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Hydrophoria lancifer/Hydrophoria diabata

Harris, 1780 / Pandellé, 1899

Ces deux espèces sont très similaires et ne peuvent être différenciées qu’en examinant les genitalias des mâles. Leurs larves se développent dans les excréments.

Ordre : Diptera
Sous-ordre : Brachycera
Infra-ordre : Muscomorpha
Super famille : Muscoidea
Famille : Anthomyiidae
Sous-famille : Anthomyiinae
Tribu : Hydrophoriini
Genre Hydrophoria
Espèce 

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Non évalué

Identification

• coloration générale gris brunâtre
• bandes noires sur le thorax, interrompues au niveau de la suture
• base des ailes jaunie
• arista plumeuse
• setules entre les soies AC
• setules sur le disque du scutellum
• soie préalaire au moins aussi longue que la soie notopleurale postérieure
• cuilleron inférieur développé, dépassant le cuilleron supérieur
• pattes noires, tibias brunâtres à jaunâtres
• deux soies postéro dorsales sur le tibia 3
• deux soies antéroventrales sur le tibia 3
• une soie subapicale sur le fémur 2

Le mâle a les yeux très rapprochés
La femelle a les yeux largement espacés

Ces deux espèces sont très semblables et ne peuvent être différenciées qu’en examinant l’épandrium des mâles. Chez H. diabata, il est en vue de profil plus long que haut, et ses côtés sont distinctement brillants, alors que chez H. lancifer il est plus court et à peine brillant sur les côtés

Taille

4 à 11mm

Habitat

Bocage, lisières de bois

Répartition géographique

Hydrophoria lancifer est originaire d’Europe et a été introduite aux Etats-Unis en 1920.
Je ne trouve pas d’informations au sujet d’Hydrophoria diabata mais elle serait présente en France.
Le carte est donc réalisée pour H. lancifer, et est probablement incomplète par manque de données.

Période d’observation

Biologie

La larve se développe dans les excréments

Espèces semblables

Hydrophoria linogrisea a les fémurs 2 et 3 jaunes
Hydrophoria ruralis et Hydrophoria sylvicola possèdent une bande transversale noire à la base des tergites. Chez ces deux espèces, la soie préalaire est plus courte que la soie notopleurale postérieure
• A priori (car il n’y a pas beaucoup de documentation sur cette famille), le seul autre genre d’Anthomyiidae à posséder l’arista plumeuse est le genre Hylemya. Chez ce dernier, le disque du scutellum ne possède pas de setules, ni la zone entre les soies AC et le cuilleron inférieur est moins développé. La base de leurs ailes semble moins largement ambrée (observation personnelle qui n’est peut être pas toujours valable).
• En faisant cette fiche, j’apprends l’existence de Zaphne divisa, qui a l’arista plumeuse, mais ses cuillerons sont blanchâtres et non jaunes, et sur la plupart des photos que j’ai pu voir de cette espèce (mais pas toutes) les mouches étaient plutôt noires. Cela ne semble pas être le cas des femelles. Cette espèce possède aussi quelques petites soies juste derrière la soie notopleurale postérieure (pas facile à voir sur une photo d’un animal vivant). Sa soie préalaire est plus courte que la soie notopleurale postérieure. Elle ne possède pas de soie préapicale sur le fémur 2.
• J’apprends également en cours de route l’existence de Pegoplata annulata qui serait assez similaire. Chez cette espèce, les cuillerons sont un peu plus blanchâtres (mais pas la base des ailes), elle ne possède qu’une soie antéroventrale sur le tibia 3 et ses genoux seraient jaunes, en particulier sur la patte 1.

Sources

Le Monde des insectes
BugGuide.Net
Commanster.eu
Welcome to our Garden Safari
Insectarium
Diptera.info
INPN
GBIF

2022

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