Aller au contenu

Grande consoude (Symphytum officinale)

Linnaeus, 1753

Cette grande plante était utilisée autrefois pour cicatriser les plaies et soigner les os cassés

Famille : Boraginaceae

Difficulté de détermination

Statut de conservation

Préoccupation mineure à l’échelle nationale et européenne

Identification

• plante couverte de poils raides
• tige robuste et ailée
inflorescences axillaires en cymes unipares scorpioïdes
• fleurs de coloration variable, blanche, jaune, rosée, purpurine ou lilas
• fleurs tubulaires ou en entonnoir, à 5 petits lobes recourbés
• 5 écailles triangulaires dans la gorge de la corolle
• long style
calice à lobes lancéolés
• feuilles ovales lancéolées, alternes
• feuilles pédonculées longuement décurrentes
• le fruit est un schizocarpe à 4 parties

Autres noms

Consoude officinale

Étymologie

• Symphytum vient du grec “symphyeïn = consolider, souder”, car elle était utilisée pour aider à la cicatrisation des plaies et pour guérir les os cassés.
Officinale vient du latin “officina = officine”, car elle était vendue en pharmacie en raison de ses propriétés médicinales.
• Consoude vient du latin “consolidare = consolider”, même référence que pour le nom de genre scientifique

Type végétatif / Sexualité

Vivace / Hermaphrodite

Taille

Plante : 30 à 120cm de haut
Fleur : 12 à 20mm de long

Habitat

Prairies, fossés et bords de chemins, surtout sur sol humide, de 0 à 1600m

Répartition géographique

Presque toute la France sauf la Corse
Originaire d’Europe centrale et méridionale et de Sibérie occidentale, introduite en Europe du nord, Amérique du nord et du sud ainsi que dans l’est de l’Asie
Cartes INPN et GBIF

Période d’observation

Êtres vivants associés

Coléoptère Chrysomelidae : Longitarsus aeneicollis, Longitarsus fuscoaeneus, Longitarsus lateripunctatus, Longitarsus linnaei, Longitarsus nasturtii, Longitarsus succineus, Longitarsus monticola, Longitarsus curtus, Longitarsus exsoletus, Longitarsus symphyti, Longitarsus noricus, Longitarsus pulmonariae, Longitarsus anchusae
Coléoptère Curculionidae : Mogulones sahini, Mogulones asperifoliarum, Mogulones abbreviatulus, Mogulones raphani
Coléoptère Nitidulidae : Boragogethes symphyti
Diptère Agromyzidae : Melanagromyza symphyti, Agromyza abiens, Agromyza ferruginosa, Agromyza myosotidis, Phytomyza medicaginis, Phytomyza pulmonariae
Diptère Anthomyzidae : Paranthomyza nitida
Diptère Cecidomyiidae : Lestodiplosis vorax, Contarinia symphyti, Dasineura symphyti, Dasineura foliumcrispans
Diptère Sciaridae : Phytosciara macrotricha
Hétéroptère Tingidae : Dictyla echii, Dictyla humuli
Homoptère Aphididae : Brachycaudus helichrysi, Aphis symphyti, Brachycaudus cardui, Brachycaudus mordvilkoi
Homoptère Cicadellidae : Empoasca decipiens
Hyménoptère Tenthredinidae : Tenthredo procera
Lépidoptère Coleophoridae : Coleophora pennella, Coleophora pulmonariella
Lépidoptère Erebidae : Phragmatobia fuliginosa
Lépidoptère Gelechiidae : Ethmia dodecea, Ethmia lugubris (?), Ethmia quadrillella
Lépidoptère Gracillariidae : Dialectica imperialella, Dialectica scalariella
Lépidoptère Lasiocampidae : Macrothylacia rubi
Lépidoptère Noctuidae : Ochropleura plecta, Atypha pulmonaris, Euchalcia modestoides
Lépidoptère Tortricidae : Clepsis spectrana, Acleris laterana (?)
Thysanoptère Phlaeothripidae : Haplothrips juncorum
Champignons : Physoderma speciosum, Synchytrium trichophilum, Synchytrium jaapianum, Ascochyta boraginis, Entyloma serotinum, Golovinomyces asperifoliorum, Septoria symphyti, Ramularia calcea, Ramularia tecta, Ramularia cylindroides, Peronospora symphyti, Atrococcus paludinus, Puccinia symphyti-bromorum, Melampsorella symphyti

Espèces semblables

Ce genre n’est pas toujours évident à identifier, et j’ai eu un peu de mal avec celle-ci. Elle a été identifiée sur le forum Champis.net.
En Suède, où je l’ai photographiée, il y a comme autres espèces de ce genre :
Symphytum asperum dont les feuilles ne sont pas décurrentes et moins allongées
Symphytum × uplandicum qui est un croisement entre S. asperum et S. officinale. Il est parfois compliqué de l’éliminer. Ses feuilles médianes et supérieures ne sont pas ou très peu décurrentes sur la tige
Symphytum tuberosum qui a des fleurs jaunes et est plus petite (15 à 40cm)
Symphytum grandiflorum qui possède des stolons, ses fleurs sont apparemment souvent jaune clair et d’après les photos que j’ai vu, sa corolle me parait très longue
Symphytum × hidcotense : là aussi, sur les photos que j’ai pu voir la corolle était bien plus grande et elle possède également des stolons

Sources

INPN
Plants of the World Online
FLOREALPES
Tela Botanica
Maflorefc
Peut-on manger la consoude ?
NatureGate
Cooperative apicole
Plant Parasites of Europe

2 commentaires sur “Grande consoude (Symphytum officinale)”

  1. Bonjour Jessica,

    Cette plante aux merveilleuses qualités est toujours utilisée. J’ai dans la porte de mon réfrigérateur un pot entamé de baume à la grande consoude. Il me soulage lorsque je souffre du genou ou à mon épaule. Il est vendu dans les magasins diététiques.
    Bien cordialement
    Martine

Laisser un commentaire