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Gymnosporangium cornutum / Gymnosporangium torminali-juniperini

(Pers.) Arthur, 1910 / E.Fisch., 1910

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Cette rouille a besoin de deux hôtes pour assurer son cycle biologique : un sorbier et un genévrier

Famille : Pucciniaceae

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué

Identification

Sur genévrier
• télies de 1 à 4mm, concaves, brunes puis oranges sur les jeunes branches vertes de genévrier (G. cornurtum)
• télies semi-globuleuses, jusqu’à 2 mm de haut, sur les aiguilles, brun clair à l’état sec (G. torminali-juniperini)

Sur sorbier
• écidies jaunes formant des cornes brunes à la face inférieure des feuilles
• la face supérieure des feuilles présente des taches jaunes concaves

Au stade infestant les Sorbus, ces deux espèces ne peuvent être séparées avec certitude qu’en mesurant les écidiospores

Étymologie

• Gymnosporangium vient du grec “gumnós = nu” et sporangium qui vient lui aussi du grec “sporá = graine” et “angeîon = récipient”
• Cornutum vient du latin “cornu= corne”, en référence aux “cornes” des écidies
• Torminali-juniperini fait référence aux hôtes Sorbus torminalis et Juniperus

Répartition géographique

Il y a peu d’observations de Gymnosporangium torminali-juniperini (peut-être est-elle confondue avec G. cornutum ?).
G. cornutum est largement répartie en Europe du nord, en Écosse, moins abondante en Europe centrale et du sud où elle est présente en montagne. Répartie aussi en Amérique du nord.
Cartes INPN et GBIF

Période d’observation

De juillet à septembre sur Sorbus, d’octobre à juin sur Juniperus

Hôtes

• Les sorbiers : Sorbus aucuparia, Sorbus chamaemespilus, Sorbus domestica, Sorbus hybrida, Sorbus intermedia, Sorbus latifolia, Sorbus mougeotii, Sorbus umbellata, Sorbus torminalis
• Les genévriers : Juniperus communis, Juniperus rigida

Biologie

Ces rouilles sont hétéroxènes. Elles ont besoin pour se développer d’un sorbier et d’un genévrier. Le mycélium issu des téliospores envahi les feuilles de sorbier. Après fécondation et fructification, des écidies se forment libérant des écidiospores. Ces écidiospores, transportées par le vent, les insectes… vont contaminer les rameaux de genévriers puis développer des télies qui passeront l’hiver. Au printemps, les télies produisent des téliospores qui vont contaminer un sorbier, et le cycle recommence.

Parasite

• Champignon : Tuberculina persicina (hyperparasite de G. cornutum)

Espèces semblables

Stade sur Sorbus
• Gymnosporangium clavariiforme a des écidies qui forment des cornes plus courtes, s’effilochant à leur extrémité. On le trouve sur de nombreuses espèces de Rosaceae

Sources

• Insectes ravageurs et maladies des arbres et arbustes d’Europe, NAP éditions
• Les Champignons d’Europe tempérée volume 2, Biotope éditions
• Plant Parasites of Europe
• Clé des galles sur Sorbus
• Société Mycologique du Nord de la France
• CEMA-mycologie
• INPN

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