Hespérie de l’alchémille (Pyrgus serratulae)

Ordre : Lepidoptera
Sous-ordre : Glossata
Infra-ordre : Heteroneura
Super famille : Papilionoidea
Famille : Hesperiidae
Sous-famille : Pyrginae
Tribu : Pyrgini
Genre : Pyrgus
Espèce : Pyrgus serratulae

Identification : L’Hespérie de l’alchémille (Pyrgus serratulae) a la face supérieure des ailes brun sombre à petites taches blanches aux ailes antérieures. Les taches claires du dessus des ailes postérieures sont peu marquées et diffuses. Le dessous des ailes est gris jaune ou gris verdâtre avec une tache ovale blanche isolée près de la côte et une tache centrale rectangulaire.
La femelle possède une suffusion cuivrée sur le dessus des ailes.

Étymologie :
Nom scientifique :
« Pyrgus » vient du Grec « pourgos » qui signifie « tour » (monument), « tourelle érigée sur une muraille » (échauguette), « créneau ». Littéralement « crénelé », probablement en référence aux motifs des franges entrecoupées de noir et de blanc.
« Serratula » est le nom de genre de la Serratule des teinturiers, qui n’est absolument pas la plante hôte de cette hespérie. C’est peut-être le résultat d’une confusion entre espèces du genre Pyrgus. « Serratula » étant un dérivé de « serra » qui signifie « scie », « serratus » voulant dire « en forme de scie », en référence à la forme dentée des feuilles de cette plante.
Nom Français :
Le nom d’Hespérie dérive du nom scientifique du genre Hesperia, créé en 1793 par Johan Christian Fabricius en référence aux Hespérides, nymphes de la mythologie grecque.
L’Alchémille est une plante herbacée de la famille des Rosaceae, même famille que les Potentilles, plante hôte de l’espèce. Wikipedia annonce l’Alchémille comme plante hôte de H. serratulae, mais je ne retrouve cette information nulle part.

Habitat : Prairies et pelouses fleuries, généralement entre 1000 et 2600 m.

Répartition géographique : Répandu en Europe sauf en Scandinavie, au Royaume-Uni, dans les iles méditerranéennes et dans la plus grande partie de l’Italie ainsi que le Portugal et la moitié sud de l’Espagne.

Période de vol : De mai à août.

Plantes hôtes : Potentilles.

Espèces semblables :
Le genre Pyrgus est un genre délicat pour ce qui est de l’identification sur photo. Il faut vérifier un certain nombre de critères pour éliminer telle ou telle espèce, comme la répartition géographique, la période de vol et la taille.
L’Hespérie à bandes jaunes (Pyrgus sidae) ne se rencontre que dans le sud-est de la France. Le dessous de l’aile postérieure est assez caractéristique avec ses 2 bandes orange.
L’Hespérie du carthame (Pyrgus carthami) a le dessous des ailes ocre, avec une bordure blanche continue.
L’Hespérie de Wallengren (Pyrgus andromedae) possède 3 taches blanches alignées près de la base de l’aile.
L’Hespérie obscure (Pyrgus cacaliae) ne vole que dans les Alpes, le contour des taches blanches su dessous est relativement diffus.
L’Hespérie de Rambur (Pyrgus cirsii) a les 2 taches blanches du bas de l’aile souvent fusionnées en tache sinueuse, la tache blanche cellulaire est rectangulaire, elle ne possède pas de nette tache submarginale nette sur le dessous de l’aile postérieure, on la rencontre surtout dans le Midi à partir de mi-juillet jusqu’à 1500m d’altitude.
L’Hespérie de la parcinière (Pyrgus carlinae) ne vole que dans les Alpes. Le dessous de l’aile postérieure est rougeâtre ou jaunâtre.
L’Hespérie faux-tacheté (Pyrgus malvoides) et l’Hespérie de la mauve (Pyrgus malvae) ont les taches blanches de l’aile postérieure généralement marquées.
L’Hespérie rhétique (Pyrgus warrenensis) ne vole que dans les Alpes. Elle lui ressemble beaucoup, bien que généralement plus petite.
L’Hespérie de la malope (Pyrgus onopordi) se rencontre surtout sur le pourtour méditerranéen, la tache blanche de la côte de l’aile postérieure est souvent la plus marquée. La grosse tache blanche centrale du dessous des ailes postérieures s’étend le long des nervures.
L’Hespérie des potentilles (Pyrgus armoricanus) possède un semis d’écailles claires sur la base de l’aile antérieure, les taches blanches de l’aile postérieure sont souvent bien marquées.
L’Hespérie des hélianthèmes (Pyrgus foulquieri) possède des écailles gris clair (mâle) ou dorées (femelle) sur une grande partie de l’aile antérieure. Les taches blanches du dessous de l’aile postérieure sont très nettes. on la trouve en Provence, dans les Alpes du sud, dans les Cévennes et les Pyrénées-Orientales en juillet-août.
Le Plain-chant (Pyrgus alveus) a des taches blanches très nettes sur le dessous des ailes postérieures et une aire postdiscale noire sur le dessous des ailes antérieures.
L’Hespérie de l’herbe-au-vent (Syrichtus proto) vole autour de la méditerranée à partir de mi-juin. Elle possède des taches marginales blanches doublant les points blancs sur les franges. le dessous de ses ailes est jaunâtre clair avec des taches blanches peu nombreuses.
L’Hespérie des sanguisorbes (Spialia sertorius) a les 4 taches blanches de la zone postdiscale alignées (3 alignées et 1 décalée chez Pyrgus).

Sources :
Insecte.org
Les Papillons de jour d’Île-de-France et de l’Oise
Wiktionnary
Wikipedia
Guide photo des papillons d’Europe (guides du naturaliste)
Papillons de France, Tristan Lafranchis
Papillons d’Europe et d’Afrique du nord, Tom Tolman, Richard Lewington.

2020

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s