longicornis, Sericothrips bicornis, Taeniothrips inconsequens, Thrips angusticeps, Thrips atratus, Thrips discolor, Thrips flavus, Thrips fuscipennis, Thrips major, Thrips minutissimus, Thrips nigropilosus, Thrips physapus, Thrips tabaci, Tmetothrips subapterus
Isopode Armadillidiidae : Armadillidium vulgare
Nématode : Ditylenchus dipsaci, Meloidogyne hapla
Plante Orobanchaceae : Phelipanche mutelii
Champignon : Apiocarpella anisomera, Thecaphora alsinearum, Microbotryum stellariae, Mycosphaerella isariphora, Ramularia episphaeria, Septoria stellariae, Peronospora alsinearum, Puccinia arenariae, Puccinia isiacae, Melampsorella elatina, Synchytrium stellariae

Risques de confusions

• La Stellaire rudérale (Stellaria ruderalis) est une plante récemment découverte en France. Elle est extrêmement similaire à S. media. La seule façon de distinguer les deux espèces est d’examiner les tubercules sur la crête des graines mûres : arrondis et pas plus hauts que larges pour S. media, pointus et au moins aussi hauts que larges pour S. ruderalis.
• La Stellaire négligée (Stellaria neglecta) a des fleurs possédant majoritairement 10 étamines (rarement 8). C’est une plante un peu plus grande, à pétales égalant ou dépassant les sépales, à graines plus grandes (plus de 1,2mm de diamètre) et recouvertes sur la crête de tubercules coniques. Elle pousse dans les pelouses fraiches et humides, près des sources et dans les zones marécageuses.
• La Stellaire pâle (Stellaria pallida) ne possède pas de pétales, ou alors très rudimentaires (moins d’1mm), n’a que 3 étamines (rarement 1 ou 4) et sa coloration générale est plutôt verdâtre pâle.
• La Stellaire des bois (Stellaria nemorum) a les pétales nettement plus longs que les sépales.
• La Stellaire des marais (Stellaria alsine) a une tige quadrangulaire et glabre. Ses sépales sont très pointus.
• Le genre Cerastium a le fruit allongé dépassant longuement les sépales et la plupart des espèces possèdent 5 styles, sauf le Céraiste à 3 styles (Cerastium cerastoides) et le Céraiste douteux (Dichodon viscidum = Cerastium dubium) dont les pétales sont moins profondément échancrés (sur moins de la moitié de leur longueur).

Sources

• Etymologia Botanica, Biotope éditions
FLOREALPES
Plants of the World Online | Kew Science
Tela Botanica
Infoflora
Maflorefc
Identification assistée par ordinateur (IAO)
FLSVY et d’ailleurs
Plant Parasites of Europe

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