HYMÉNOPTÈRES (abeilles, guêpes, bourdons et fourmis)

Dernière mise à jour il y a 4 mois par tifaeris

Les hyménoptères comprennent les abeilles, les guêpes, les bourdons et les fourmis.

La tête comporte 2 yeux composés et 3 ocelles disposés en triangle sur le vertex.
Deux antennes sont implantées sur le front plat, entre les 2 yeux. Elles se composent généralement d’un segment basal plus long que les autres, le scape, et du flagelle, formé de nombreux articles (généralement 11 chez le mâle, 10 chez la femelle). Le flagelle est relié au scape par un article très court, le pédicelle.
Sous le front se trouve le clypéus, généralement divisé par un sillon transversal. En dessous, la lèvre supérieure (labre) forme un appendice.
Trois paires de pièces buccales sont situées sous la tête.
La 1ère paire, les mandibules, sont fixées aux joues. Elles sont d’une seule pièce et leur surface masticatrice porte souvent quelques dents. En général, elles n’ont qu’une importance secondaire pour l’alimentation mais sont utilisées pour le ramassage du pollen, le nettoyage des pattes, le malaxage de la cire et la confection du nid.
Les maxilles constituent la 2ème paire et comportent plusieurs parties. Sur le côté externe, elles portent des appendices articulés, les palpes maxillaires.
La 3ème paire est soudée à la lèvre inférieure (labium) et porte aussi à l’extérieur des palpes articulés, les palpes labiaux.
En général, les maxilles et le labium sont assez étroits et plus ou moins allongés. Ils sont le plus souvent accolés et forment un tube lécheur-suceur permettant la prise de nourriture.

Le thorax est composé de 3 segments : le prothorax, le mésothorax et le métathorax.
La grande majorité des hyménoptères présente un fort rétrécissement entre le 1er et le 2ème segment abdominal. Le premier segment de l’abdomen est devenu fonctionnellement une partie du thorax. Il est appelé segment médiaire ou propodéum.
Les ailes antérieures sont fixées de chaque côté du mésonotum. A leur point d’insertion se trouve un petit sclérite squamiforme, la tegula. A la partie postérieure du mésothorax, séparée par une suture transversale, se trouvent le scutellum et, souvent, le postscutellum. En arrière, le métathorax, sur lequel s’articulent les ailes postérieures.

Les 2 paires d’ailes se distinguent nettement par la taille. L’aile antérieure, plus grande, est rabattue en un pli étroit formant une gouttière sur son bord postérieur. C’est sur cette gouttière que vient s’engager une série de petits crochets (hamules) situés sur le bord antérieur de l’aile postérieure, couplant ainsi les 2 ailes lors du vol. La plupart du temps les ailes se séparent au repos et peuvent alors se chevaucher. Mais chez Vespidés, la liaison est maintenue et l’aile antérieure est alors repliée dans le sens de la longueur.
La nervation de l’aile antérieure aide à l’identification. On distingue des nervure longitudinales, portant chacune un nom, et des nervures transversales. Une cellule est une surface entourée de nervures. La nervure du bord antérieur s’appelle la nervure costale. En parallèle et à peine séparée du bord, court la nervure sous-costale. Ces 2 nervures fusionnent et forment le ptérostigma. Entre celui-ci et l’extrémité de l’aile on trouve, au bord, la cellule radiale, bordée à l’arrière par le radius cintré. La nervure longitudinale suivante, en partant de la base, est la nervure médiane. Il en part une nervure transversale oblique vers le bord antérieur de l’aile, la nervure basale. Elle rejoint la subcostale un peu avant le ptérostigma, délimitant ainsi, avec les nervures subcostales et médianes, la cellule médiane. De la nervure basale, une autre nervure longitudinale part vers le bord de l’aile, la nervure cubitale. A l’avant de celle-ci se trouvent les cellules cubitales, et à l’arrière les cellules dicsoïdales. La dernière nervure est la nervure anale, qui vient après la médiane.

Les pattes sont composées de la hanche (coxa), du trochanter, du fémur, du tibia et des tarses. Ces derniers se composent de 5 articles. Le dernier, appelé prétarse, s’achève par 2 griffes entre lesquelles se trouve un coussinet, le pulvillus. Le premier article, appelé métatarse, peut présenter des adaptations particulières.

L’abdomen est divisés en segments. Sur ces segments, on distingue les sclérites dorsaux (tergites) et les sclérites ventraux (sternites). Le dernier sclérite dorsal rétréci vers l’arrière et souvent aplati sur le dessus est appelé aire pygidiale. Chez les Aculéates (Apocrites sauf Térébrants), les femelles présentent la plupart du temps 6 segments abdominaux bien visibles et les mâles 7. A l’intérieur de l’abdomen, les femelles d’Aculéates possèdent un aiguillon relié  une glande à venin utilisé comme moyen de défense et pour anesthésier des proies. Chez certaines fourmis, cet aiguillon peut être réduit.

On rencontre les hyménoptères dans presque tous les types de biotopes terrestres.

Le cycle de vie varie considérablement selon les familles.

Les Hymenoptères (Hymenoptera) sont divisés en 2 sous-ordres : les Symphytes (Symphyta) et les Apocrites (Apocrita).

Symphytes

Les Symphytes  se reconnaissent par l’absence d’étranglement entre le thorax et l’abdomen. A l’extrémité de l’abdomen, les femelles portent un ovipositeur généralement bien visible, formé par les appendices des 8ème et 9ème sternites abdominaux. Aplati latéralement, il a un bord généralement en dent de scie.
Les larves ressemblent aux chenilles de lépidoptères, mais ne possèdent qu’un ocelle de chaque côté de la tête et un nombre plus élevé de fausses pattes abdominales. Elles se développent sur ou à l’intérieur des plantes (souvent sur les feuilles) et ont souvent l’abdomen courbé vers le bas. Les larves à développement endophyte (à l’intérieur des plantes) peuvent avoir les pattes et les yeux très réduits.
Il existe 12 familles.

Liste des familles


Apocrites

Les Apocrites ont un important rétrécissement entre les 1er et 2ème segment abdominaux. L’ovipositeur des femelles n’est pas aplati mais de section circulaire. Les larves sont des vers apodes et sans yeux.

Liste des familles

 

Sources :
Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Les guides du naturalistes
Larousse insectes et araignées

8 commentaires sur “HYMÉNOPTÈRES (abeilles, guêpes, bourdons et fourmis)”

  1. Ceci est plus une question qu’un commentaire .J’ai observé dans mon jardin sur une fleur de spirée rose un bourdon coccinelle .Pas de photos à l’appui car il c’est rapidement envolé .C’était donc à priori un bourdon ,une tête velu orangée mais sur son corps très rond , il y avait comme deux élytres jaunes ,je n’ai pas observé d’ailes ,sur la partie antérieure deux points noirs en relief ,idem sur l’arrière et au centre deux tirets noirs . Je ne trouve pas d’équivalent sur vôtre site ,pouvez vous m’éclairer .L’observation fut si rapide que je n’ai pas plus d’indices . Merci !

  2. J’ai affiné mes recherches ,il s’agissait de la Trichie zonée ,les tâches sur les élytres ne se rejoignaient pas et sa tête était vraiment dorée .Merci pour votre savoir, l’entomo est un domaine si vaste; passionnant ,la nature est toujours étonnante et merveilleuse .Vous pourriez peut-être la faire figurer sur vos pages ;-)cette Trichie ….Je reviendrai vers vous à ma prochaine découverte .
    Bonne soirée

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