Aller au contenu

Nemastoma lugubre

Publié le 22 décembre 2022

Dernière mise à jour il y a 4 semaines

Müller, 1776

Ce petit opilion passe facilement inaperçu. On le rencontre dans la litière des forêts humides.

Ordre : Opiliones
Sous-ordre : Dyspnoi
Infra-ordre :
Super famille : Troguloidea
Famille : Nemastomatidae
Sous-famille : Nemastomatinae
Tribu :
Genre : Nemastoma
Espèce : Nemastoma lugubre

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué

Identification

Nemastoma lugubre est un petit opilion au corps noir mat et granuleux. Il possède sur le dessus deux taches blanches rectangulaires pouvant être légèrement indentées sur les côtés, rarement manquantes, parfois reliées entre elles formant un fer à cheval. Ses pattes sont courtes, la seconde paire plus longue que les autres. Ses yeux sont très petits.
• Le mâle possède une apophyse sur les chélicères (cette dernière sans petite dent interne) et le tibia des palpes est courbe, formant une petite bosse à la base.
• La femelle ne possèdent pas d’apophyse sur les chélicères et le tibia des palpes est droit, sans bosse.
• Les juvéniles sont bruns, sans taches blanches.

Étymologie

• « Nemastoma » vient du grec « nema » qui signifie « fil » et « stoma » qui signifie « bouche », en référence aux pédipalpes fins et allongés.
• « Lugubre » vient du latin « lugubris » qui signifie « de deuil, sinistre, triste, plaintif », probablement en lien avec sa teinte d’un noir mat.

Taille

1,6 à 1,8 mm pour les mâles, 2,1 à 2,7 mm pour les femelles

Habitat

Surtout dans les forêts de feuillus et mixtes humides, mais aussi parfois sur les terrains ouverts ombragés à fort taux d’humidité, jusqu’à 1800m. On peut le trouver dans la litière, la mousse, sous le bois mort et les pierres.

Répartition géographique

Originaire d’Europe, introduit aux Etats-Unis

Comportement

Son activité est surtout nocturne. Dérangé, il replie ses pattes sur son corps et reste immobile, avant de partir à toute allure se réfugier dans une anfractuosité.

Période d’observation

Hivernation

Œufs et adultes

Réseau trophique

Il est une proie pour beaucoup d’autres animaux, comme les oiseaux, amphibiens, les petits mammifères (musaraignes) et les invertébrés plus gros.
De par son régime, il exerce une pression sur certains micro-invertébrés qui autrement pourraient devenir plus nombreux, comme par exemple certains acariens s’attaquant aux plantes.

Régime

Petits invertébrés.

Espèces semblables

Nemastoma bimaculata est très semblable. On peut l’éliminer en observant plusieurs critères : l’indentation du bord externe de la tache blanche qui est plus profonde (indentation pouvant être totalement absente chez lugubre), cette tache étant souvent plus crème que blanche. Le dessus de son corps est moins fortement granuleux. Les mâles possèdent une dent interne sur l’apophyse des chélicères, visible de dessus.
Paranemastoma quadripunctatum est plus grand (jusqu’à 4 mm), il possède deux petites taches blanches supplémentaires vers l’apex de l’abdomen, sur le dessus vers l’arrière se trouve une double rangée de petites bosses et ses pédipalpes sont jaunâtres.
• Les rares individus sans taches blanches peuvent être confondus avec Nemastoma dentigerum et Nemastoma triste (absent de France mais présent en Allemagne, Belgique et Italie pour ne citer que les pays limitrophes).

Sources

Le Monde des insectes
INPN
Les araignées de Belgique et de France
Nemastoma lugubre (O. F. Müller) (Arachnida, Opiliones): First record of var. Unicolor Roewer in Britain: Annals and Magazine of Natural History: Vol 6, No 61
Insectarium
Janvanduinen.nl
SLU Artdatabanken
Natura Bohemica
Natur in NRW – Axel Steiner
Le Blog du Père Magraine
GBIF

2021

Laisser un commentaire