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Oligolophus tridens

Publié le 18 janvier 2023

Dernière mise à jour il y a 2 semaines

C.L.Koch, 1836

Ce petit opilion discret possède une selle rectangulaire et un petit trident pointant vers le haut en avant des yeux

Ordre : Opiliones
Sous-ordre : Eupnoi
Infra-ordre :
Super famille : Phalangioidea
Famille : Phalangiidae
Sous-famille : Oligolophinae
Tribu :
Genre : Oligolophus
Espèce : Oligolophus tridens

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué

Identification

Oligolophus tridens est un petit opilion au corps ovale de couleur générale brun assez clair. Ses pattes sont relativement courtes et anguleuses, la seconde paire plus longue que les autres. Il possède une selle rectangulaire, profondément étranglée en arrière des yeux, tronquée à l’apex et terminée en deux demi cercles légèrement bombés. La selle peut être sombre ou concolore au corps. Il possède un petit trident pointant vers le haut en avant des yeux. Les dents du trident sont petites, rapprochées les unes des autres, de longueur égale ou avec celle du centre plus longue. Il n’y a pas d’épines entre l’ocularium et le trident (parfois seulement de très petites épines). Les yeux sont parallèles, convergent en leur centre en vue de dessus, souvent avec un net cercle oculaire blanc. Les épines de l’ocularium sont petites. Il n’a pas de denticules sous le fémur des palpes, seulement des poils et de petites épines.
Le dimorphisme sexuel est faible. Les mâles ont un abdomen plus allongé et plus pointu à l’apex que celui des femelles, ces dernières un peu plus grandes que les mâles.

Étymologie

• « Oligo » signifie en grec « peu abondant, en petit nombre » et « lophus » vient du grec « lophos » qui signifie « crête, aigrette, crinière ». Peut-être en rapport aux épines de l’ocularium qui sont assez petites, ou au petit trident ?
• « Tridens » signifie en latin « à 3 dents », surement en référence au trident que possède l’espèce, même si ce dernier est très petit.

Taille

3,4 à 5,5 mm

Habitat

Il préfère les milieux plutôt humides. On peut le rencontrer surtout dans les forêts en particulier de feuillus, mais aussi dans diverses broussailles, dans les parcs et les jardins, les marécages… Sous les pierres et le bois, dans la végétation, dans la litière du sol, jusqu’à 1700m d’altitude dans les Alpes.

Répartition géographique

Introduit en Amérique du nord

Comportement

Cette espèce est discrète, son activité est principalement nocturne. Lorsqu’il est dérangé, O. tridens compte sur sa robe cryptique et se fige jusqu’à ce que le danger soit passé.

Période d’observation

Juvéniles d’avril à septembre, adultes de juillet à décembre

Hivernation

Œufs

Oeufs

Ils sont pondus au sol en fin d’été et en automne

Réseau trophique

Avec son régime alimentaire de prédateur, il participe à la régulation des populations de certains petits arthropodes (notamment des pucerons). Mais ce n’est pas tout, car en plus d ‘être prédateur, il est charognard. Il participe donc à la transformation de la matière organique en humus.
Il peut servir de proie à de nombreux autres êtres vivants, comme certains autres arthropodes, les oiseaux, les amphibiens et les reptiles, les musaraignes et les hérissons

Régime

Il se nourrit surtout de petits invertébrés (collemboles, pucerons, coléoptères, mouches, cloportes, araignées, escargots) mais aussi de cadavres et de matières végétales, y compris des graines et des fruits trop mûrs.
Une étude a prouvé qu’il peut réduire significativement les populations de pucerons.
Une autre, qu’il est capable de disperser les graines de Melampyrum sur une distance de 18m. La raison pour laquelle il déplace ces graines sur une aussi grande distance est inconnue, mais comme elles sont appréciées des fourmis, il est probable que l’opilion fuie ces dernières emmenant son repas avec lui.

Espèces semblables

Certains opilions possèdent le même type de selle :
Oligolophus hanseni peut parfois être difficile à séparer d’O. tridens. Les tubercules du trident sont toujours plus clairs que la zone où ils sont implantés, alors que chez O. tridens ils peuvent être plus clairs ou concolores à cette zone. Le trident est souvent accompagné d’épines supplémentaires sur le côté et/ou derrière lui, ce qui n’est pas le cas chez O. tridens (qui peut parfois posséder de très petits tubercules en arrière du trident). Les épines de l’ocularium peuvent être blanches mais ne forment pas de net cercle oculaire blanc comme c’est souvent le cas chez O. tridens. Vu de dessus, les yeux semblent converger vers l’avant. La robe est souvent plus foncée, avec des pattes plus fortement annelées (attention car ces critères peuvent varier). La selle possède souvent une excroissance centrale carrée à l’apex et peut être bordée de taches blanches (ce qui n’arrive pas chez O. tridens).
Lacinius ephippiatus peut être très semblable. Il possède des denticules sous le fémur des palpes (plus gros que les épines de O. tridens) et des épines entre l’ocularium et le trident. Ce dernier a les 3 dents plus largement espacées entre elles. Les épines de l’ocularium sont plus développées.
• Le genre Odiellus a un trident plus robuste et dirigé en avant (c’est surtout Odiellus spinosus qui peut ressembler à O. tridens).
Lophopilio palpinalis peut lui ressembler mais les épines de son ocularium sont plus développées, son trident est dirigé un peu plus en avant et ses pattes sont un peu plus courtes.
Rilaena triangularis peut avoir une selle un peu similaire mais il ne possède pas de trident et ses yeux sont plus espacés.

Sources

Le Monde des insectes
FSC Harvestmen Identikit
Les araignées de Belgique et de France
Microcosm studies on control of aphids by generalist arthropod predators: Effects of alternative prey
Roles of species-preferential seed dispersal by ants and endozoochory in Melampyrum (Orobanchaceae)
Wikipedia
Spider Recording Scheme
Wiki der Arachnologischen Gesellschaft e. V.
Insektarium
SLU Artdatabanken
Natura Bohemica
Naturbasen
Le Blog du Père Magraine – La bibliothèque des écosystèmes cultivés !
INPN
GBIF

2021

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